Plus ça va, moins ça s'arrange : j'ai pas le temps.
Mais je lutte activement contre la tentation de manger n'importe quoi pourvu
que ça me remplisse l'estomac, et, de toute façon, si je fais pas un minimum de
cuisine, ma Culinopathie aigüe provoque d'abominables crises de manque qui se
terminent en confection de brioches à 3h du mat' (mes voisins adorent le bruit
de mon pétrin qui carbure en pleine nuit).
Du coup rien de nouveau côté Grande Gastronomie (et je vous parle même pas de
la cuisine moléculaire, le carton contenant le kit que j'ai acheté il y a 3
mois est toujours pas déballé) mais par contre ça carbure sévère côté système D
et cuisine du placard.
Voici donc une de mes dernières improvisations, garantie 100% rapide et 100%
bon, surtout si vous aimez les mélanges doux / amers (si ce n'est pas le cas,
omettez juste la roquette et hop).
Poêlée de riz à l'émincé de poulet sauce huître, roquette et
coriandre

Pour 2 stressés qui luttent contre la junk food (5 points WW par
personne):
- 200g d'escalope de poulet
- 60g de riz thaï ou basmati
- 3 petits oignons sauciers (ou 3 échalotes)
- 2 CS de sauce d'huître
- 2cc de sauce soja
- 2CS de Mirin
- 2 poignées de roquette
- 3 brins de coriandre
- poivre
Faire cuire le riz comme d'habitude.
Emincer le poulet et les oignons.
Ciseler grossièrement la roquette et la coriandre et les réserver.
Dans un bol, mélanger la sauce huître, le soja et le Mirin. Y mettre les
morceaux de poulet à mariner juste le temps que le riz soit cuit.
Dans une sauteuse, faire chauffer un voile d'huile d'olive et y jeter les
oignons.
Lorsqu'ils commencent à être bien tendres, ajouter le poulet et le faire sauter
2 à 3 minutes.
Egoutter le riz et l'ajouter dans la sauteuse quand le poulet est cuit, puis
verser l'éventuel restant de sauce.
Faire sauter le tout en mélangeant bien une minute de plus.
Poivrer à votre convenance (pas besoin de saler normalement, la sauce soja
suffit).
Hors du feu, ajouter la roquette et la coriandre, et hop, déguster !!
Saveurs asiatisantes
vendredi 20 juin 2008
Continuons à nous surprendre avec la cuisine du placard ou Poêlée de riz à l'émincé de poulet sauce huître, roquette et coriandre
Par Flaoua le vendredi 20 juin 2008, 00:05
dimanche 13 janvier 2008
Pourquoi j'ai bien failli m'installer en Thaïlande pour toujours ou Phad Thaï (nouilles sautées à la Thaïlandaise)
Par Flaoua le dimanche 13 janvier 2008, 21:34
Ca y est, enfin !
Enfin j'ai trouvé le temps de passer chez les frangins Tang acheter un stock de
nam pla et autre concentré de tamarin.
Enfin j'ai rassemblé dans ma cuisine tout le nécessaire pour cuisiner
Thaï.
Enfin j'ai retrouvé les saveurs incomparables de cette gastronomie qui a
contribué pour beaucoup à me faire tomber amoureuse de la Thaïlande.
Immanquablement, il *fallait* que le premier plat que je tente de réaliser
moi-même soit les fameuses Phad Thaï.
Même si cela aurait été fort dommage vu la richesse de la cuisine Thaïe, je
crois bien que j'aurais pu passer mes 15 jours là-bas à me nourrir uniquement
de Phad Thaï.
C'est un plat très simple, vite réalisé et aussi vite englouti.
Il demande juste un peu d'organisation pour préparer tous les ingrédients car
la vitesse d'exécution joue pour beaucoup dans la réussite de ce plat, qui ne
supporte pas un surplus de cuisson.
Je ne saurais trop vous conseiller de tenter l'expérience.
Les Phad Thaï, les goûter, c'est les adopter !!
Phad Thaï (nouilles sautées à la Thaïlandaise)

