Culinopathe - A Flower in da Kitchen

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vendredi 7 mars 2008

Les fruits c'est bien mais faudrait pas oublier les biscuits ou Mousse de Mangue aux Oreos

C'est marrant, avant, j'aimais pas la mangue.
Fraîche, séchée, en smoothie, en jus, en yaourt ... quel que soit le format, j'aimais pas ça.
Je saurais même pas trop dire pourquoi.
C'était juste comme ça, paf, un point c'est tout.
Et puis il y a eu ce fameux voyage en Thaïlande, le pays où les fruits ont un autre goût.
Et la découverte de ce dessert totalement pousse au crime (dont d'ailleurs je vous donnerai bientôt la recette) : Le riz gluant au lait de coco et à la mangue.
Et là quelque chose s'est passé quelque part dans la région de mes papilles.
D'un coup d'un seul, elles et moi, hop, on a décidé qu'on aimait la mangue.
Comme ça, paf, un point c'est tout.
Du coup, et comme mon n'amoureux adore ce fruit, cherchant une idée de dessert pas trop lourd pour une fin de repas qui s'annonçait très copieux, je suis partie sur l'idée d'une mousse de mangue.
Sauf qu'en y réfléchissant bien, une bête mousse de mangue, ça me semblait pas hyper rigolo.
C'est là que mes yeux sont tombés sur la boîte d'Oreos.
Un coup de baguette magique plus tard (bon et quelques coups de batteur, j'avoue), hop, voilà mes verrines !

Mousse de Mangue aux Oreos



Pour 8 verrines mango-chocolatées :

- Environ 950g de mangue fraîche (ce qui correspond à peu près à la chair de 3 belles mangues)
- 25cl de crème fleurette entière bien froide
- 3CS de sucre semoule
- 16 Oreos
- 4 feuilles de gélatine
- 2CS d'eau

Mettre la gélatine à ramollir dans un bol empli d'eau froide une dizaine de minutes.

Découper la chair de mangue en morceaux et la passer au mixer pour la réduire en purée.
Egoutter les feuilles de gélatine.
Faire bouillir les 2CS d'eau et les verser sur la gélatine puis remuer avec une cuillère en bois jusqu'à complète dissolution.
Incorporer à la purée de mangue et bien mélanger.

Ouvrir les Oreos et en racler la crème. Réserver les biscuits d'un côté et la crème de l'autre.
Dans le bol du batteur, mélanger la crème fleurette bien froide, la crème des Oreos et le sucre semoule.
Battre le tout au fouet à vitesse maximum jusqu'à ce que la crème monte et devienne bien épaisse.
Incorporer délicatement à ce mélange la purée de mangue.

Concasser les biscuits des Oreos. Ma technique : Je les mets dans un sachet congélation et je les écrase au rouleau à pâtisserie.
Récupérer les morceaux de biscuits et réserver un peu de la poudre qui se sera déposée au fond du sachet.

Dresser les verrines : Répartir les biscuits concassés au fond, recouvrir de mousse de mangue jusqu'en haut puis décorer avec la poudre d'Oreos.

Mettre au réfrigérateur au moins 4h avant de déguster.

N.B.: Comme ce dessert était destiné à clore un repas déja très riche, je l'ai volontairement peu sucré. N'hésitez pas si vous le souhaitez à rajouter une ou deux CS de sucre.

mercredi 27 février 2008

La Party du Nuage de Filles



A ce soir les filles :)

lundi 25 février 2008

Et hop ! Une recette 0% de matière grasse ou Poulet vapeur en salade Thaïsante

Oui je sais "Thaïsante" n'est pas un vrai mot.
Mais en Langue Française comme en Cuisine, moi ce que j'aime, c'est l'impro et le néologisme, et tant pis pour mon siège à l'Académie Française.

D'ailleurs, vu la quantité volaille que je consomme depuis que j'ai commencé ce !@!#@# de régime qui n'en finit pas, je vous jure qu'il me faut désormais déployer des trésors d'ingéniosité et d'inspiration pour arriver à trouver de nouvelles façons de cuisiner dindes et autres poulets et qui n'impliquent pas l'utilisation d'un demi-pot de crème fraiche, voire d'une demie plaquette de beurre (en ce moment je rêve d'un Poulet Grand-Mère mais le calcul des calories me file le tournis).

Permettez-moi donc de vous présenter l'improvisation du jour, ou plutôt son histoire.
Quand j'étais en Thaïlande, j'ai commis l'erreur de tout touriste débutant dans ce pays. Le palais un peu anesthésié par la quantité de piment présente dans la plupart des plats, j'ai eu la brillante idée de commander une salade en me disant qu'au moins ça serait frais et apaisant.
Que nenni ma bonne dame !!
Retenez bien ceci si un jour vous voyagez dans ce pays fabuleux : En Thaïlande, salade = moitié ingrédients divers, moitié piment.
J'ai d'ailleurs bien failli être terrassée par la sauce d'une salade de Papaye qui s'était sournoisement glissée dans une boulette de riz gluant, mais ceci est une autre histoire.
Mais bon, comme au final j'ai survécu à tout ça, je suis rentrée en France en ayant développé un certain goût pour les salades épicées.

Il y a quelques jours, cherchant une idée de déjeuner léger et sachant mon frigo muni d'une escalope de poulet et de diverses crudités, j'ai donc décidé de m'improviser une salade d'inspiration Thaï.
Cependant, comme il me fallait expier quelques excès du à un fêtage intensif de mon anniversaire, l'idée d'exclure toute matière grasse de la préparation me titillait.
Solution : Mais oui mais c'est bien sur !! Cuire le poulet à la vapeur, suis-je bête !
Sitôt dit, sitôt fait, non sans lui adjoindre quelques pincées de poudre de perlimpimpim. Comme toujours, c'est pas parce qu'on mange léger qu'il faut manger fadasse.
Et fadasse, ce n'est clairement pas le mot pour cette salade qui vient d'être élue mon plat préféré du mois.

Poulet vapeur en salade Thaïsante



Pour 2 amateurs de saveurs un peu piquantes (3,5 points WW par personne):

- 2 escalopes de poulet d'environ 150g
- 1 belle gousse d'ail
- 1cc de coriandre moulue
- 1cc de paprika
- 4cc + 3CS de jus de citron
- 2 carottes
- 2 belles poignées de pousses de soja fraiches
- 2 belles échalotes
- 6 brins de coriandre fraîche
- 1 à 2 piments oiseaux séchés (selon le degré de piment que vous souhaitez)
- 2CS de nuoc mam
- 1cc de sucre
- En option : 1 poignée de cacahouètes (compter 1 point WW supplémentaire par personne).


Mettre l'eau à chauffer dans le cuit-vapeur.
Peler, dégermer et écraser l'ail en purée.
Dans un bol, mélanger la coriandre moulue, le paprika, l'ail et les 4cc de citron.
Enduire les escalopes de la pâte ainsi obtenue et les faire cuire à la vapeur pendant 8 minutes (attention, le temps de cuisson doit être adapté à l'épaisseur de vos escalopes. Si vous avez pris des extras-fines par exemple, réduisez au moins de 2 minutes).
Pendant ce temps, raper les carottes et emincer les échalotes.
Préparer la sauce en mélangeant le nuoc mam, le citron restant, le sucre, et les piments oiseaux préalablement finement hachés.
Lorsque le poulet est cuit, le découper en lamelles.
Dans deux bols, répartir les carottes rapées, les pousses de soja, les échalottes, la coriandre fraîche effeuillée et les lamelles de poulet.
Verser une moitié de la sauce dans chaque bol et bien mélanger.
Si vous avez choisi l'option cacahouètes, les concasser et en saupoudrer la salade.

