Culinopathe - A Flower in da Kitchen

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lundi 21 décembre 2009

Halte au laisser-aller ! ou Petites Saint-jacques à la mandarine dans leur sauce comme un curry

J'avoue, culinairement, ces derniers temps, je fais tout simplement n'importe quoi.
Entre l'hiver qui me rend morose et me donne des envies de comfort food pas light du tout, les journées de boulot interminables qui m'ôtent toute énergie pour cuisiner une fois rentrée à la maison et la période des fêtes qui amène son cortège de repas richissimes en lipides (aaaah le foie gras de Maman ..), c'est franchement pas la joie côté alimentation équilibrée.
Disons que je vis quelques culin-errements (heureusement, j'en perds pas le sens de l'humour, haha).

Et puis, ce soir, alors que je rentrais à la maison avec pour seule idée de m'écrouler sur le canap' en attendant le livreur de pizza, paf, comme ça, sans prévenir, sursaut salvateur, ça va pas être possible ma p'tite dame, on se sort les doigts du fondement et on se met aux fourneaux, bordel (oui, mes diatribes intérieures sont d'une finesse extravagante).
Examen du frigo, congélo, des placards, de la corbeille à fruits.
Résultat : des saint-jacques surgelées (des minis, limite des pétoncles mais y a écrit saint-jacques sur le paquet), des yaourts 0%, des tomates, des échalotes, des mandarines, des tas d'épices et d'herbes, du riz.
Réflexion intense d'au moins .. pfiiou.. 2 minutes, et hop, c'est parti.

Impro totale, et, comme souvent dans ces moments d'inspiration culinopathe soudaine, paf, c'est super bon.

Alors voilà.

Petites Saint-jacques à la Mandarine dans leur sauce comme un curry



Pour une working girl connaissant un soudain regain d'énergie (4 points WW):

- Une quinzaine de petites noix de saint-jacques (divisez par 3 pour des grosses)
- Une échalote
- 2 tomates
- 1cc rase de curry
- Le jus d'1 mandarine
- 1 CS de yaourt 0%
- Coriandre
- sel, poivre
- huile d'olive

Emincer l'échalote et la faire revenir dans un voile d'huile d'olive à feu vif.
Pendant ce temps, couper les tomates en dés. Les ajouter à l'échalote, faire compoter quelques minutes à feu moyen.
Ajouter le curry et un quart de verre d'eau. Saler, bien remuer, couvrir et laisser mijoter à feu doux.

Dans une autre poêle, jeter un autre voile d'huile d'olive et y faire revenir les Saint-jacques à feu vif (si elles étaient surgelées, on aura pris soin de les faire décongeler 10 minutes dans un bol rempli d'1/3 de lait et de 2/3 d'eau puis de bien les égoutter).
Lorsque qu'elles commencent à dorer (au bout d'une petite minute normalement), verser le jus de la mandarine et remuer vivement pour bien napper les noix qui vont rapidement caraméliser.
Poivrer.
Cuire encore 1 minute puis les verser dans la compotée échalotes / tomates / curry.
Ajouter le yaourt, bien remuer, laisser remonter en température.
Dès que la sauce est bien chaude, ajouter la coriandre ciselée hors du feu, mélanger et servir immédiatement.

Avec du riz par exemple (pour moi ce fut du riz gluant auquel j'applique une technique salvatrice : au lieu de le faire tremper 12h dans de l'eau froide, je le mets 1h dans de l'eau chaude, et hop, le tour est joué).

vendredi 28 août 2009

Reprenons en douceur ou Tarte fine aux pommes et mirabelles légèrement salées

Wahoo.
Un peu plus et ça allait bientôt faire un an sans post ici.
Je ne vais pas vous faire la liste des bonnes et mauvaises raisons qui m'ont conduites à délaisser Culinopathe, je ne vais pas non plus promettre une reprise avec un rythme de effrénés de nouvelles recettes, mais j'avoue que ça commençait à sérieusement me manquer, alors, hopla, me voilà.
Pour ce retour, back to the basics, je vais vous parler d'une tarte aux pommes.
Alors attention, pour moi, la tarte aux pommes, c'est un genre de monument.
Quand j'étais gamine, assez régulièrement, mes parents me confiaient à ma grand-mère paternelle.
Chez elle, j'avais 3 passions :
- Jouer avec le bateau pirate Playmobil
- Coudre sur un morceau de tissu en suivant un dessin qu'elle avait préalablement tracé à la craie
- La regarder faire des tartes aux pommes (en fait, avouons le, j'adorais surtout les dévorer)
La tarte aux pommes de ma grand-mère était on ne peut plus simple : Une pâte brisée maison, étalée fine fine fine, des pommes coupées en lamelles fines fines fines et soigneusement disposées en rosace puis saupoudrées d'un voile de sucre. Et basta.
Du coup, j'ai gardé le goût des tartes aux fruits très simples, sans compote ou autre couche de confiture. Simplement le plaisir de la pâte qui croustille et des fruits qui fondent dans la bouche.
Au fil du temps, cependant, j'ai un peu modifié la recette, découvrant que je préférais la pâte feuilletée, le sucre vanillé voire, ô comble de la fantaisie, un soupçon de cannelle en poudre sur les pommes.

Or, il y a quelques temps, lors d'une expédition courses durant laquelle j'avais acheté tout le nécessaire pour me faire une tarte aux pommes, j'ai également fait l'acquisition de mirabelles. Je devais être distraite ou je ne sais quoi lorsque je les ai choisies, car une fois arrivée à la maison, je me suis rendue compte d'une bonne partie d'entre elles étaient franchement mûres et ne survivraient probablement pas à 1 ou 2 jours dans la corbeille à fruits. Qu'à cela ne tienne ! me suis-je dit. Pour une fois, je vais faire une entorse à ma bonne vieille recette de tarte aux pommes.
Et vous savez quoi ?
Je ne l'ai pas regretté une seule minute.
Enfin si, j'ai eu des regrets, mais simplement celui de m'être fait une petite tarte individuelle plutôt qu'une grande pour 6 ;p

Tarte fine aux pommes et mirabelles légèrement salées



Pour une tarte fine individuelle :

- 1 pomme Tentation (ou une Granny si vous aimé le côté un peu acidulé)
- 4 à 6 mirabelles
- 1 cercle de pâte feuilletée d'une 15aine de centimètres de diamètre
- 10g de beurre salé
- 1 sachet de sucre vanillé

Préchauffer le four à 200°C (th. 6/7)

Poser le cercle de pâte sur une plaque à pâtisserie recouverte de papier sulfurisé.
Peler la pomme, la découper en quartiers, puis à l'aide d'un couteau à lame fine et bien aiguisée, détailler de fines lamelles et les disposer en rosace sur la tarte.
Rincer et sécher les mirabelles avec du papier absorbant. Les couper en deux et retirer le noyau.
Disposer les moitiés de mirabelles par dessus les pommes, selon l'inspiration.
Sur chaque moitié de mirabelle, déposer une lichette de beurre salé.
Saupoudrer pommes et mirabelles avec le sucre vanillé.

Enfourner pour 15 minutes, puis monter le four à 220°C (th. 7/8) et faire dorer 5 minutes supplémentaires.
(astuce : personnellement, pour ces 5 dernières minutes, je retire la feuille de papier sulfurisé, ce qui permet à la pâte d'être encore plus croustillante)

Sortir du four, laisser tiédir sur la plaque et dévorer la tarte encore chaude :)

lundi 27 octobre 2008

Une improvisation réussie passe par un frigo bien garni ou Soupe thaïsante aux noix de Saint-Jacques

Je crois bien qu'en plus de la culinopathie j'ai par mégarde contracté une nouvelle maladie : la thaïopathie. Ca faisait un moment que ça couvait il faut dire, et si vous êtes un lecteur (ou une lectrice) assidu de ce blog, vous n'êtes pas sans avoir remarqué que je ne suis pas rentrée indemne (sur un plan gastronomique s'entend) de mon voyage de l'année dernière au pays du sourire. Mais là, ces derniers temps, ça tourne un peu carrément à l'obsession. Dès que je sors au resto avec des amis ou des collègues, je leur propose de manger Thaï, la nuit je rêve que je suis entrain de déguster des tranches de mangue fraiche accompagnées de riz gluant au lait de coco, j'écume les rayons de la fnac à la recherche DU livre de cuisine Thaï, bref, rien ne va plus.
Je ne vous surprendrai donc pas en vous disant que ce soir j'avais envie de manger ... Thaï.
Le seul problème était que mon dernier raid chez Tang remonte à un certain temps déja, ce qui fait que je me retrouvais un peu short en ingrédients nécessaires à la réalisation de, au hasard, poulet sauté aux noix de cajou, phad thaï ou encore poulet au curry rouge.
Mais, teuteuteu, il en faut bien plus pour m'arrêter quand je suis en proie à une obsession culinaire. C'est donc pleine de confiance que j'ai entrepris de réaliser une soupe thaï avec ce qui me tombait sous la main lors de l'exploration de mes frigo/congélateur/placards.
Alors que la dite soupe était entrain de finir de mijoter, je déclarais à mon n'amoureux, avec qui j'étais au téléphone à ce moment là, "Si c'est trop bon, je mettrai la recette sur Culinopathe".
Vu que vous être entrain de lire ce billet, vous l'aurez compris tout seuls : c'est trop bon.