Dévorer !

N.B : On peut accompagner ce plat de riz gluant pour adoucir le côté pimenté.

mardi 19 février 2008

Et le poisson dans tout ça ? Ou Filets de Rouget sur lit de tomates et petite purée ail / coriandre / basilic

Y a un truc que j'ai jamais compris avec les rougets, c'est comment on fait pour les cuire à la poêle sans que la peau reste accrochée au fond (et sans mettre 7 tonnes de matière grasse).
J'en vois au fond qui s'apprêtent à me dire "Ben ma grande, t'as qu'à les cuire à l'unilatérale." Oui mais non, j'ai testé, j'ai pas été convaincue, parce que quand même, la peau pas cuite du tout, je trouve ça bof.
Bref, à chaque fois que je cuisine des rougets, je me retrouve avec un truc imprésentable, vu qu'en plus j'arrive jamais à les retourner sans les casser.
Alors c'est quoi la solution pour cacher la catastrophe ?
Mais oui mais c'est bien sur, il faut les recouvrir avec quelque chose.
Quelque chose de bon, évidemment.
Avec de la coriandre si possible (j'ai toujours pas fini ma coriandrite aigüe, au grand damn de mon Kalou qui déteste ça et même de mon n'amoureux qui commence à légèrement se lasser).

Et hop, c'est parti.

Filets de Rouget sur lit de tomates et petite purée ail / coriandre / basilic



Pour 2 gastronomes qui aiment que leur assiette ressemble à quelque chose (4 points WW par personne):

- 8 filets de rouget
- 240g de tomates (environ 4 tomates pas trop grosses)
- 1 petite gousse d'ail
- 1/2 bouquet de basilic
- 4 brins de coriandre
- 1CS + 1cc d'huile d'olive au citron
- 2CS de vinaigre balsamique
- sel, poivre


Peler et dégermer l'ail.
Effeuiller le basilic et la coriandre.
Passer le tout au mixer avec une CS d'huile d'olive au citron (si vous n'en avez pas, ajoutez quelques gouttes de citron en plus de l'huile d'olive) jusqu'à l'obtention d'une purée.

Couper les tomates en petits dés.

Avec du papier absorbant, tamponner les filets de rouget pour les sécher.
A l'aide d'un pinceau, les badigeonner de l'huile d'olive restante.

Faire chauffer une poêle à feu moyen et y déposer les rougets. Cuire environ 2 minutes sur chaque face puis réserver au chaud.
Déglacer la poêle avec le balsamique en grattant bien avec une spatule pour décoller tous les sucs du rouget. Saler et poivrer.
Y jeter les tomates et laisser mijoter quelques minutes.

Répartir les tomates en lit dans les assiettes, y déposer les filets de rouget et les napper de purée ail / coriandre / basilic.

Personnellement j'ai accompagné ce plat d'une poêlée de quinoa aux petits légumes et c'était bien bon :)

jeudi 7 février 2008

Variation à l'instinct sur un curry ou Poulet au Curry, Tomates, Pommes et Canelle

Bon en gros, maintenant, vous avez compris le principe je pense.
Quand soudainement je ne poste plus de recettes pendant un laps de temps assez conséquent, c'est que la fameuse Montagne de Taff©™ m'a de nouveau engloutie dans ses profondeurs tentaculaires (en y repensant, ça ne veut probablement rien dire "profondeurs tentaculaires" mais je trouve ça assez évocateur).
Un ami me taquinait hier en me disant que dans ces moments là, il s'inquiétait pour moi. "Ben oui, quand tu postes plus, je me dis que tu as arrêté de manger."
Qu'on se rassure, je mange toujours.
J'ai juste moins de temps pour tester des choses nouvelles et surtout faire les posts qui vont avec.
Mais la Culinopathie étant une maladie coriace, malgré les tonnes de boulot et l'absence totale de temps pour moi, je finis toujours par être inexorablement attirée par mes fourneaux.
Et comme je n'ai pas le temps de faire des courses, ce sont donc les expériences de cuisine du placard qui se poursuivent.

Ce midi (enfin, à 15h, quand j'ai trouvé le temps de faire une pause déjeuner), j'avais envie de poulet au curry.
En fait, très exactement, j'étais restée sur une mi-déception causée par un poulet au curry vite fait que j'avais cuisiné pour mon n'amoureux et qui, s'il n'était pas vraiment raté (le poulet au curry, pas mon n'amoureux), n'était pas non le plus savoureux des poulets au curry que j'aie jamais cuisiné.
Les semi-ratages culinaires m'énervent. Ce moment où l'on sait que ça aurait vraiment pu être top mais qu'un petit rien a fait foirer quelque chose, quelque part. Ca m'agaçe au plus haut point.
Me voilà donc avec mon envie de poulet au curry meilleur.
Et puis vient s'en mêler mon envie d'improviser, de jouer avec du sucré-salé, d'ajouter un petit quelque chose de différent.
20 minutes plus tard, le verdict se traduisait par des petits grognements de satisfaction qui s'échappaient de ma gorge alors que j'engloutissais le plat en le protégeant férocement des attentions de Cisco (mon chat) qui avait décidé qu'au final, lui aussi avait bien envie de poulet au curry.

Voici donc une nouvelle recette à classer dans la catégorie des "express".
Vite fait, vite mangé, original, plein de saveurs.
Miam.

Poulet au Curry, Tomates, Pommes et Canelle



Pour deux stressés-pressés affamés (4,5 points WW par personne):

- 300g d'escalopes de poulet pas trop fines
- 4 échalotes
- 1 belle pomme bien sucrée (Tentation, Royal Gala ou Golden par exemple)
- 2 tomates
- 1CS de curry jaune en poudre
- 1cc de canelle
- 1cc de sucre semoule
- 4CS de crème épaisse à 3%
- sel, poivre

Détailler le poulet en lanières ou en dés.
Emincer les échalotes.
Eplucher la pomme, la couper en deux, puis la détailler en lamelles assez épaisses qu'on recoupera ensuite en deux.
Couper les tomates en quartiers et les recouper également en deux.

Dans une sauteuse, faire chauffer un voile d'huile d'olive. Lorsqu'elle est très chaude, y jeter les échalottes.
Les faire revenir quelques instants, puis baisser à feu moyen et ajouter les morceaux de pomme et de tomate, la canelle et le sucre.
Faire compoter le tout quelques minutes.
Regrouper tout les ingrédients sur un côté de la sauteuse pour stopper la cuisson, remonter à feu vif et jeter les morceaux de poulet.
Faire colorer quelques secondes, ajouter le curry, bien remuer pour imprégner les morceaux de poulet.
Laisser cuire 1 minute, rebaisser à feu moyen, mélanger le poulet et le reste du contenu de la sauteuse.
Saler et poivrer à votre convenance, puis ajouter la crème et bien mélanger.
Laisser cuire une minute supplémentaire puis servir immédiatement.