Soupe thaïsante aux noix de Saint-Jacques



Pour deux improvisés thaïopathes (4,5 points WW) :

- 6 grosses noix de saint-jacques sans corail
- 1l de bouillon de volaille dégraissé
- 50cl de lait de coco
- 2 piments oiseaux
- 1cm de gingembre frais
- 6 à 8 champignons de Paris (selon la taille)
- 2 tomates
- 6 asperges vertes
- 1 échalote
- 1 bel oignon nouveau
- 2CS de nuoc mam
- le jus d'un demi citron vert
- 1/2 bouquet de coriandre

Peler et émincer finement le gingembre.
Hacher les piments oiseaux.
Nettoyer les champignons et les détailler en quartiers pas trop gros (6 à 8 quartiers selon la taille des champignons).
Couper les tomates en gros dés.
Peler et équeuter les asperges et les détailler en tronçons de 3cm.
Emincer l'échalote et l'oignon.
Escaloper les saint-jacques en tranches d'un bon demi centimètre d'épaisseur.
Effeuiller la coriandre.

Dans une casserole, mettre le bouillon, le lait de coco, le gingembre, l'échalote, le piment et porter à ébullition.
Ajouter le nuoc mam, les champignons, les asperges et les tomates et laisser mijoter à feu moyen une dizaine de minutes.

Dans une poêle, faire chauffer un voile d'huile d'olive et y jeter les saint-jacques. Saisir sur chaque face une 30aine de secondes, juste le temps de les colorer.

Verser les saint-jacques dans la soupe ainsi que l'oignon.
Laisser mijoter 2 minutes supplémentaires, puis, hors du feu, ajouter le citron vert et la coriandre.
Mélanger et servir immédiatement.

mardi 23 septembre 2008

Le loup est un poisson pour l'Homme ou Filets de Loup grillés sur lit de légumes ensoleillés

Qu'on me pardonne le jeu de mots plus que douteux que j'ai trouvé pour le titre.
Je vous avoue qu'à force de bosser comme une acharnée, quand arrive la fin de la journée je me retrouve à peu près avec l'agilité mentale d'une moule. Et encore, c'est pas très gentil pour les moules, qui, j'en suis sure, sont des mollusques extrêmement intelligents.
Pour la même raison, il faudra me pardonner la brièveté de cette introduction et l'absence de l'habituelle petite histoire accompagnant la recette.
Pour tout vous dire, l'histoire est abominablement décevante : J'avais envie de poisson et de légumes mais je n'avais pas envie de les faire cuire à la vapeur.
Alors voilà. C'était bon, je partage, paf. Bête comme chou.
Promis, dès que je trouve le temps de faire une vraie pause, je reviens avec des chouettes histoires culinopathesques pleines de rebondissements et de calembours dignes de l'Almanach Vermot.

Filets de Loup grillés sur lit de légumes ensoleillés



Pour une mangeuse de loup à défaut d'être une mangeuse d'homme (4 points WW):

- 1 beau filet de loup
- 2 tomates
- 1/2 poivron jaune
- 1 carotte
- 1 oignon nouveau
- 20cl de fumet de poisson
- 1cc de thym
- 1CS de chapelure
- quelques feuilles de basilic
- huile d'olive
- sel, poivre

Préchauffer le four à 210°C (th. 7) en position grill.

Couper les tomates, le poivron et la carotte en dés. Emincer l'oignon.
Dans une sauteuse, faire réduire de moitié le fumet de poisson, puis y jeter les légumes:
Saler, poivrer, ajouter le thym, bien mélanger et laisser mijoter à couvert à feu moyen une dizaine de minutes.
Découvrir, remonter un peu le feu et faire réduire 1 à 2 minutes supplémentaires.

Dans une poêle, vaporiser un voile d'huile d'olive et saisir le filet de loup 1 minute sur chaque face.

Dans un petit plat allant au four, disposer les légumes en lit, et déposer le poisson par dessus.
Saupoudrer de chapelure et enfourner pour 5 bonnes minutes en surveillant la coloration.

Quand la couleur vous plaît, sortir le plat du four, ciseler le basilic et le répartir sur le poisson.
Déguster immédiatement.

vendredi 29 août 2008

Quand l'inspiration vient d'un sandwich industriel ou Poulet sauté à la mangue, à la coriandre et au curry

Je crois bien vous l'avoir déja dit, avant, j'aimais pas la mangue.
Et puis après, il y a eu la Thaïlande, et depuis, j'aime ça (même si je suis toujours un peu déçue quand j'en mange ici parce que, définitivement, les fruits de là-bas ont quand même un autre goût).
Pendant les 5 jours de vacances que je me suis royalement attribués cet été, je suis partie à Londres voir mon frangin.
Ce qu'il y a de bien à Londres, c'est que comme, globalement, la bouffe anglaise c'est pas terrible (mis à part les ptits dejs, mais c'est parce que je suis une inconditionnelle des tomato beans) et que même les anglais en sont bien conscients, on y mange encore plus facilement qu'à Paris de la nourriture venue des 4 coins de la planète. Et tout ce mélange world foodisant se retrouve même dans la junk food et autres snacks disponibles en supermarchés.
Vu que pour rentrer on prenait un Eurostar qui partait avant l'heure du diner et arrivait bien après, histoire de pas être obligés d'ingérer l'ignoble nourriture ultra chère du wagon bar, on a fait un petit crochet par le Marks&Spencer de la gare avant d'embarquer. Alors que je flanais au rayon sandwichs frais à la recherche de l'inspiration, mes yeux tombent sur un wrap poulet/mangue/coriandre. Moi, vous commencez à me connaître, si il y a de la coriandre quelque part, y a un max de chance que ça me plaise. Et puis l'association poulet/mangue dans un sandwich, c'est tout de même assez original pour que ça m'interpelle. Ajoutez à ça qu'en lisant l'emballage d'un peu plus je découvre que la sauce est faite avec du yaourt 0% et que la facture calorique est carrément plus que raisonnable, bingo, j'achète.
Et me voilà donc une heure plus tard dans le train, décidant de caler mon petit creux avec le dit wrap.
Et là, c'est la vraie bonne surprise. Parce que c'est juste ultra bon. Frais, assaisonné pile poil comme il faut, doux, goûtu, avec de la vraie coriandre et de la vraie mangue (et si ça se trouve même du vrai poulet, mais faut ptêt pas pousser).
Alors voilà, rentrée à Paris, je suis toute pleine de la nostalgie de ce sandwich et surtout de ces associations de saveurs.
Ni une, ni deux, quelques courses plus tard, me voilà mijotant un petit poulet à la mangue.
Pas en sandwich, parce que bon, quand même, la junk food a ses limites (ça c'est pour ma bonne conscience).
Mais franchement, nul besoin d'ajouter une tortilla pour que ce plat soit un délice, d'ailleurs j'ai tellement conscieusement léché la casserole que j'ai même pas eu besoin de la passer au lave-vaisselle.

Poulet sauté à la mangue, à la coriandre et au curry



Pour deux world foodeurs plutôt sucrés-salés

- 300g de blanc de poulet (escalope ou filet)
- 1 mangue moyenne
- 1cc de pâte de curry jaune
- 2cc de saké de cuisine ou de vinaigre de riz
- 2CS de sauce soja
- 1CS de nuoc mam
- 1CS de jus de citron
- 2cc de sucre brun
- 1 beau grain d'ail
- 1/2 bouquet de coriandre
- 100g de fromage blanc à 0%
- 1 poivron rouge
- 2 tomates moyennes
- 8 têtes de ciboule thaï ou à défaut 3 beaux oignons nouveaux

Peler la mangue et la découper en petit dés, en réserver 1/4.
Verser les 3/4 restants dans le bol du mixer, avec la pâte de curry, le saké, le soja, le nuoc mam, le citron, le sucre, l'ail dégermé et réduit en purée et le fromage blanc.
Ciseler très finement la coriandre, en réserver une bonne grosse cuillère à soupe et ajouter le reste aux ingrédients dans le bol du mixer.
Mixer le tout jusqu'à former un mélange onctueux.