N.B : On peut manger ce plat complet tel quel ou l'accompagner de riz bien parfumé.
N.B.2 : J'étais partie pour ajouter de la coriandre ciselée au moment de servir, mais j'ai oublié. C'est probablement aussi très bon avec.

mardi 22 janvier 2008

Ce soir, c'est cuisine du placard ou Sauté de poulet aux petits légumes façon tajine

Bon c'est bien beau les burgers, les phad thaï et autres repas de Noël mais avec tout ça, plus la semaine de ski que je viens de me faire, y a ma balance qui grogne très très sévèrement !
Du coup, hop, c'est reparti pour les bonnes résolutions.
Mais hier, comme je rentrais du ski justement, réimmersion dans le boulot jusqu'au cou, pas du tout le temps de faire des courses.
Juste un passage rapide chez le boucher, hop, des escalopes de poulet et je me suis dit "boarf je trouverai bien des trucs pour aller avec dans mes placards".
Voilà comment j'ai improvisé ce petit plat très complet, très léger, et très très bon.

Sauté de poulet aux petits légumes façon tajine

Sauté de poulet aux petits légume façon tajine

Pour 2 fureteurs de placard (4,5 points WW par personne):

- 300g d'escalopes de poulet
- 1 sachet d'épices Ducros "Mélange pour poulet marocain"
- 30cl d'eau
- 1cc de cannelle
- 1 petite boîte d'ananas au naturel
- 200g de printanière de légume surgelée
- 1 bel oignon jaune
- sel, poivre

Couper les escalopes en morceaux, l'oignon en quartiers et les tranches d'ananas en petits morceaux.
Dans une sauteuse, vaporiser un peu d'huile d'olive et y faire dorer l'oignon, le poulet et l'ananas.
Saler, poivrer.
Ajouter le mélange d'épices et la cannelle, puis l'eau et bien mélanger.
Ajouter également les légumes, baisser à feu moyen, couvrir et laisser mijoter une vingtaine de minutes.

Et voilà, c'est pas plus compliqué que ça :]

lundi 14 janvier 2008

Le retour de la junk food maison ou Hamburger au levain Kayser et frites au four

Le truc quand on est au régime depuis si longtemps (bon ok j'ai fait quelques entorses mais globalement ça fait bientôt un an) c'est qu'on se prend à avoir des envies incontroblables de malbouffe.
En sortant de mon expédition de ce matin dans mon Carrouf local, je suis passée devant chez Quick.
Un drame.
A la limite de la crise d'épilepsie tellement je bavais devant la photo du Super Giant.
Oui je sais, c'est même pas bon.
Mais allez dire ça à mon cerveau, privé de junk food depuis des mois et des mois et qui s'obstine à me faire croire que la seule chose qui pourrait me rendre heureuse c'est un Royal Cheese avec des frites.
Alors j'ai passé un deal avec moi-même.
Ok, je m'autorise un repas junk.
Mais c'est moi qui le prépare.
De A et Z.
Moi, et mon copain Basile, le levain Kayser.

Alors ce soir, Kalou et moi, on s'est empiffrés de cheeseburgers et de frites.
Et Kalou a essayé de me persuader d'ouvrir un fast food pour qu'on devienne milliardaires.

Hamburger au levain Kayser et frites au four



Commençons par les burgers

Pour 6 à 8 pains à hamburgers :

- 100g de levain liquide Kayser*
- 70g d'eau
- 180g de lait
- 550g de farine
- 1 oeuf
- 30g de beurre mou coupé en petits dés
- 1CS de sucre
- 5g de sel
- 1 sachet de levure déshydratée type Briochin
- Quelques pincées de graines de sésame

Dans le bol du robot, bien mélanger le levain, l'eau, le lait, la levure et l'oeuf avec une cuillère en bois.
Ajouter la farine et le sucre et pétrir avec le crochet, à vitesse 1, pendant 5 minutes, tout en ajoutant le beurre petit à petit.
Passer ensuite en vitesse 2 et pétrir encore 5 minutes.
Couvrir le bol d'un torchon humide et laisser reposer à température ambiante pendant 2h.
Lorsque la pâte a doublé de volume, la séparer en 6 (pour des gros hamburgers) ou en 8 (pour des hamburgers de taille moyenne).
Bouler chaque pâton, les déposer sur une plaque à pâtisserie couverte de papier sulfurisé, puis tapoter dessus avec un rouleau à pâtisserie pour les applatir légèrement.
Laisser à nouveau reposer 30 minutes à température ambiante sous un linge.
Pendant ce temps préchauffer le four à 210°C (th.7), si possible chaleur tournante, en ayant pris soin de disposer au fond un récipient métallique rempli d'eau.
A la fin des 30 minutes, vaporiser les pâtons avec un peu d'eau légèrement salée et les parsemer de graines de sésame.
Enfourner, baisser le four à 180°C et laisser cuire 18 à 20 minutes.
Sortir les pains et les laisser refroidir sur une grille.

* : Pour ceux d'entre vous qui n'élèvent pas un levain Kayser dans leur frigo, sachez que vous pouvez adapter cette recette en remplaçant le levain par un autre sachet de levure deshydratée et en ajoutant 50g d'eau et 50g de farine aux proportions indiquées.

Voilà ce qu'ils donnent à la sortie du four :


Vous pouvez ensuite les couper en deux et les garnir de ce que vous voulez, selon l'inspiration.
Pour nous ce soir ce fût du très classique : tomates/oignons/salade/steak haché/cheddar.

Ensuite, les frites

Pour 2 belles portions de frites même pas grasses :
- 5 belles pommes de terre
- 2CS d'huile de tournesol
- 1CS d'herbes de provence
- 1cc bombée de paprika

Préchauffer le four à 210°C (th.7)
Peler et couper les pommes de terre puis les sécher avec un linge propre.
Dans un saladier mélanger l'huile, le paprika et les herbes de provence.
Ajouter les frites et bien mélanger avec les doigts pour les imbiber du mélange.
Les disposer ensuite en une seule couche dans une lèchefrite chemisée de papier sulfurisé.
Enfourner pour 20 minutes puis monter le four à 240°C (th.8) pour 10 minutes supplémentaires.
Le paprika va causer une coloration très vive des frites mais pas d'inquiétude, elles ne sont pas brulées ;p
Saler et déguster dès la sortie du four.

dimanche 13 janvier 2008

Pourquoi j'ai bien failli m'installer en Thaïlande pour toujours ou Phad Thaï (nouilles sautées à la Thaïlandaise)

Ca y est, enfin !
Enfin j'ai trouvé le temps de passer chez les frangins Tang acheter un stock de nam pla et autre concentré de tamarin.
Enfin j'ai rassemblé dans ma cuisine tout le nécessaire pour cuisiner Thaï.
Enfin j'ai retrouvé les saveurs incomparables de cette gastronomie qui a contribué pour beaucoup à me faire tomber amoureuse de la Thaïlande.

Immanquablement, il *fallait* que le premier plat que je tente de réaliser moi-même soit les fameuses Phad Thaï.
Même si cela aurait été fort dommage vu la richesse de la cuisine Thaïe, je crois bien que j'aurais pu passer mes 15 jours là-bas à me nourrir uniquement de Phad Thaï.
C'est un plat très simple, vite réalisé et aussi vite englouti.
Il demande juste un peu d'organisation pour préparer tous les ingrédients car la vitesse d'exécution joue pour beaucoup dans la réussite de ce plat, qui ne supporte pas un surplus de cuisson.
Je ne saurais trop vous conseiller de tenter l'expérience.
Les Phad Thaï, les goûter, c'est les adopter !!

Phad Thaï (nouilles sautées à la Thaïlandaise)


N.B : La photo n'est pas terrible, j'étais beaucoup trop pressée de goûter ;p J'essayerai d'en faire une meilleure la prochaine fois.

Pour 2 gloutons prêts à lécher la casserole :

- 100g de pâtes de riz (attention, il ne s'agit pas de vermicelles mais de pâtes un peu plus grosses, comme des spaghettis plats. Sur le sachet il y a généralement écrit "Rice sticks")
- 200g de poulet ou 200g de crevettes (ou 100g de chaque)
- 1 gros oeuf
- 1,5 CS de sucre
- 3CS de Nam Pla (sauce de poisson, à défaut utiliser du Nuoc Mam)
- 4CS de concentré de Tamarin
- 1CS d'huile de sésame
- 1CS d'huile végétale neutre (type tournesol)
- 1 carotte
- 100g de pousses de soja
- 1 grosse échalote (ou 2 petites)
- 4 têtes de ciboule thaï (ou d'oignons nouveaux)
- 2 brins de ciboulette thaï
- 1 petit piment rouge frais (ou 2 piments oiseaux séchés)
- 2CS de jus de citron
- 1 belle poignée de cacaouètes
- Coriandre

Mon conseil : préparez bien tous vos ingrédients à l'avance pour avoir tout sous la main au moment de cuisiner.

Faire tremper les nouilles 15 minutes dans de l'eau froide puis bien les égoutter.
Peler et raper grossièrement la carotte.
Emincer échalote, ciboule et ciboulette.
Emincer le piment et le mélanger avec le jus de citron.
Hacher (ou écraser) les cacaouètes ainsi que la coriandre.
Emincer le poulet et/ou décortiquer les crevettes.

Dans un wok, faire chauffer l'huile de sésame et y faire sauter l'échalote et le poulet (et/ou les crevettes).
Lorsqu'ils sont bien dorés, casser l'oeuf dans le wok et le brouiller grossièrement.
Rassembler le tout sur un côté du wok et baisser le feu.
Jeter dans l'autre partie l'huile de tournesol, les nouilles, le sucre, le nam pla, le tamarin et 1/2 verre d'eau.
Remonter le feu et faire cuire les nouilles en les agitant avec une spatule à partir du centre vers les côtés (c'est un peu technique et pas facile à expliquer. Imaginez que vous essayez de séparer les nouilles plutôt que de les touiller. C'est ce geste qui leur évite de coller.).
Lorsque les nouilles sont cuites (au bout d'environ 2 à 3 minutes), ajouter la carotte rapée, la ciboule, la ciboulette, les pousses de soja et tout mélanger (légumes, viande, oeuf, nouilles).
Hors du feu, ajouter le citron pimenté, bien mélanger une dernière fois et servir immédiatement.
Saupoudrer de cacouètes concassées et de coriandre.
Se régaler !!

vendredi 11 janvier 2008

Last but not least : le Dessert ou Mousse de fromage blanc au coeur de coulis sur son sablé breton

Pour clore cette série de posts sur mon repas de Noël (ben oui, le 10 janvier, faudrait voir à passer à autre chose, mais bon j'ai une excuse, je sors d'une sale grippe qui m'a clouée au lit), je vous présente donc mon dessert.
J'ai toujours adoré les plats dont le principe est de mélanger non seulement les saveurs mais aussi les textures. Le plus grand classique du genre reste bien évidemment le mi-cuit au chocolat (rhha le bonheur de casser la croûte du gateau pour laisser s'échaper le chocolat tout chaud et tout fondant ...) mais bon, après un repas bien riche comme celui de Noël, il me fallait quelque chose de plus léger.
Je suis donc partie sur l'idée d'une mousse de fromage blanc, dessert léger et doux au possible, que j'avais envie de relever d'un coulis de fruits rouges. Et plutôt que de mettre le coulis sur la mousse, j'ai eu envie de l'emprisonner *dedans*, comme une petite surprise :)
C'était très bon, seul petit ratage de mon côté, je n'avais pas laissé les glaçons de coulis prendre assez longtemps au congélateur et le coulis a donc dégelé plus vite que la mousse n'a pris, ce qui fait qu'il s'est retrouvé au fond et pas vraiment au milieu.
Si vous vous lancez dans cette recette, pensez donc à bien faire prendre votre coulis à l'avance.
Pour la pâte à sablé, j'ai utilisé celle de Frais !, tout simplement délicieuse et parfaitement adaptée à cet usage.

Mousse de fromage blanc au coeur de coulis sur son sablé breton



Pour 4 mousses surprise :

- 50g de sirop à 30°
- 20g de sucre
- 1,5 feuilles de gélatine
- 200g de fromage blanc de campagne
- 170g de crème liquide entière
- environ 1/4l de coulis de fruits rouge

pour la pâte à sablés :
- 250g de farine
- 125g de beurre bien mou
- 3g de fleur de sel
- 10g de levure chimique
- 2 à 3 jaunes d'oeufs selon la taille des oeufs
- 100g de sucre
- 1cc d'extrait de vanille liquide

Bien à l'avance, répartir le coulis dans 4 alvéoles d'un bac à glaçons en silicone (plus pratique pour le démoulage) et mettre au congélateur.

Préparer la mousse :
Mettre la gélatine à ramollir dans de l'eau froide.
Chauffer le sirop et le sucre jusqu'à ce que le mélange devienne transparent.
Ajouter la gélatine ramollie et mélanger hors du feu pour la dissoudre.
Fouetter vivement le fromage blanc pour l'aérer et y ajouter le mélange sirop + sucre.
A l'aide d'un batteur, monter la crème liquide en chantilly et l'incorporer délicatement au mélange précédent.

Pour le montage, vous pouvez utiliser soit des cercles posés sur un carton, soit (comme je l'ai fait parce que je n'avais pas assez de cercles) des moules de forme adéquate.
Déposer au fond une bonne couche de mousse, puis poser un glaçon de coulis et recouvrir de mousse. Bien égaliser avec une spatule pour tasser un peu la mousse.
Mettre immédiatement au réfrigirateur, pendant au moins 4h.

Préparer les sablés :
A l'aide de la feuille du robot, ou à la main, sabler la farine, la levure et le beurre.
Battre ensemble les jaunes d'oeuf, le sucre et la vanille.
Incorporez ce mélange au sablage et mélanger jusqu'à ce que la pâte soit homogène (mais ne pas trop insister pour ne pas lui donner trop de corps).
Faire une boule, l'enveloper dans du film et la mettre au réfrégirateur au moins 2h avant utilisation.
La sortir du frigo et la laisser une dizaine de minutes à température ambiante, puis l'abaisser entre deux feuilles de papier sulfurisé.
Découper des sablés de la même taille que vos moules à l'aide d'un emporte-pièce, les déposer sur une plaque et les cuire au four préchauffé à 150°C (th.5) une petite dizaine de minutes (surveiller la coloration).