Détailler le poulet en cubes, le poivron en morceaux à peu près de la même taille que le poulet, émincer la ciboule, épépiner les tomates et les couper en petits dés.
Dans une sauteuse, faire revenir quelques instants à feu vif la ciboule dans un voile d'huile d'olive ou de sésame, y ajouter le poulet et le faire dorer 1 minute.
Jeter ensuite dans la sauteuse les dés de mangue que vous aviez réservés, le poivron et les tomates, baisser à feu moyen, laisser cuire 2 minutes supplémentaires.
Verser la sauce à la mangue, bien mélanger, couvrir et laisser mijoter à feu doux un petit quart d'heure, le temps par exemple de faire cuire du riz thaï qui accompagnera parfaitement ce plat.

Juste avant de servir, parsemer du reste de coriandre ciselée.

Bon ap' :)

mardi 29 juillet 2008

L'exploration du placard continue ou Poulet vapeur à la moutarde et poêlée de Farfalle aux petits légumes

Là, quand je dis exploration du placard, je devrais même dire exploration du placard ET du congélateur.
En ce qui me concerne, depuis que j'ai atteint mon rythme de croisière de 12 à 16h de boulot par jour, ce qui complique sérieusement la tache consistant à me procurer régulièrement des produits frais, je suis devenue une adepte inconditionnelle du congélateur. Celui-ci contient désormais en permanence ce que j'ai surnommé le "Kit de survie de la working girl surbookée qui lutte activement contre la junk food", soit, en vrac, dans le désordre et de façon non exhaustive :
- Des herbes surgelées (basilic, coriandre, ciboulette, ail, échalotes, oignons)
- De la viande surgelée (principalement des blancs/aiguillettes de poulet ou de dinde, que j'achète frais en barquette et que je congèle illico dans des petits sachets individuels)
- Des légumes vapeur surgelés

En plus de ça, j'investis massivement dans les petits sachets de préparations et autres pots de mélanges d'herbes, franchement, Monsieur Ducros il se décarcasse et la plupart du temps il le fait pas trop mal.

Grâce à ce kit de survie, additionné au contenu de base de mes placards, j'arrive à me concocter en un rien de temps des repas complets, légers, équilibrés et, le plus important, BONS.

En voici un exemple.

Poulet vapeur à la moutarde et poêlée de Farfalle aux petits légumes



Pour une working girl ultra speedée et affamée (6 points WW):

- Un filet ou une escalope de poulet pas trop fine
- 1CS de moutarde à l'ancienne
- 2CS de crème à 3% de MG
- 1cc de jus de citron
- une belle poignée de Farfalle complètes
- un sachet de légumes vapeur surgelés (genre haricots mange-tout / carottes / poivrons)
- 3 tomates cerises
- sel, poivre, herbes selon l'humeur

Dans un bol, mélanger la moutarde, la crème et le citron ainsi qu'un peu de poivre.
Y mettre le poulet à mariner, juste le temps de faire boullir l'eau dans le cuit-vapeur.
Déposer ensuite la viande dans le panier du cuit-vapeur et faire cuire 8 minutes (un peu moins si l'escalope est un peu fine).

Pendant ce temps, faire cuire les Farfalle à l'eau, comme d'habitude et le sachet de légumes vapeur au micro-onde, en suivant les instructions.
Dans une sauteuse, faire chauffer un voile d'huile d'olive, y jeter les Farfalle et les légumes ainsi que les tomates cerises coupées en deux, saler, poivrer.
Si les légumes vapeur n'étaient pas déja additionnés d'herbes, ajouter (par exemple) une cc de sauge et une autre d'origan.
Verser également dans la sauteuse le restant du mélange moutarde/crème citron.
Bien mélanger et faire sauter à feu vif 2 minutes.

Dresser l'assiette avec la poêlée et le poulet, déguster, miam !

mercredi 2 juillet 2008

Moi j'aime nourrir les geeks ou Cookies sablés au chocolat ultra noir

Mon poto Ravana organisait hier un grand rassemblement de geeks de tous poils.
Lorsqu'il m'a annoncé son intention d'organiser cette soirée et la probable présence d'un annonceur qui, pour présenter une machine à expresso, offrirait le café à tous les invités, je lui ai proposé de lui faire des cookies pour aller avec. Sans arrière pensée, sans rien à vendre, ni à promouvoir, juste parce que j'adore avoir des occasions de cuisiner pour les autres et puis que ça me faisait plaisir d'apporter ma petite contribution à moi à un événement qui tenait à coeur à un poto.
Au final je n'ai pas fait que des cookies, pour de bêtes raisons logistiques. Faut le savoir, le plus long, c'est pas de les préparer, c'est de les faire cuire. A raison de 16 cookies et environ 12 minutes par fournée, si j'avais voulu en faire assez pour que tout le monde puisse en avoir, j'étais bonne pour passer la journée toute entière devant le four. Or, il paraîtrait que j'ai un métier *un peu* prenant.
Donc j'ai fait un mix mini-madeleines et cookies.
Pour les mini-madeleines, j'ai simplement repris une recette déja publiée ici.
Pour les cookies, par contre, j'avais envie d'innover par rapport à ma recette traditionnelle, et puis ça faisait un moment que me trottait dans la tête l'envie d'essayer de faire des cookies sur une base de pâte sablée. Des Sablies, quoi :]

Mes Sablies ayant rencontré un franc succès hier soir, en voici donc la recette.

Cookies sablés au chocolat ultra noir



Pour une vingtaine de cookies environ

- 175g de beurre demi-sel bien mou
- 50g de cassonnade
- 15g (2 sachets) de sucre vanillé
- 250g de farine
- 1 oeuf
- 100g de chocolat noir à pâtisser à 85% de cacao (du Lindt en ce qui me concerne)
- 50g de pépites de nougatine

Préchauffer le four à 180°C.

Dans un saladier, travailler le beurre en pommade avec une spatule en bois puis le mélanger avec le sucre roux et le sucre vanillé.
Ajouter la farine et mélanger avec les mains en faisant rouler l'appareil entre vos doigts pour le sabler.
Dans un petit bol, bien battre l'oeuf et en ajouter 3 CS dans le mélange pour le lier.
Avec un grand couteau, concasser le chocolat noir en faisant d'assez gros morceaux.
Incorporer le chocolat concassé et les pépites dans l'appareil et mélanger délicatement avec les doigts pour bien répartir la garniture.

Sur une plaque à pâtisserie, étaler une feuille de papier sulfurisé.
Façonner des boules de la grosseur d'une belle noix et les écraser jusqu'à obtenir l'épaisseur que vous souhaitez pour vos cookies.
Les disposer sur la plaque en les espaçant légèrement (pas d'inquiétude, ils s'étalent très peu à la cuisson) et enfourner pour 10 à 12 minutes.
Les cookies sont cuits quand le contour commence à peine à colorer.
Les sortir alors du four et les laisser refroidir sur la plaque (ils finissent de cuire à l'air libre).

Ils sont absolument terribles à déguster encore tièdes mais aussi complètement refroidis.

vendredi 20 juin 2008

Continuons à nous surprendre avec la cuisine du placard ou Poêlée de riz à l'émincé de poulet sauce huître, roquette et coriandre

Plus ça va, moins ça s'arrange : j'ai pas le temps.
Mais je lutte activement contre la tentation de manger n'importe quoi pourvu que ça me remplisse l'estomac, et, de toute façon, si je fais pas un minimum de cuisine, ma Culinopathie aigüe provoque d'abominables crises de manque qui se terminent en confection de brioches à 3h du mat' (mes voisins adorent le bruit de mon pétrin qui carbure en pleine nuit).
Du coup rien de nouveau côté Grande Gastronomie (et je vous parle même pas de la cuisine moléculaire, le carton contenant le kit que j'ai acheté il y a 3 mois est toujours pas déballé) mais par contre ça carbure sévère côté système D et cuisine du placard.

Voici donc une de mes dernières improvisations, garantie 100% rapide et 100% bon, surtout si vous aimez les mélanges doux / amers (si ce n'est pas le cas, omettez juste la roquette et hop).

Poêlée de riz à l'émincé de poulet sauce huître, roquette et coriandre



Pour 2 stressés qui luttent contre la junk food (5 points WW par personne):

- 200g d'escalope de poulet
- 60g de riz thaï ou basmati
- 3 petits oignons sauciers (ou 3 échalotes)
- 2 CS de sauce d'huître
- 2cc de sauce soja
- 2CS de Mirin
- 2 poignées de roquette
- 3 brins de coriandre
- poivre

Faire cuire le riz comme d'habitude.
Emincer le poulet et les oignons.
Ciseler grossièrement la roquette et la coriandre et les réserver.
Dans un bol, mélanger la sauce huître, le soja et le Mirin. Y mettre les morceaux de poulet à mariner juste le temps que le riz soit cuit.
Dans une sauteuse, faire chauffer un voile d'huile d'olive et y jeter les oignons.
Lorsqu'ils commencent à être bien tendres, ajouter le poulet et le faire sauter 2 à 3 minutes.
Egoutter le riz et l'ajouter dans la sauteuse quand le poulet est cuit, puis verser l'éventuel restant de sauce.
Faire sauter le tout en mélangeant bien une minute de plus.
Poivrer à votre convenance (pas besoin de saler normalement, la sauce soja suffit).