Montage final :
Déposer un sablé sur chaque assiette, démouler une mousse dessus, décorer d'un trait de coulis, de fruits rouges et d'une feuille de menthe.
Servir aussitôt !

jeudi 3 janvier 2008

Repas de Noël, Episode 2 : la Revanche de Bambi ou Filet de biche en croûte, farce à l'estragon et aux girolles, sauce aux mûres

Voici donc la suite de mon menu de Noël.
Vu que celui-ci se déroulait le 25 et que la plupart de mes convives passaient le 24 en famille, je me suis dit qu'il valait mieux éviter chapon et autres dindes, le risque étant fort que l'une de ces volailles ait figuré au menu de la veille.
En plus, moi, je suis une vraie carnivore, c'est comme ça, j'adore la viande rouge, et mes divers acharnements weight watcheriens m'ayant poussée à en réduire considérablement ma consommation, j'avais bien l'intention de saisir l'occasion de ce repas de fête pour me faire plaisir.
J'ai donc opté pour de la biche, viande tendre à souhait et goûteuse, version gibier mais pas trop fort, pile poil ce que j'aime.
Allez savoir pourquoi, je me suis mise en tête de 1) la farcir 2) la cuire en croûte.
Du coup, me voilant parcourant en vrac la 50aine de bouquins de cuisine que je possède, et errant sur le net à la recherche de l'inspiration, ou du moins d'une indication sur la façon de cuisiner de la biche farcie en croûte.
En vain.
Pas la moindre petite recette s'approchant vaguement de ce que je cherchais à faire.
Du coup, paf, improvisation totale, et vogue la galère.
Je vous avoue que du coup j'ai traversé quelques moments d'angoisse intense et que j'ai même envisagé de stocker quelques pizzas au congélateur au cas où ce soit vraiment inbouffable.
Au final, heureusement, la viande était d'une tendresse incroyable (je cite "on pourrait la manger à la petite cuillère"), savoureuse, la farce se mariait très bien avec, la croûte était nickel, mes invités se sont régalés et je n'ai eu que des compliments.
Ouf, mon orgueil d'apprentie cuisinière était sauf !

Filet de biche en croûte, farce à l'estragon et aux girolles, sauce aux mûres


N.B : Désolée, je n'ai pas de photos après découpe, j'étais tellement stressée que j'ai complètement oublié :]

Pour 4 à 5 gourmands sans scrupules à l'idée de manger la maman de Bambi (selon l'appétit) :

Pour le filet en croûte :
- 1kg de filet de biche (à commander chez le boucher)
- 500g de pâte feuilletée
- un blanc d'oeuf
- un jaune d'oeuf

Pour la farce :
- les feuilles de 3 brins d'estragon
- 4 tranches de pain de mie
- un peu de lait
- 15cl de crème liquide
- 200g de girolles
- un petit oeuf
- sel, poivre

Pour la sauce :
- 60 cl de fond de veau (pour le coup j'ai utilisé pour mon fond un mélange de jus de cuisson d'une côte de veau à la cocotte et de celui du chapon du réveillon)
- 150 g de mûres (des surgelées feront très bien l'affaire)
- 30 g de sucre
- 2CS de vinaigre de vin rouge
- le zeste d'une demi-orange
- 1/2 baton de cannelle
- 35g de beurre très froid coupé en petits dés
- sel, poivre

Réaliser la farce :

Enlever la croûte des tranches de pain de mie et mettre dans un bol avec un peu de lait pour les détendre.
Dans un grand bol, verser la crème. Presser le pain de mie pour l'égoutter un peu et l'émietter dans la crème.
Ciseler très finement l'estragon et l'ajouter.
Passer le mélange au mixeur.
Battre l'oeuf et l'ajouter à la farce, bien mélanger.
Nettoyer et couper le pied des girolles. Les faire revenir dans une poêle avec une noix de beurre pour qu'elles rendent leur eau.
Bien les égouter, les laisser refroidir puis les couper en petit morceaux et les ajouter à la farce.
Goûter et rectifier l'assaisonnement selon votre goût.

N.B : J'ai personnellement ajouté une truffe très finement hachée à cette farce, mais elle s'en passe très bien.

Réaliser la sauce :

Faire décongeler les mûres en les mettant au frigo quelques heures avant.
Dans une casserole, les mélanger au sucre et faire chauffer à feu doux en remuant régulièrement avec une cuillère en bois jusqu'à ce qu'elles commencent à se réduire en purée.
Hors du feu, ajouter le vinaigre et le fond de gibier. Bien mélanger.
Ajouter le zeste d'orange et la cannelle, porter à ébullition puis réduire le feu et laisser mijoter à feu tout doux au moins 25 minutes et jusqu'à plusieurs heures si vous en avez le temps.
Juste avant de servir, goûter, rectifier l'assaisonnement puis monter la sauce au fouet en incorporant le beurre très froid (important) petit à petit.

N.B : J'ai trouvé que les petits morceaux de mûres donnaient du corps à la sauce mais si vous la préférez bien lisse vous pouvez la passer au chinois avant de la monter au beurre.

Préparer la biche :

Préchauffer le four à 180°C (th.6).

Faire chauffer un peu de beurre dans une cocotte assez grande pour recevoir votre filet de biche, à feu vif.
Lorsque la cocotte est bien chaude, saisir la viande rapidement, sur toutes les faces (très important ! ne pas oublier un côté ;p).
Laisser ensuite la viande refroidir sur une planche puis la sécher en la tamponnant légèrement avec un sopalin.
Il faut que la viande soit bien sèche pour ne pas détremper la pâte feuilletée.
Pratiquer ensuite une incision sur toute la longueur du filet et y introduire la farce.
Abaisser la pâte feuilletée (pas trop finement pour qu'elle ne casse pas).
Déposer la viande au centre puis replier la pâte tout autour en ayant pris soin de badigeonner les jointures de blanc d'oeuf pour qu'elles adhèrent bien.
Découper les éventuels excédents de pâte (on peut se servir des chutes pour découper des formes à l'emporte-pièce et les coller sur la pâte avec du blanc d'oeuf).
Faire éventuellement quelques décorations avec la pointe d'un couteau puis badigeonner la pâte de jaune d'oeuf pour qu'elle dore bien.
Enfourner pour environ 20 minutes.

N.B : Pour le coup, ce qui m'a vraiment aidée à obtenir une cuisson parfaite, c'est ma sonde à viande. Si vous en possédez une, n'hésitez pas à l'employer ! La cuisson de la biche est parfaite quand le coeur du morceau de viande atteint 48°C.

Servir les tranches de filet en croûte accompagnées de sauce aux mûres et d'une garniture de votre choix (pour moi ce fûrent des pommes sarladaises à la truffe et des haricots verts).

mercredi 2 janvier 2008

Quand la cuisine devient le plus doux des médicaments ou Riz au lait hyper crémeux aux 3 parfums

Ma petite maman a un vilain trou dans le bide.
Bon, dit comme ça, ça fait un peu guerre du Vietnam.
En fait non, ma petite maman a "juste" un méchant ulcère.
La plupart du temps il dort, tout discret. Et puis parfois, le voilà qui se réveille.
Evidemment, on a inventé des tas de médicaments très efficaces pour ça.
Mais ma maman, quand son ulcère la travaille, elle aime bien manger du riz au lait.
Elle dit que ça "plâtre".
Moi, je la soupçonne d'être gourmande.

Bon, ok, c'est un vilain défaut.
Mais moi ça me donne l'occasion de lui faire plaisir alors rien que pour ça, je lui pardonne.

Riz au lait hyper crémeux aux 3 parfums



Pour 4 gourmands ulcérés

- 190g de riz rond
- 1l de lait entier
- 2cc d'extrait de vanille liquide (du vrai hein, pas de l'arôme !)
- le zeste d'une demie-orange
- 1cc rase de cardamone en poudre
- 5CS de sucre en poudre
- 1CS de crème épaisse
- 1 noix de beurre

Rincer le riz à l'eau froide et bien l'égoutter.
Faire fondre une noix de beurre dans une grande casserole à feu moyen et y faire revenir le riz environ 2 minutes.
Ajouter le lait, le sucre, la vanille, le zeste d'orange et la cardamone, bien mélanger.
Faire cuire à feu très doux pendant environ 1 heure, en remuant régulièrement avec une cuillère en bois pour éviter la formation d'une peau et pour que le riz n'attache pas au fond.
Lorsque le riz est tout fondant et a gonflé assez pour remplir presque toute la casserole, ajouter la crème, bien mélanger, cuire encore 2 minutes puis verser dans un plat.
Déguster chaud, tiède ou carrément laisser refroidir puis mettre au frigo et manger bien frais.