Hors du feu, ajouter la roquette et la coriandre, et hop, déguster !!

samedi 31 mai 2008

Un peu de rigolo pour l'apéro ou Cake aux petits pois, lardons, sauge et curcuma

Le truc quand tous vos amis savent que vous faites (pas trop mal) la cuisine, c'est que vous ne pouvez plus aller nulle part sans apporter un petit quelque chose à manger de votre confection.
Par exemple, récemment, une amie m'a tancée vertement parce que je m'étais pointée à notre séance de cinéma hebdomadaire sans mon habituelle boîte de cookies maison.
Bon, comme elle est enceinte, je lui pardonne volontiers, une envie de cookies, c'est incontrôlable.

Bref, du coup, quand il y a quelques jours je reçois un sms me conviant à un apéro/pot de départ en compagnie de gens de qualité, je me mets à cogiter sévèrement sur la teneur de ma contribution culinaire, en sachant qu'il me faut prendre en compte ces deux variables : 1) le frigo est plutôt vide 2) Au milieu de mes 16h de boulot journalières, je n'ai *absolument pas* le temps de passer plus de 30 minutes en cuisine.

Souvent, la solution magique à ça, c'est le cake. Vite fait, vite cuit, à base d'ingrédients généralement disponibles dans tout bon frigo / placard qui se respecte, hop, emballé c'est pesé.
Sauf que là intervient ma culinopathie aigüe, m'interdisant de réaliser un "bête" cake tout ce qu'il y a de plus standard.
J'en étais là de mes réflexions quand, comme souvent, une suggestion de mon n'amoureux causa l'illumination gastronomique (rien que ça).

Tant et si bien que, jeudi soir, 20h30, ayant retrouvé ma bande de gens de qualité, j'affichais un tranquille petit sourire d'auto-satisfaction devant le succès de mon improvisation cakesque.

Sur ce, parlons peu mais parlons bien : la recette.

Cake aux petits pois, lardons, sauge et curcuma



Pour 6 mini-cakes (ou un 1 grand) :

- 3 oeufs
- 100g de lardons natures
- 50g de petits pois (surgelés et simplement décongelés, par exemple)
- 40g de Comté râpé
- 40g de Parmesan râpé
- 90ml de crème liquide entière
- 75ml d'huile d'olive
- 1cc bombée de sauge
- 1cc rase de curcuma
- 1/2cc de sel
- 1/2cc de poivre
- 1cc de sucre
- 200g de farine
- 1/2 sachet de levure chimique

Préchauffer le four à 150°C (th. 5)

Dans une poêle, sans ajouter de matière grasse, faire dorer les lardons puis les égoutter et les réserver.

Dans un saladier, battre vivement les oeufs, le sel, le poivre, la sauge, le curcuma et le sucre.
Ajouter la crème liquide et l'huile d'olive et battre à nouveau énergiquement.
Ajouter la farine et la levure et fouetter jusqu'à obtention d'un mélange bien homogène.

Pour finir, verser dans l'appareil les lardons, les petits pois et les fromages et mélanger délicatement avec une maryse ou une cuillère en bois.

Répartir dans des minis moules à cake et enfourner pour 20 minutes. Le cake est cuit quand la pointe d'un couteau plongée au coeur ressort à peine humide.
Si vous utilisez un grand moule à cake, cuire environ 40 minutes.

vendredi 16 mai 2008

La fin des réveils à l'aube ou Brioche du Péché de Polange revisitée

Je regarde la date de ma dernière recette et je me rends compte que ça fait plus de 2 mois que je n'ai rien posté.
Pourtant, si on m'avait demandé, j'aurais juré que ça faisait à peine 2 semaines.
Incroyable ce que le temps file quand on est enterrée sous 2 ou 3 montagnes de boulot !

Du coup, ces derniers temps, je me suis vraiment spécialisée dans la cuisine express.
Plus question de plats demandant des heures de préparation ou de mijotage, faut que ça se fasse vite et que ça soit bon !
Et puis le week-end, quand par bonheur j'ai assez de temps pour m'octroyer une grasse mat', je vous jure que j'en savoure la moindre seconde.
Et jusque là, c'était bien le problème quand je voulais préparer une brioche pour le petit dej' de mon homme.
La recette que j'utilisais était au top mais elle me demandait de me lever à des heures indues pour façonner après la pousse de la nuit, histoire que la deuxième pousse ait le temps de se faire et qu'on petit-déjeune pas à 15h.
Du coup je me suis mise en quête d'une recette de brioche qui se fasse beaucoup plus rapidement, et, surtout, dont la dernière pousse dure beaucoup moins longtemps.
Encore une fois c'est chez Supertoinette que j'ai trouvé mon bonheur, et plus exactement parmi les recettes de la célèbre Polange, boulangeuse émérite.
Rien qu'à lire le titre du post ("Cette brioche est un péché") j'en avais la bave aux lèvres.
Quelques petites adaptations plus tard, je peux le clamer haut et fort, OUI ! Cette brioche est un péché (et en plus elle est vite faite) !

Brioche du Péché



Pour une brioche destinée à 4 petits-déjeuneurs affamés :

- 120ml de lait à température ambiante
- 10ml de fleur d'oranger
- 1 oeuf + 3 jaunes (pour un poids total d'environ 100g)
- 90g de beurre mou coupé en petits morceaux
- 1cc de sel
- 190g de farine T55
- 200g de farine T45
- 50g d'amandes en poudre
- 50g de cassonade
- 1 sachet de levure boulangère (type Briochin)
- Un peu de sucre en grain pour la déco

Si votre brioche est destinée à être mangée au petit-déjeuner, la veille :

Préparer un levain express : Mélanger 50ml de lait et 50g de farine T55 avec le sachet de levure et laisser reposer 45 minutes.

Dans le bol du robot, mélanger les oeufs, le lait restant et la fleur d'oranger.
A part, mélanger le sucre et le sel puis ajouter aux ingrédients précédents. Mélanger à nouveau.
Ajouter ensuite la farine et la poudre d'amande et commencer à pétrir au crochet, à basse vitesse.
Dès que la pâte commence à s'amalgamer, ajouter le levain et augmenter un petit peu la vitesse.
Au bout de 5 minutes, ajouter le beurre petit à petit.
Pétrir encore une bonne dizaine de minutes jusqu'à ce que le pâton soit lisse et élastique, à peine un peu collant.
Couvrir le pâton et le laisser reposer à température ambiante (ou près d'un radiateur si il fait froid chez vous) pendant 3 heures.

Façonner la brioche. Personnellement je fais 8 boudins assez larges que je dispose les uns à côté des autres dans un grand moule à cake.
Laisser reposer une petite vingtaine de minutes puis couvrir et mettre au frigo jusqu'au lendemain matin.

Le jour J :

Sortir la brioche du frigo et la laisser reposer à température ambiante 45 minutes.
Pendant ce temps préchauffer le four à 200°C (th. 6/7) en prenant bien soin de disposer dans le bas du four un récipient métallique rempli d'eau.
Juste avant d'enfourner, au pinceau, badigeonner la brioche d'un mélange de lait et d'un peu de sucre et la saupoudrer de sucre en grain.
Cuire 25 à 30 minutes (tester la consistance avec une pointe de couteau).

Franchement, cette brioche n'a vraiment pas volé son nom. La pointe de fleur d'oranger est un régal et la poudre d'amande donne une texture incomparable.
Miam !

vendredi 7 mars 2008

Les fruits c'est bien mais faudrait pas oublier les biscuits ou Mousse de Mangue aux Oreos

C'est marrant, avant, j'aimais pas la mangue.
Fraîche, séchée, en smoothie, en jus, en yaourt ... quel que soit le format, j'aimais pas ça.
Je saurais même pas trop dire pourquoi.
C'était juste comme ça, paf, un point c'est tout.
Et puis il y a eu ce fameux voyage en Thaïlande, le pays où les fruits ont un autre goût.
Et la découverte de ce dessert totalement pousse au crime (dont d'ailleurs je vous donnerai bientôt la recette) : Le riz gluant au lait de coco et à la mangue.
Et là quelque chose s'est passé quelque part dans la région de mes papilles.
D'un coup d'un seul, elles et moi, hop, on a décidé qu'on aimait la mangue.
Comme ça, paf, un point c'est tout.
Du coup, et comme mon n'amoureux adore ce fruit, cherchant une idée de dessert pas trop lourd pour une fin de repas qui s'annonçait très copieux, je suis partie sur l'idée d'une mousse de mangue.
Sauf qu'en y réfléchissant bien, une bête mousse de mangue, ça me semblait pas hyper rigolo.
C'est là que mes yeux sont tombés sur la boîte d'Oreos.
Un coup de baguette magique plus tard (bon et quelques coups de batteur, j'avoue), hop, voilà mes verrines !

Mousse de Mangue aux Oreos



Pour 8 verrines mango-chocolatées :

- Environ 950g de mangue fraîche (ce qui correspond à peu près à la chair de 3 belles mangues)
- 25cl de crème fleurette entière bien froide
- 3CS de sucre semoule
- 16 Oreos
- 4 feuilles de gélatine
- 2CS d'eau

Mettre la gélatine à ramollir dans un bol empli d'eau froide une dizaine de minutes.

Découper la chair de mangue en morceaux et la passer au mixer pour la réduire en purée.
Egoutter les feuilles de gélatine.
Faire bouillir les 2CS d'eau et les verser sur la gélatine puis remuer avec une cuillère en bois jusqu'à complète dissolution.
Incorporer à la purée de mangue et bien mélanger.

Ouvrir les Oreos et en racler la crème. Réserver les biscuits d'un côté et la crème de l'autre.
Dans le bol du batteur, mélanger la crème fleurette bien froide, la crème des Oreos et le sucre semoule.
Battre le tout au fouet à vitesse maximum jusqu'à ce que la crème monte et devienne bien épaisse.
Incorporer délicatement à ce mélange la purée de mangue.

Concasser les biscuits des Oreos. Ma technique : Je les mets dans un sachet congélation et je les écrase au rouleau à pâtisserie.
Récupérer les morceaux de biscuits et réserver un peu de la poudre qui se sera déposée au fond du sachet.

Dresser les verrines : Répartir les biscuits concassés au fond, recouvrir de mousse de mangue jusqu'en haut puis décorer avec la poudre d'Oreos.

Mettre au réfrigérateur au moins 4h avant de déguster.

N.B.: Comme ce dessert était destiné à clore un repas déja très riche, je l'ai volontairement peu sucré. N'hésitez pas si vous le souhaitez à rajouter une ou deux CS de sucre.

mercredi 27 février 2008

La Party du Nuage de Filles



A ce soir les filles :)

lundi 25 février 2008

Et hop ! Une recette 0% de matière grasse ou Poulet vapeur en salade Thaïsante

Oui je sais "Thaïsante" n'est pas un vrai mot.
Mais en Langue Française comme en Cuisine, moi ce que j'aime, c'est l'impro et le néologisme, et tant pis pour mon siège à l'Académie Française.

D'ailleurs, vu la quantité volaille que je consomme depuis que j'ai commencé ce !@!#@# de régime qui n'en finit pas, je vous jure qu'il me faut désormais déployer des trésors d'ingéniosité et d'inspiration pour arriver à trouver de nouvelles façons de cuisiner dindes et autres poulets et qui n'impliquent pas l'utilisation d'un demi-pot de crème fraiche, voire d'une demie plaquette de beurre (en ce moment je rêve d'un Poulet Grand-Mère mais le calcul des calories me file le tournis).

Permettez-moi donc de vous présenter l'improvisation du jour, ou plutôt son histoire.
Quand j'étais en Thaïlande, j'ai commis l'erreur de tout touriste débutant dans ce pays. Le palais un peu anesthésié par la quantité de piment présente dans la plupart des plats, j'ai eu la brillante idée de commander une salade en me disant qu'au moins ça serait frais et apaisant.
Que nenni ma bonne dame !!
Retenez bien ceci si un jour vous voyagez dans ce pays fabuleux : En Thaïlande, salade = moitié ingrédients divers, moitié piment.
J'ai d'ailleurs bien failli être terrassée par la sauce d'une salade de Papaye qui s'était sournoisement glissée dans une boulette de riz gluant, mais ceci est une autre histoire.
Mais bon, comme au final j'ai survécu à tout ça, je suis rentrée en France en ayant développé un certain goût pour les salades épicées.

Il y a quelques jours, cherchant une idée de déjeuner léger et sachant mon frigo muni d'une escalope de poulet et de diverses crudités, j'ai donc décidé de m'improviser une salade d'inspiration Thaï.
Cependant, comme il me fallait expier quelques excès du à un fêtage intensif de mon anniversaire, l'idée d'exclure toute matière grasse de la préparation me titillait.
Solution : Mais oui mais c'est bien sur !! Cuire le poulet à la vapeur, suis-je bête !
Sitôt dit, sitôt fait, non sans lui adjoindre quelques pincées de poudre de perlimpimpim. Comme toujours, c'est pas parce qu'on mange léger qu'il faut manger fadasse.
Et fadasse, ce n'est clairement pas le mot pour cette salade qui vient d'être élue mon plat préféré du mois.

Poulet vapeur en salade Thaïsante



Pour 2 amateurs de saveurs un peu piquantes (3,5 points WW par personne):

- 2 escalopes de poulet d'environ 150g
- 1 belle gousse d'ail
- 1cc de coriandre moulue
- 1cc de paprika
- 4cc + 3CS de jus de citron
- 2 carottes
- 2 belles poignées de pousses de soja fraiches
- 2 belles échalotes
- 6 brins de coriandre fraîche
- 1 à 2 piments oiseaux séchés (selon le degré de piment que vous souhaitez)
- 2CS de nuoc mam
- 1cc de sucre
- En option : 1 poignée de cacahouètes (compter 1 point WW supplémentaire par personne).


Mettre l'eau à chauffer dans le cuit-vapeur.
Peler, dégermer et écraser l'ail en purée.
Dans un bol, mélanger la coriandre moulue, le paprika, l'ail et les 4cc de citron.
Enduire les escalopes de la pâte ainsi obtenue et les faire cuire à la vapeur pendant 8 minutes (attention, le temps de cuisson doit être adapté à l'épaisseur de vos escalopes. Si vous avez pris des extras-fines par exemple, réduisez au moins de 2 minutes).
Pendant ce temps, raper les carottes et emincer les échalotes.
Préparer la sauce en mélangeant le nuoc mam, le citron restant, le sucre, et les piments oiseaux préalablement finement hachés.
Lorsque le poulet est cuit, le découper en lamelles.
Dans deux bols, répartir les carottes rapées, les pousses de soja, les échalottes, la coriandre fraîche effeuillée et les lamelles de poulet.
Verser une moitié de la sauce dans chaque bol et bien mélanger.
Si vous avez choisi l'option cacahouètes, les concasser et en saupoudrer la salade.

Dévorer !

N.B : On peut accompagner ce plat de riz gluant pour adoucir le côté pimenté.

mardi 19 février 2008

Et le poisson dans tout ça ? Ou Filets de Rouget sur lit de tomates et petite purée ail / coriandre / basilic

Y a un truc que j'ai jamais compris avec les rougets, c'est comment on fait pour les cuire à la poêle sans que la peau reste accrochée au fond (et sans mettre 7 tonnes de matière grasse).
J'en vois au fond qui s'apprêtent à me dire "Ben ma grande, t'as qu'à les cuire à l'unilatérale." Oui mais non, j'ai testé, j'ai pas été convaincue, parce que quand même, la peau pas cuite du tout, je trouve ça bof.
Bref, à chaque fois que je cuisine des rougets, je me retrouve avec un truc imprésentable, vu qu'en plus j'arrive jamais à les retourner sans les casser.
Alors c'est quoi la solution pour cacher la catastrophe ?
Mais oui mais c'est bien sur, il faut les recouvrir avec quelque chose.
Quelque chose de bon, évidemment.
Avec de la coriandre si possible (j'ai toujours pas fini ma coriandrite aigüe, au grand damn de mon Kalou qui déteste ça et même de mon n'amoureux qui commence à légèrement se lasser).

Et hop, c'est parti.

Filets de Rouget sur lit de tomates et petite purée ail / coriandre / basilic



Pour 2 gastronomes qui aiment que leur assiette ressemble à quelque chose (4 points WW par personne):

- 8 filets de rouget
- 240g de tomates (environ 4 tomates pas trop grosses)
- 1 petite gousse d'ail
- 1/2 bouquet de basilic
- 4 brins de coriandre
- 1CS + 1cc d'huile d'olive au citron
- 2CS de vinaigre balsamique
- sel, poivre


Peler et dégermer l'ail.
Effeuiller le basilic et la coriandre.
Passer le tout au mixer avec une CS d'huile d'olive au citron (si vous n'en avez pas, ajoutez quelques gouttes de citron en plus de l'huile d'olive) jusqu'à l'obtention d'une purée.