Pour 2008 : Amour, gloire, beauté, bonheur et plaisirs gastronomiques !

mardi 1 janvier 2008

Petit interlude juste sucré comme il faut ou ma recette définitive des Chouquettes

En attendant de vous poster la suite des recettes de mon repas de Noël (épisode deux : la biche qu'on peut manger à la petite cuillère, spéciale dédicace à Psychotruc), voici la recette d'une gourmandise qui fait partie de mes classiques.
Les chouquettes furent, à peu de choses près, les premiers prémices de ma culinopathie.
Comprendre : Ce sont les premières pâtisseries classiques du boulanger que j'ai eu envie de faire moi-même plutôt que de continuer à les acheter.
Pas exactement les premières, à vrai dire, puisque la galette des rois les avait précédées (et j'aurai l'occasion de vous en reparler très prochainement).
Depuis cette première crise chouquettienne, je suis l'heureuse propriétaire d'un sac de 10 kilos de sucre perlé. Et oui, à l'époque, impossible d'en trouver dans le commerce "standard" et j'étais donc allée en acheter chez Métro. D'où le sac de 10 kilos, plus petit conditionnement en vente là-bas.
10 kilos de sucre perlé, je peux vous dire que ca en fait, des chouquettes.
Heureusement que le sucre se conserve bien :)
Enfin voilà, depuis ce temps, j'ai eu l'occasion de tester pas mal de recettes de pâte à choux, pas mal de modes de cuisson et je crois bien être arrivée à ce que je considère comme MA recette définitive des chouquettes.
Après, évidemment, cela dépend des goûts et probablement des fours.
A vous, donc, de tester et d'adapter.
Parce que l'important avec les recettes de cuisine c'est de se les approprier !

Chouquettes



Pour une quarantaine de chouquettes à dévorer instantanément :

- 12,5 cl de lait (1/8ème)
- 12,5 cl d'eau
- 100g de beurre
- 150g de farine t45
- 1/2cc de sel
- 1/2cc de levure chimique
- 1CS de sucre
- 3 gros oeufs

- Sucre perlé (ou sucre en grains)

Préchauffer le four à 150°C (th.5), chaleur tournante si possible.

Dans un bol mélanger la farine, le sel et la levure.
Dans une casserole, porter à ébullition l'eau, le lait et le beurre.
Dès que le mélange bout, verser d'un seul coup tout le mélange farine/sel/levure et, hors du feu, mélanger énergiquement avec une spatule en bois.
Le mélange doit "sécher" et former une boule compacte qui n'adhère pas aux bords de la casserole. Si besoin, remettez le un peu sur le feu sans arrêter de mélanger pour bien le sécher.
Ajouter le sucre et bien l'incorporer.
Ajouter alors les oeufs, un par un, en mélangeant énergiquement entre chaque oeuf pour que le mélange soit homogène.
L'important lors de cette étape c'est d'emprisonner un maximum d'air dans la pâte, car c'est lui qui permettra à vos chouquettes de bien gonfler.

Lorsque vous avez bien mélangé (ou que vous avez tellement mal au bras que vous n'êtes plus capable de tenir la cuillère ;p), déposer des boules de pâtes sur une plaque à pâtisserie, soit avec une poche à douille, soit (ma technique) avec une cuillère à café. Personnellement je fais des boules à peu près de la taille d'une grosse noix mais là encore, adaptez selon votre goût (attention, la taille pourra influer sur la cuisson).
Saupoudrer les boules de pâte de sucre perlé et enfourner.

Cuire 7 minutes puis monter le thermostat à 180°C (th.6), cuire 7 minutes supplémentaires et enfin monter le thermostat à 210°C (th.7) et cuire 8 minutes.
Le fait d'enfourner les chouquettes à four pas trop chaud et d'augmenter progressivement la température leur permettra de bien gonfler et de ne pas retomber lorsque vous les sortirez.

Et voilà, le challenge ensuite, c'est de ne pas engloutir chaque fournée en 2 minutes chrono ! :)

jeudi 27 décembre 2007

Parce que c'est pas tous les jours Noël ou Trilogie de mises en bouche festives

Forcément, après presque un an de culinopathie, fallait bien que je me lance dans quelque chose de très compliqué pour épater mes potes à Noël.
Forcément.
Alors bon, le 24 au soir en famille, c'est sacré, mais le 25, pour dîner, chez moi, c'était le Noël des Copains, première édition (parce que j'espère bien qu'on remettra ça).
Et comme quand je me mets la pression je me la mets pas à moitié, 3 de mes 8 invités sont traiteurs de métier. Moi, dans la vie, j'aime le challenge.

Après des semaines de réflexion intense et de triturage de cervelle, j'ai fini par fixer mon menu.
Apéro au foie gras (fourni par les copains traiteurs, parce que le leur est vraiment trop bon)
En entrée une trilogie de mises en bouche : Crème brûlée au foie gras, velouté de Saint-Jacques au Champagne et à l'Estragon, Oeufs de caille en cocotte d'oursins.
En plat, un filet de biche en croûte farci à l'estragon, aux girolles et aux truffes, accompagné de pommes sarladaises truffées et d'une sauce à la mûre.
Un plateau de fromages puis, en dessert, une mousse de fromage blanc au coeur de coulis de fruits rouges sur un sablé breton.

Vous me direz, heureusement que c'est pas tous les jours Noël parce qu'en quelques jours de ce régime, il me faudrait une brouette pour me déplacer :]

Alors voilà, 2 jours en cuisine, beaucoup de sueurs froides, un paquet d'improvisation, une bonne tonne de stress, un peu de Magie et hop ! Tout était réussi, OUF !
Je commence donc par le commencement et vous présente ici les recettes de mes mises en bouche.
Pour info, la recette de crème brûlée est un mélange de plusieurs recettes trouvées sur le net, celle du velouté de Saint-Jacques une adaptation d'une recette du magazine Saveurs et celle des oursins une adaptation d'une recette du magazine Régal.

Trilogie de mises en bouche festives


Crème brûlée au foie gras

Pour 12 mini-crèmes :

- 100g de foie gras mi-cuit
- 20cl de crème liquide entière
- 2 jaunes d'oeufs
- 1 pincée de fleur de sel de Guérande
- 1 pincée de poivre
- Cassonade pour saupoudrer
- quelques pincées de 4 épices

Préchauffer le four à 110°C (th. 3/4), chaleur tournante si possible.

Mixer ensemble le foie gras et la crème liquide.
Ajouter les jaunes d'oeufs, le sel et le poivre, bien mélanger au fouet ou au mixeur.
Passer au chinois et remplir les plats à mini-crèmes.
Enfourner pour une vingtaine de minutes.
Surveiller la cuisson : les crèmes doivent être prises mais tremblotter un peu si vous secouer le plat.

Laisser refroidir puis mettre au frigo au moins 2h avant de servir.

Au moment de servir, saupoudrer les crèmes de cassonade et d'une pincée de 4 épices et passer au chalumeau.
Si vous n'avez pas de chalumeau, préchauffez votre four sur grill, puissance max, et déposez les crèmes sur une grille tout en haut.
Surveillez bien pour ne pas les laisser brûler !!