Couper les tomates en petits dés.

Avec du papier absorbant, tamponner les filets de rouget pour les sécher.
A l'aide d'un pinceau, les badigeonner de l'huile d'olive restante.

Faire chauffer une poêle à feu moyen et y déposer les rougets. Cuire environ 2 minutes sur chaque face puis réserver au chaud.
Déglacer la poêle avec le balsamique en grattant bien avec une spatule pour décoller tous les sucs du rouget. Saler et poivrer.
Y jeter les tomates et laisser mijoter quelques minutes.

Répartir les tomates en lit dans les assiettes, y déposer les filets de rouget et les napper de purée ail / coriandre / basilic.

Personnellement j'ai accompagné ce plat d'une poêlée de quinoa aux petits légumes et c'était bien bon :)

jeudi 7 février 2008

Variation à l'instinct sur un curry ou Poulet au Curry, Tomates, Pommes et Canelle

Bon en gros, maintenant, vous avez compris le principe je pense.
Quand soudainement je ne poste plus de recettes pendant un laps de temps assez conséquent, c'est que la fameuse Montagne de Taff©™ m'a de nouveau engloutie dans ses profondeurs tentaculaires (en y repensant, ça ne veut probablement rien dire "profondeurs tentaculaires" mais je trouve ça assez évocateur).
Un ami me taquinait hier en me disant que dans ces moments là, il s'inquiétait pour moi. "Ben oui, quand tu postes plus, je me dis que tu as arrêté de manger."
Qu'on se rassure, je mange toujours.
J'ai juste moins de temps pour tester des choses nouvelles et surtout faire les posts qui vont avec.
Mais la Culinopathie étant une maladie coriace, malgré les tonnes de boulot et l'absence totale de temps pour moi, je finis toujours par être inexorablement attirée par mes fourneaux.
Et comme je n'ai pas le temps de faire des courses, ce sont donc les expériences de cuisine du placard qui se poursuivent.

Ce midi (enfin, à 15h, quand j'ai trouvé le temps de faire une pause déjeuner), j'avais envie de poulet au curry.
En fait, très exactement, j'étais restée sur une mi-déception causée par un poulet au curry vite fait que j'avais cuisiné pour mon n'amoureux et qui, s'il n'était pas vraiment raté (le poulet au curry, pas mon n'amoureux), n'était pas non le plus savoureux des poulets au curry que j'aie jamais cuisiné.
Les semi-ratages culinaires m'énervent. Ce moment où l'on sait que ça aurait vraiment pu être top mais qu'un petit rien a fait foirer quelque chose, quelque part. Ca m'agaçe au plus haut point.
Me voilà donc avec mon envie de poulet au curry meilleur.
Et puis vient s'en mêler mon envie d'improviser, de jouer avec du sucré-salé, d'ajouter un petit quelque chose de différent.
20 minutes plus tard, le verdict se traduisait par des petits grognements de satisfaction qui s'échappaient de ma gorge alors que j'engloutissais le plat en le protégeant férocement des attentions de Cisco (mon chat) qui avait décidé qu'au final, lui aussi avait bien envie de poulet au curry.

Voici donc une nouvelle recette à classer dans la catégorie des "express".
Vite fait, vite mangé, original, plein de saveurs.
Miam.

Poulet au Curry, Tomates, Pommes et Canelle



Pour deux stressés-pressés affamés (4,5 points WW par personne):

- 300g d'escalopes de poulet pas trop fines
- 4 échalotes
- 1 belle pomme bien sucrée (Tentation, Royal Gala ou Golden par exemple)
- 2 tomates
- 1CS de curry jaune en poudre
- 1cc de canelle
- 1cc de sucre semoule
- 4CS de crème épaisse à 3%
- sel, poivre

Détailler le poulet en lanières ou en dés.
Emincer les échalotes.
Eplucher la pomme, la couper en deux, puis la détailler en lamelles assez épaisses qu'on recoupera ensuite en deux.
Couper les tomates en quartiers et les recouper également en deux.

Dans une sauteuse, faire chauffer un voile d'huile d'olive. Lorsqu'elle est très chaude, y jeter les échalottes.
Les faire revenir quelques instants, puis baisser à feu moyen et ajouter les morceaux de pomme et de tomate, la canelle et le sucre.
Faire compoter le tout quelques minutes.
Regrouper tout les ingrédients sur un côté de la sauteuse pour stopper la cuisson, remonter à feu vif et jeter les morceaux de poulet.
Faire colorer quelques secondes, ajouter le curry, bien remuer pour imprégner les morceaux de poulet.
Laisser cuire 1 minute, rebaisser à feu moyen, mélanger le poulet et le reste du contenu de la sauteuse.
Saler et poivrer à votre convenance, puis ajouter la crème et bien mélanger.
Laisser cuire une minute supplémentaire puis servir immédiatement.

N.B : On peut manger ce plat complet tel quel ou l'accompagner de riz bien parfumé.
N.B.2 : J'étais partie pour ajouter de la coriandre ciselée au moment de servir, mais j'ai oublié. C'est probablement aussi très bon avec.

mardi 22 janvier 2008

Ce soir, c'est cuisine du placard ou Sauté de poulet aux petits légumes façon tajine

Bon c'est bien beau les burgers, les phad thaï et autres repas de Noël mais avec tout ça, plus la semaine de ski que je viens de me faire, y a ma balance qui grogne très très sévèrement !
Du coup, hop, c'est reparti pour les bonnes résolutions.
Mais hier, comme je rentrais du ski justement, réimmersion dans le boulot jusqu'au cou, pas du tout le temps de faire des courses.
Juste un passage rapide chez le boucher, hop, des escalopes de poulet et je me suis dit "boarf je trouverai bien des trucs pour aller avec dans mes placards".
Voilà comment j'ai improvisé ce petit plat très complet, très léger, et très très bon.

Sauté de poulet aux petits légumes façon tajine

Sauté de poulet aux petits légume façon tajine

Pour 2 fureteurs de placard (4,5 points WW par personne):

- 300g d'escalopes de poulet
- 1 sachet d'épices Ducros "Mélange pour poulet marocain"
- 30cl d'eau
- 1cc de cannelle
- 1 petite boîte d'ananas au naturel
- 200g de printanière de légume surgelée
- 1 bel oignon jaune
- sel, poivre

Couper les escalopes en morceaux, l'oignon en quartiers et les tranches d'ananas en petits morceaux.
Dans une sauteuse, vaporiser un peu d'huile d'olive et y faire dorer l'oignon, le poulet et l'ananas.
Saler, poivrer.
Ajouter le mélange d'épices et la cannelle, puis l'eau et bien mélanger.
Ajouter également les légumes, baisser à feu moyen, couvrir et laisser mijoter une vingtaine de minutes.

Et voilà, c'est pas plus compliqué que ça :]

lundi 14 janvier 2008

Le retour de la junk food maison ou Hamburger au levain Kayser et frites au four

Le truc quand on est au régime depuis si longtemps (bon ok j'ai fait quelques entorses mais globalement ça fait bientôt un an) c'est qu'on se prend à avoir des envies incontroblables de malbouffe.
En sortant de mon expédition de ce matin dans mon Carrouf local, je suis passée devant chez Quick.
Un drame.
A la limite de la crise d'épilepsie tellement je bavais devant la photo du Super Giant.
Oui je sais, c'est même pas bon.
Mais allez dire ça à mon cerveau, privé de junk food depuis des mois et des mois et qui s'obstine à me faire croire que la seule chose qui pourrait me rendre heureuse c'est un Royal Cheese avec des frites.
Alors j'ai passé un deal avec moi-même.
Ok, je m'autorise un repas junk.
Mais c'est moi qui le prépare.
De A et Z.
Moi, et mon copain Basile, le levain Kayser.

Alors ce soir, Kalou et moi, on s'est empiffrés de cheeseburgers et de frites.
Et Kalou a essayé de me persuader d'ouvrir un fast food pour qu'on devienne milliardaires.

Hamburger au levain Kayser et frites au four



Commençons par les burgers

Pour 6 à 8 pains à hamburgers :

- 100g de levain liquide Kayser*
- 70g d'eau
- 180g de lait
- 550g de farine
- 1 oeuf
- 30g de beurre mou coupé en petits dés
- 1CS de sucre
- 5g de sel
- 1 sachet de levure déshydratée type Briochin
- Quelques pincées de graines de sésame

Dans le bol du robot, bien mélanger le levain, l'eau, le lait, la levure et l'oeuf avec une cuillère en bois.
Ajouter la farine et le sucre et pétrir avec le crochet, à vitesse 1, pendant 5 minutes, tout en ajoutant le beurre petit à petit.
Passer ensuite en vitesse 2 et pétrir encore 5 minutes.
Couvrir le bol d'un torchon humide et laisser reposer à température ambiante pendant 2h.
Lorsque la pâte a doublé de volume, la séparer en 6 (pour des gros hamburgers) ou en 8 (pour des hamburgers de taille moyenne).
Bouler chaque pâton, les déposer sur une plaque à pâtisserie couverte de papier sulfurisé, puis tapoter dessus avec un rouleau à pâtisserie pour les applatir légèrement.
Laisser à nouveau reposer 30 minutes à température ambiante sous un linge.
Pendant ce temps préchauffer le four à 210°C (th.7), si possible chaleur tournante, en ayant pris soin de disposer au fond un récipient métallique rempli d'eau.
A la fin des 30 minutes, vaporiser les pâtons avec un peu d'eau légèrement salée et les parsemer de graines de sésame.
Enfourner, baisser le four à 180°C et laisser cuire 18 à 20 minutes.
Sortir les pains et les laisser refroidir sur une grille.

* : Pour ceux d'entre vous qui n'élèvent pas un levain Kayser dans leur frigo, sachez que vous pouvez adapter cette recette en remplaçant le levain par un autre sachet de levure deshydratée et en ajoutant 50g d'eau et 50g de farine aux proportions indiquées.

Voilà ce qu'ils donnent à la sortie du four :


Vous pouvez ensuite les couper en deux et les garnir de ce que vous voulez, selon l'inspiration.
Pour nous ce soir ce fût du très classique : tomates/oignons/salade/steak haché/cheddar.

Ensuite, les frites

Pour 2 belles portions de frites même pas grasses :
- 5 belles pommes de terre
- 2CS d'huile de tournesol
- 1CS d'herbes de provence
- 1cc bombée de paprika

Préchauffer le four à 210°C (th.7)
Peler et couper les pommes de terre puis les sécher avec un linge propre.
Dans un saladier mélanger l'huile, le paprika et les herbes de provence.
Ajouter les frites et bien mélanger avec les doigts pour les imbiber du mélange.
Les disposer ensuite en une seule couche dans une lèchefrite chemisée de papier sulfurisé.
Enfourner pour 20 minutes puis monter le four à 240°C (th.8) pour 10 minutes supplémentaires.
Le paprika va causer une coloration très vive des frites mais pas d'inquiétude, elles ne sont pas brulées ;p
Saler et déguster dès la sortie du four.

dimanche 13 janvier 2008

Pourquoi j'ai bien failli m'installer en Thaïlande pour toujours ou Phad Thaï (nouilles sautées à la Thaïlandaise)

Ca y est, enfin !
Enfin j'ai trouvé le temps de passer chez les frangins Tang acheter un stock de nam pla et autre concentré de tamarin.
Enfin j'ai rassemblé dans ma cuisine tout le nécessaire pour cuisiner Thaï.
Enfin j'ai retrouvé les saveurs incomparables de cette gastronomie qui a contribué pour beaucoup à me faire tomber amoureuse de la Thaïlande.

Immanquablement, il *fallait* que le premier plat que je tente de réaliser moi-même soit les fameuses Phad Thaï.
Même si cela aurait été fort dommage vu la richesse de la cuisine Thaïe, je crois bien que j'aurais pu passer mes 15 jours là-bas à me nourrir uniquement de Phad Thaï.
C'est un plat très simple, vite réalisé et aussi vite englouti.
Il demande juste un peu d'organisation pour préparer tous les ingrédients car la vitesse d'exécution joue pour beaucoup dans la réussite de ce plat, qui ne supporte pas un surplus de cuisson.
Je ne saurais trop vous conseiller de tenter l'expérience.
Les Phad Thaï, les goûter, c'est les adopter !!

Phad Thaï (nouilles sautées à la Thaïlandaise)


N.B : La photo n'est pas terrible, j'étais beaucoup trop pressée de goûter ;p J'essayerai d'en faire une meilleure la prochaine fois.

Pour 2 gloutons prêts à lécher la casserole :

- 100g de pâtes de riz (attention, il ne s'agit pas de vermicelles mais de pâtes un peu plus grosses, comme des spaghettis plats. Sur le sachet il y a généralement écrit "Rice sticks")
- 200g de poulet ou 200g de crevettes (ou 100g de chaque)
- 1 gros oeuf
- 1,5 CS de sucre
- 3CS de Nam Pla (sauce de poisson, à défaut utiliser du Nuoc Mam)
- 4CS de concentré de Tamarin
- 1CS d'huile de sésame
- 1CS d'huile végétale neutre (type tournesol)
- 1 carotte
- 100g de pousses de soja
- 1 grosse échalote (ou 2 petites)
- 4 têtes de ciboule thaï (ou d'oignons nouveaux)
- 2 brins de ciboulette thaï
- 1 petit piment rouge frais (ou 2 piments oiseaux séchés)
- 2CS de jus de citron
- 1 belle poignée de cacaouètes
- Coriandre

Mon conseil : préparez bien tous vos ingrédients à l'avance pour avoir tout sous la main au moment de cuisiner.

Faire tremper les nouilles 15 minutes dans de l'eau froide puis bien les égoutter.
Peler et raper grossièrement la carotte.
Emincer échalote, ciboule et ciboulette.
Emincer le piment et le mélanger avec le jus de citron.
Hacher (ou écraser) les cacaouètes ainsi que la coriandre.
Emincer le poulet et/ou décortiquer les crevettes.

Dans un wok, faire chauffer l'huile de sésame et y faire sauter l'échalote et le poulet (et/ou les crevettes).
Lorsqu'ils sont bien dorés, casser l'oeuf dans le wok et le brouiller grossièrement.
Rassembler le tout sur un côté du wok et baisser le feu.
Jeter dans l'autre partie l'huile de tournesol, les nouilles, le sucre, le nam pla, le tamarin et 1/2 verre d'eau.
Remonter le feu et faire cuire les nouilles en les agitant avec une spatule à partir du centre vers les côtés (c'est un peu technique et pas facile à expliquer. Imaginez que vous essayez de séparer les nouilles plutôt que de les touiller. C'est ce geste qui leur évite de coller.).
Lorsque les nouilles sont cuites (au bout d'environ 2 à 3 minutes), ajouter la carotte rapée, la ciboule, la ciboulette, les pousses de soja et tout mélanger (légumes, viande, oeuf, nouilles).
Hors du feu, ajouter le citron pimenté, bien mélanger une dernière fois et servir immédiatement.
Saupoudrer de cacouètes concassées et de coriandre.
Se régaler !!

vendredi 11 janvier 2008

Last but not least : le Dessert ou Mousse de fromage blanc au coeur de coulis sur son sablé breton

Pour clore cette série de posts sur mon repas de Noël (ben oui, le 10 janvier, faudrait voir à passer à autre chose, mais bon j'ai une excuse, je sors d'une sale grippe qui m'a clouée au lit), je vous présente donc mon dessert.
J'ai toujours adoré les plats dont le principe est de mélanger non seulement les saveurs mais aussi les textures. Le plus grand classique du genre reste bien évidemment le mi-cuit au chocolat (rhha le bonheur de casser la croûte du gateau pour laisser s'échaper le chocolat tout chaud et tout fondant ...) mais bon, après un repas bien riche comme celui de Noël, il me fallait quelque chose de plus léger.
Je suis donc partie sur l'idée d'une mousse de fromage blanc, dessert léger et doux au possible, que j'avais envie de relever d'un coulis de fruits rouges. Et plutôt que de mettre le coulis sur la mousse, j'ai eu envie de l'emprisonner *dedans*, comme une petite surprise :)
C'était très bon, seul petit ratage de mon côté, je n'avais pas laissé les glaçons de coulis prendre assez longtemps au congélateur et le coulis a donc dégelé plus vite que la mousse n'a pris, ce qui fait qu'il s'est retrouvé au fond et pas vraiment au milieu.
Si vous vous lancez dans cette recette, pensez donc à bien faire prendre votre coulis à l'avance.
Pour la pâte à sablé, j'ai utilisé celle de Frais !, tout simplement délicieuse et parfaitement adaptée à cet usage.

Mousse de fromage blanc au coeur de coulis sur son sablé breton



Pour 4 mousses surprise :

- 50g de sirop à 30°
- 20g de sucre
- 1,5 feuilles de gélatine
- 200g de fromage blanc de campagne
- 170g de crème liquide entière
- environ 1/4l de coulis de fruits rouge

pour la pâte à sablés :
- 250g de farine
- 125g de beurre bien mou
- 3g de fleur de sel
- 10g de levure chimique
- 2 à 3 jaunes d'oeufs selon la taille des oeufs
- 100g de sucre
- 1cc d'extrait de vanille liquide

Bien à l'avance, répartir le coulis dans 4 alvéoles d'un bac à glaçons en silicone (plus pratique pour le démoulage) et mettre au congélateur.