Velouté de Saint-Jacques au Champagne et à l'Estragon

Pour 8 mises en bouche :

- 16 grosses noix de Saint-Jacques sans corail (les surgelées de chez Monsieur Picard sont parfaites)
- 25cl de Champagne
- 2 feuilles de gélatine
- 50cl de crème liquide entière
- les feuilles de 3 brins d'estragon

Mettre la gélatine à ramollir dans de l'eau froide.
Passer 8 noix de Saint-Jacques au mixeur et réserver les autres.
Ciseler finement les feuilles d'estragon.

Dans une casserole, mélanger la crème liquide et le Champagne et porter le tout à ébullition.
Lorsque le mélange bout, oter du feu, ajouter la gélatine, les Saint-Jacques et l'estragon.
Bien mélanger puis saler et poivrer à votre convenance.
Repasser le mélange au mixeur (le mieux étant un mixeur plongeant qui va émulsionner le velouté) puis passer au chinois.

Dans une poêle, faire chauffer un peu d'huile d'olive, puis saisir les noix restantes à feu vif jusqu'à ce qu'elles soient bien colorées.
Saler et poivrer.

Répartir le velouté dans les ramequins et déposer une noix dans chaque.
Mettre le tout au frais au moins 3h avant de servir.

Oeufs de caille en cocotte d'Oursins

Pour 8 cocottes :

- 8 gros oursins
- 16 oeufs de caille
- 15cl de crème liquide
- les feuilles de 3 branches de basilic

Préchauffer le four à 180°C.

Avec des ciseaux (crantés si possible, c'est plus pratique), ouvrir les oursins en les incisant au niveau de la bouche (la partie sans épines) et découper le plus proprement possible une ouverture circulaire.
Recueillir le jus dans un bol et prélever délicatement les langues.
Laver et sécher les carapaces et les réserver pour le dressage.

Filtrer le jus puis le mélanger dans une casserole avec la crème.
Faire chauffer le mélange en remuant avec une cuillère en bois jusqu'à ce qu'il soit bien épaissit (à peu près la consistance d'une crème anglaise).
Saler et poivrer ni nécessaire.
Ciseler le basilic et l'ajouter hors du feu à la crème.

Tapisser les oursins de papier aluminium.
Dans chaque oursin, répartir les langues puis déposer environ 1CS de crème.
Casser les oeufs de caille un par un dans une tasse et en mettre 2 par oursin.

Enfourner le tout pour environ 5 à 7 minutes (surveillez la cuisson des oeufs).
Servez accompagné de mouillettes de pain aux céréales.

N.B : De loin la recette la plus longue (et ch...te) à préparer de cette trilogie. Prévoyez du temps, surtout pour l'ouverture et le nettoyage des oursins !!

mercredi 12 décembre 2007

Sisi je suis rentrée !

Même si je vous avoue que j'en avais pas vraiment envie, je suis bien rentrée de cette escapade magique au Pays du Sourire.
J'y ai (entre autres) terriblement bien mangé. Et pris un cours de cuisine. Du coup, très bientôt, des recettes thaï sur Culinopathe.
Juste le temps de :
1) Faire une expédition chez Tang Frères pour trouver les ingrédients adéquats.
2) Me remettre des 3 kilos que j'ai pris en deux semaines là bas ... On dit que les thaïs mangent tout le temps, c'est faux, ils ne mangent que toutes les 2 heures :)
3) Sortir de sous la montagne de boulot qui m'est (re)tombée dessus à mon retour.

Pour vous faire patienter, la photo de l'un des plats réalisés durant ce cours de cuisine, le très classique (et délicieux) poulet sauté aux noix de cajou (ou "kai pad med mamuang himaphan") :

dimanche 25 novembre 2007

Vrac de départ en vacances

Ca y est.
Je viens d'arriver à m'extirper de sous la montagne de boulot qui m'avait ensevelie et je vais *enfin* pouvoir commencer ma valise.
Ben oui, je pars.
Demain matin même.
16 heures et des broutilles de voyage, destination Bangkok, et à moi la Thaïlande.
Peut-être que 15 jours là-bas arriveront à me réconcilier avec la citronnelle et le lait de coco, sait-on jamais.

Je vous abandonne donc mais ne pouvait partir sans vous dire que j'ai eu la chouette surprise de voir une de mes recettes choisie par le magazine Cuisiner de l'Internaute dans sa sélection des meilleures recettes de muffins. Merci les gars (les filles ?), c'est sympa, j'ai juste été étonnée de ne pas avoir été prévenue (ne serait-ce que par un petit mail) et de le découvrir en lisant la newsletter Cuisiner.

Autre chose avant de partir, le système d'antispam de Gandi Blogs semble avoir des ratées ces derniers jours, du coup mes commentaires sont envahis de pubs pour le Viagra, j'en suis désolée.
Je ne doute pas que les Gandi Techos vont nous réparer ça vite fait bien fait :]

Allez, rendez-vous le 8 décembre pour de nouvelles aventures culinopathiques et en attendant ... soyez sages ;)

samedi 17 novembre 2007

De l'art de prendre soin de ses joueuses (2ème épisode) ou Mini-Madeleines Multicolores aux Parfums Variés

Voilà une nouvelle série de rencontres golfiques qui commence et me voilà rempilant au poste de Capitaine.
Il me faut donc trouver de quoi motiver une dizaine de filles pour qu'elles se lèvent aux aurores le samedi matin et qu'elles aillent arpenter des terrains de golf gelés par un froid glacial.
Non, ce n'est pas une torture réprouvée par la Convention de Genève, c'est une compétition de golf par équipe qui s'appelle la Coupe de Paris.
Que du bonheur.
Heureusement, la plupart de mes nanas sont affublée d'un très vilain défaut (ou pas) : la Gourmandise.
Du coup je les amadoue à coups de sucreries.
Après avoir testé (avec succès !!) la Motivation Muffinesque, j'ai aujourd'hui employé la Méthode Madeleine.
Bon, je vous l'avoue, les performances sportives n'ont pas été mémorables.
Mais mes madeleines, elles, ont remporté un franc succès !

Mini-Madeleines Multicolores aux Parfums Variés


N.B : Comme, une fois n'est pas coutume, je suis assez fière de ma photo, je l'ai également mise en grand format. Vous pouvez donc cliquer dessus pour la voir en plus grand.

Pour une centaine de mini-madeleines :

- 125g de beurre bien mou
- 3 oeufs
- 140g de sucre
- 150g de farine
- 1cc de levure chimique

Pour les madeleines rouges : 1cc d'extrait de vanille et 1cc de colorant rouge
Pour les madeleines vertes : 1cc de thé Matcha
Pour les madeleines jaunes : 1/2 cc d'extrait de citron
Pour les madeleines marrons : 1cc de cacao amer

Préchauffer le four à chaleur tournante 210°C (th. 7)

Dans un grand bol, fouetter vivement les oeufs et le sucre jusqu'à ce que le mélange devienne mousseux et blanchisse un peu.
Ajouter la farine et la levure et bien mélanger jusqu'à obtention d'un mélange homogène.
Travailler le beurre en pommade avec une spatule ou un coupe-pâte pour bien le ramollir et l'ajouter par petits bouts dans le mélange.
L'incorporer à la cuillère en bois.

Diviser la pâte en 4 parts égales dans 4 bols.
Ajouter à chaque portion de pâte les divers ingrédients de couleur et d'arôme.

Remplir aux 3/4 les alvéoles d'une plaque en silicone à mini-madeleines.
Enfourner pour 3 minutes, baisser le four à 180°C (th. 6) et cuire 3 minutes supplémentaires.