Préparer la mousse :
Mettre la gélatine à ramollir dans de l'eau froide.
Chauffer le sirop et le sucre jusqu'à ce que le mélange devienne transparent.
Ajouter la gélatine ramollie et mélanger hors du feu pour la dissoudre.
Fouetter vivement le fromage blanc pour l'aérer et y ajouter le mélange sirop + sucre.
A l'aide d'un batteur, monter la crème liquide en chantilly et l'incorporer délicatement au mélange précédent.

Pour le montage, vous pouvez utiliser soit des cercles posés sur un carton, soit (comme je l'ai fait parce que je n'avais pas assez de cercles) des moules de forme adéquate.
Déposer au fond une bonne couche de mousse, puis poser un glaçon de coulis et recouvrir de mousse. Bien égaliser avec une spatule pour tasser un peu la mousse.
Mettre immédiatement au réfrigirateur, pendant au moins 4h.

Préparer les sablés :
A l'aide de la feuille du robot, ou à la main, sabler la farine, la levure et le beurre.
Battre ensemble les jaunes d'oeuf, le sucre et la vanille.
Incorporez ce mélange au sablage et mélanger jusqu'à ce que la pâte soit homogène (mais ne pas trop insister pour ne pas lui donner trop de corps).
Faire une boule, l'enveloper dans du film et la mettre au réfrégirateur au moins 2h avant utilisation.
La sortir du frigo et la laisser une dizaine de minutes à température ambiante, puis l'abaisser entre deux feuilles de papier sulfurisé.
Découper des sablés de la même taille que vos moules à l'aide d'un emporte-pièce, les déposer sur une plaque et les cuire au four préchauffé à 150°C (th.5) une petite dizaine de minutes (surveiller la coloration).

Montage final :
Déposer un sablé sur chaque assiette, démouler une mousse dessus, décorer d'un trait de coulis, de fruits rouges et d'une feuille de menthe.
Servir aussitôt !

jeudi 3 janvier 2008

Repas de Noël, Episode 2 : la Revanche de Bambi ou Filet de biche en croûte, farce à l'estragon et aux girolles, sauce aux mûres

Voici donc la suite de mon menu de Noël.
Vu que celui-ci se déroulait le 25 et que la plupart de mes convives passaient le 24 en famille, je me suis dit qu'il valait mieux éviter chapon et autres dindes, le risque étant fort que l'une de ces volailles ait figuré au menu de la veille.
En plus, moi, je suis une vraie carnivore, c'est comme ça, j'adore la viande rouge, et mes divers acharnements weight watcheriens m'ayant poussée à en réduire considérablement ma consommation, j'avais bien l'intention de saisir l'occasion de ce repas de fête pour me faire plaisir.
J'ai donc opté pour de la biche, viande tendre à souhait et goûteuse, version gibier mais pas trop fort, pile poil ce que j'aime.
Allez savoir pourquoi, je me suis mise en tête de 1) la farcir 2) la cuire en croûte.
Du coup, me voilant parcourant en vrac la 50aine de bouquins de cuisine que je possède, et errant sur le net à la recherche de l'inspiration, ou du moins d'une indication sur la façon de cuisiner de la biche farcie en croûte.
En vain.
Pas la moindre petite recette s'approchant vaguement de ce que je cherchais à faire.
Du coup, paf, improvisation totale, et vogue la galère.
Je vous avoue que du coup j'ai traversé quelques moments d'angoisse intense et que j'ai même envisagé de stocker quelques pizzas au congélateur au cas où ce soit vraiment inbouffable.
Au final, heureusement, la viande était d'une tendresse incroyable (je cite "on pourrait la manger à la petite cuillère"), savoureuse, la farce se mariait très bien avec, la croûte était nickel, mes invités se sont régalés et je n'ai eu que des compliments.
Ouf, mon orgueil d'apprentie cuisinière était sauf !

Filet de biche en croûte, farce à l'estragon et aux girolles, sauce aux mûres


N.B : Désolée, je n'ai pas de photos après découpe, j'étais tellement stressée que j'ai complètement oublié :]

Pour 4 à 5 gourmands sans scrupules à l'idée de manger la maman de Bambi (selon l'appétit) :

Pour le filet en croûte :
- 1kg de filet de biche (à commander chez le boucher)
- 500g de pâte feuilletée
- un blanc d'oeuf
- un jaune d'oeuf

Pour la farce :
- les feuilles de 3 brins d'estragon
- 4 tranches de pain de mie
- un peu de lait
- 15cl de crème liquide
- 200g de girolles
- un petit oeuf
- sel, poivre

Pour la sauce :
- 60 cl de fond de veau (pour le coup j'ai utilisé pour mon fond un mélange de jus de cuisson d'une côte de veau à la cocotte et de celui du chapon du réveillon)
- 150 g de mûres (des surgelées feront très bien l'affaire)
- 30 g de sucre
- 2CS de vinaigre de vin rouge
- le zeste d'une demi-orange
- 1/2 baton de cannelle
- 35g de beurre très froid coupé en petits dés
- sel, poivre

Réaliser la farce :

Enlever la croûte des tranches de pain de mie et mettre dans un bol avec un peu de lait pour les détendre.
Dans un grand bol, verser la crème. Presser le pain de mie pour l'égoutter un peu et l'émietter dans la crème.
Ciseler très finement l'estragon et l'ajouter.
Passer le mélange au mixeur.
Battre l'oeuf et l'ajouter à la farce, bien mélanger.
Nettoyer et couper le pied des girolles. Les faire revenir dans une poêle avec une noix de beurre pour qu'elles rendent leur eau.
Bien les égouter, les laisser refroidir puis les couper en petit morceaux et les ajouter à la farce.
Goûter et rectifier l'assaisonnement selon votre goût.

N.B : J'ai personnellement ajouté une truffe très finement hachée à cette farce, mais elle s'en passe très bien.

Réaliser la sauce :

Faire décongeler les mûres en les mettant au frigo quelques heures avant.
Dans une casserole, les mélanger au sucre et faire chauffer à feu doux en remuant régulièrement avec une cuillère en bois jusqu'à ce qu'elles commencent à se réduire en purée.
Hors du feu, ajouter le vinaigre et le fond de gibier. Bien mélanger.
Ajouter le zeste d'orange et la cannelle, porter à ébullition puis réduire le feu et laisser mijoter à feu tout doux au moins 25 minutes et jusqu'à plusieurs heures si vous en avez le temps.
Juste avant de servir, goûter, rectifier l'assaisonnement puis monter la sauce au fouet en incorporant le beurre très froid (important) petit à petit.

N.B : J'ai trouvé que les petits morceaux de mûres donnaient du corps à la sauce mais si vous la préférez bien lisse vous pouvez la passer au chinois avant de la monter au beurre.

Préparer la biche :

Préchauffer le four à 180°C (th.6).

Faire chauffer un peu de beurre dans une cocotte assez grande pour recevoir votre filet de biche, à feu vif.
Lorsque la cocotte est bien chaude, saisir la viande rapidement, sur toutes les faces (très important ! ne pas oublier un côté ;p).
Laisser ensuite la viande refroidir sur une planche puis la sécher en la tamponnant légèrement avec un sopalin.
Il faut que la viande soit bien sèche pour ne pas détremper la pâte feuilletée.
Pratiquer ensuite une incision sur toute la longueur du filet et y introduire la farce.
Abaisser la pâte feuilletée (pas trop finement pour qu'elle ne casse pas).
Déposer la viande au centre puis replier la pâte tout autour en ayant pris soin de badigeonner les jointures de blanc d'oeuf pour qu'elles adhèrent bien.
Découper les éventuels excédents de pâte (on peut se servir des chutes pour découper des formes à l'emporte-pièce et les coller sur la pâte avec du blanc d'oeuf).
Faire éventuellement quelques décorations avec la pointe d'un couteau puis badigeonner la pâte de jaune d'oeuf pour qu'elle dore bien.
Enfourner pour environ 20 minutes.

N.B : Pour le coup, ce qui m'a vraiment aidée à obtenir une cuisson parfaite, c'est ma sonde à viande. Si vous en possédez une, n'hésitez pas à l'employer ! La cuisson de la biche est parfaite quand le coeur du morceau de viande atteint 48°C.

Servir les tranches de filet en croûte accompagnées de sauce aux mûres et d'une garniture de votre choix (pour moi ce fûrent des pommes sarladaises à la truffe et des haricots verts).

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