Démouler dès la sortie du four et laisser refroidir à l'air libre.
Si vous faites plusieurs fournées, n'oubliez pas de refroidir le moule à l'eau froide !

mardi 13 novembre 2007

Quand la cuisine de la flemme devient du super miam ou Curry de crevettes à l'indienne

Y a des jours comme ça.
Du froid et du gris plein mon Paris, des embouteillages à n'en plus finir, du boulot par dessus la tête, bref, ni le temps ni l'envie de faire des courses.
Et pourtant vers 19h, l'envie me prend de cuisiner du bon pour le repas.
Surtout que, chose assez rare ces derniers temps, pour la deuxième fois en quelques jours, mon Kalou sera là pour le dîner.
Sceptique, je jette un oeil dans mes placards.
Dubitative, j'explore le congélateur.
Et là, révélation.
Lors d'une assez récente expédition Passage Brady (le "little India" de Paris) j'ai fait l'acquisition d'une bonne tonne d'épices et autres aides culinaires indiennes, ainsi que d'un sac de riz basmati qualité top supérieure de la mort (du moins c'est ce que laissait penser son prix au kilo approchant celui du caviar) en prévision d'un repas indien qui n'a jamais eu lieu.
Bon, on me dira, des épices et du riz c'est déja bien mais c'est pas suffisant.
Oui mais.
Prise d'une subite envie de crevettes lors d'un quelconque carroufage, je m'étais jetée sur un lot de barquettes du dit crustacé. Sauf qu'une invitation impromptue relégua mon envie de crevettes à une date postérieure et que les barquettes finirent au congélateur.
Paf, l'illumination.
Une grande inspiration et 30 minutes d'improvisation plus tard, Kalou et moi nous léchions les doigts pour récupérer les précieuses gouttes de sauce qui auraient pu s'y attarder.
Alors voilà.

Curry de crevettes à l'indienne



Pour 2 affamés de saveurs d'ailleurs (3,5 points WW par personne):

- 240g de crevettes décortiquées pré-cuites
- 1 oignon jaune
- 2 petites gousses d'ail
- 2 tomates
- 20cl de bouillon de volaille dégraissé
- 2cc de Ghee ou d'huile
- 1cc de pâte de curry jaune
- 2CS de crème épaisse à 3%
- Quelques brins de coriandre fraiche

Tailler l'oignon en brunoise et hacher l'ail préalablement dégermé.
Dans une sauteuse, mettre le Ghee (ou l'huile), l'oignon et l'ail. Bien mélanger et faire sauter à feu vif.
Lorsque l'oignon commence à devenir bien tendre, baisser un peu le feu et ajouter les tomates coupées en petits quartiers.
Laisser cuire 1 à 2 minutes, puis ajouter la pâte de curry et le bouillon de volaille.
Mélanger pour bien diluer la pâte de curry et laisser mijoter un peu.
Ajouter la crême épaisse, bien mélanger, puis les crevettes.
Couvrir et laisser mijoter à feu doux une dizaine de minutes.

Au moment de servir, ciseler la coriandre sur les crevettes.

J'ai accompagné ce plat du fameux riz basmati top qualité (je confirme), additionné d'un mélange d'épices spécial "Riz Pullao".

dimanche 11 novembre 2007

Comment convaincre un Kalou récalcitrant que le lapin c'est super bon ou Rables de lapin farcis en chemise de Filo

Extrait d'un échange via un instant messenger bien connu entre une Flaoua et son colloc :

"Flaoua : Tu manges à la maison ce soir ?
Kalou : Oui.
Flaoua : Cool, je nous concocte une dinette :)
Kalou : Chouette.
Flaoua : T'aimes le lapin ?
Kalou : mouais ....
Flaoua : Tu verras, le mien tu l'aimeras."

C'est donc les épaules lourdes de ce nouveau challenge que je me suis mise en cuisine.
Evidemment, j'avais déja une idée derrière la tête.
Le résultat ayant gagné l'adhésion du Kalou, je vous le présente donc ici :

Rable de lapin farci en chemise de Filo



Pour 2 carnivores sans aucun scrupule vis à vis de Pampam (4,5 points WW par personne):

- 2 rables de lapin
- 3 pimentos del piquillo (poivrons marinés au naturel)
- 3 tomates moyennes ou 2 grosses
- 2 échalotes
- 1cc bombée de thym
- 1 branche de basilic
- 2 feuilles de filo
- 1cc d'huile d'olive

Préchauffer le four à 180°C (th. 6).

Désosser les rables. Si votre boucher est sympa, le mieux c'est de lui demander de vous le faire mais sinon c'est pas la mer à boire.

Hacher les échalotes, couper les poivrons en fines lanières et les tomates en quartiers pas trop gros.
Dans une petite marmite ou une sauteuse, à feu vif, mettre les échalottes et un filet d'eau.
Faire revenir 2 à 3 minutes puis ajouter les poivrons et les tomates ainsi que le thym, faire sauter quelques instants, rajouter un peu d'eau, baisser à feu moyen, couvrir et laisser mijoter une dizaine de minutes.
Découvrir, remonter le feu et laisser cuire jusqu'à ce que l'eau soit évaporée.

Efeuiller la branche de basilic et hacher les feuilles.
Oter la marmite du feu et ajouter le basilic haché. Bien mélanger, ajouter sel et poivre selon votre goût.

Faire chauffer l'huile d'olive dans une sauteuse à feu vif. Y jeter les rables et les faire bien colorer sur les deux faces.

Farcir chaque rable avec la moitié de la préparation poivrons / tomates, en l'insérant dans l'espace creux laissé par l'os.
Replier les rables.

Prendre une feuille de filo, la plier en deux et la déposer sur une plaque garnie de papier sulfurisé.
Poser un rable farci au centre et l'empaqueter.
Avec un pinceau, badigeonner très légèrement de lait.
Faire de même avec le deuxième.

Enfourner pour 10 minutes.

Servir avec l'accompagnement de votre choix, personnellement j'avais opté pour une simple poêlée de légumes.

jeudi 8 novembre 2007

Le comble de la cuisinière serait-il de se faire croquer ?

J'ai vécu il y a quelques jours une expérience tout à fait inédite pour moi.
J'ai cuisiné "professionnellement".
Entendre par là que j'ai cuisiné des produits qui ont ensuite été vendus. A des gens. Des vrais gens. Des inconnus et tout.
En l'occurence je l'ai fait pour rendre service à des amis, traiteurs de leur état, qui ouvrent très prochainement une boutique dans Paris (et j'aurai l'occasion de vous en reparler).
A l'occasion d'Halloween, ils ont fait une petite animation sur le trottoir devant leur future boutique et ont vendus quelques produits cuisinés par leur chef, ainsi que mes fameux muffins au potiron.
Du coup, je me suis retrouvée en cuisine, armée d'un fouet à patisserie plus grand que moi, et avec pour mission d'envoyer un nombre monstrueux de fournées de muffins.
C'était une expérience franchement surréaliste mais extrêmement agréable.
Ca doit être mon âme de capitaliste sans vergogne qui se révèle, mais je me suis sentie vraiment toute chose quand j'ai vu des gens *payer* pour ma cuisine.
En tout cas, je vous l'avoue, j'étais *un peu* stressée en cuisine.
Or, il se trouve que mon pote Orfeo, en plus d'être traiteur, possède quelques talents de dessinateur.
Il a donc immortalisé l'instant et je ne peux résister au plaisir de partager ce dessin avec vous.

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