N.B : La photo n'est pas terrible, j'étais beaucoup trop pressée de goûter ;p
J'essayerai d'en faire une meilleure la prochaine fois.
Pour 2 gloutons prêts à lécher la casserole :
- 100g de pâtes de riz (attention, il ne s'agit pas de vermicelles mais de
pâtes un peu plus grosses, comme des spaghettis plats. Sur le sachet il y a
généralement écrit "Rice sticks")
- 200g de poulet ou 200g de crevettes (ou 100g de chaque)
- 1 gros oeuf
- 1,5 CS de sucre
- 3CS de Nam Pla (sauce de poisson, à défaut utiliser du Nuoc Mam)
- 4CS de concentré de Tamarin
- 1CS d'huile de sésame
- 1CS d'huile végétale neutre (type tournesol)
- 1 carotte
- 100g de pousses de soja
- 1 grosse échalote (ou 2 petites)
- 4 têtes de ciboule thaï (ou d'oignons nouveaux)
- 2 brins de ciboulette thaï
- 1 petit piment rouge frais (ou 2 piments oiseaux séchés)
- 2CS de jus de citron
- 1 belle poignée de cacaouètes
- Coriandre
Mon conseil : préparez bien tous vos ingrédients à l'avance pour avoir tout
sous la main au moment de cuisiner.
Faire tremper les nouilles 15 minutes dans de l'eau froide puis bien les
égoutter.
Peler et raper grossièrement la carotte.
Emincer échalote, ciboule et ciboulette.
Emincer le piment et le mélanger avec le jus de citron.
Hacher (ou écraser) les cacaouètes ainsi que la coriandre.
Emincer le poulet et/ou décortiquer les crevettes.
Dans un wok, faire chauffer l'huile de sésame et y faire sauter l'échalote et
le poulet (et/ou les crevettes).
Lorsqu'ils sont bien dorés, casser l'oeuf dans le wok et le brouiller
grossièrement.
Rassembler le tout sur un côté du wok et baisser le feu.
Jeter dans l'autre partie l'huile de tournesol, les nouilles, le sucre, le nam
pla, le tamarin et 1/2 verre d'eau.
Remonter le feu et faire cuire les nouilles en les agitant avec une spatule à
partir du centre vers les côtés (c'est un peu technique et pas facile à
expliquer. Imaginez que vous essayez de séparer les nouilles plutôt que de les
touiller. C'est ce geste qui leur évite de coller.).
Lorsque les nouilles sont cuites (au bout d'environ 2 à 3 minutes), ajouter la
carotte rapée, la ciboule, la ciboulette, les pousses de soja et tout mélanger
(légumes, viande, oeuf, nouilles).
Hors du feu, ajouter le citron pimenté, bien mélanger une dernière fois et
servir immédiatement.
Saupoudrer de cacouètes concassées et de coriandre.
Se régaler !!
lundi 9 juillet 2007
L'apprentie cuisinière contre le petit traiteur du 13ème ou Banh Bao à ma façon
Par Flaoua le lundi 9 juillet 2007, 09:18
Moi je suis une demoiselle bien élevée.
Quand on me parle d'un plat qui fait partie du répertoire culinaire de ma
maman, je dis toujours "Je n'aime que le [insérez ici le nom du plat] de ma
maman".
Genre "Je n'aime que le foie gras de ma maman" (ce qui est vrai) (enfin, pas
son foie à elle hein, celui qu'elle cuisine, qu'on se comprenne bien) ou "Je
n'aime que le cassoulet de ma maman" (ce qui est moins vrai mais je suis prête
à sauter à la gorge de quiconque ose dire que celui de ma maman n'est pas le
meilleur du monde).
Je me sentirai une cuisinière achevée le jour où quelqu'un prononcera la phrase
"Je n'aime que le [insérez ici le nom du plat] de Flaoua".
Du coup, à chaque fois qu'un de mes proches me parle d'un plat qu'il adore,
c'est plus fort que moi, faut que j'apprenne à le faire.
C'est comme ça qu'il y a quelques mois je suis tombée dans une frénésie de
réalisations de Paris-Brest, pâtisserie préférée de mon Kalou.
C'est comme ça aussi que je me suis lancée dans la confection de Banh
Bao.
Les Bao sont des brioches vietnamiennes à la pâte sucrée mais fourrées de
préparations salées.
Le fourrage traditionnel se fait avec du porc haché et de l'oeuf dur.
Mon n'amoureux m'ayant révélé qu'il adorait les Bao d'un petit traiteur chinois
du 13ème arrondissement, je suis immédiatement entrée en campagne pour lui en
faire de meilleurs.
Sauf que je n'ai évidemment pas pu m'empêcher de mettre mon grain de sel dans
la recette et d'improviser une farce différente.
Le résultat ayant remporté l'adhésion de Monsieur, en voici la recette.
Banh Bao fourrés au canard laqué

Pour une dizaine de Bao :
Pour la pâte :
- Un demi paquet de farine spéciale pour Bao (à acheter en épicerie asiatique)
soit environ 230g
- 45g de sucre
- 125g de lait entier
- 2cc d'huile de tournesol
Pour la farce :
- 200g de canard laqué (personnellement je l'achète chez Tang Gourmet mais vous
pouvez aussi vous amuser à le faire vous même)
- 1/2 bouquet de Nira (herbe thaï à mi chemin entre de la ciboulette et de
l'oignon nouveau)
- 10g de champignons noirs séchés
- 10g de champignons Shitake parfumés séchés
- 1cc d'huile de sésame
- 1cc d'huile d'olive
- 2CS de sauce d'huître
- 2CS de sauce soja
- sel, poivre
Comme il y a beaucoup d'ingrédients venus d'ailleurs dans cette recette, les
voici en photo :

Préparer la pâte en mélangeant la farine spéciale, le lait et le sucre.
Pétrir au robot ou à la main jusqu'à formation d'une boule.
Ajouter l'huile puis pétrir à nouveau quelques minutes.
Mettre la pâte dans un saladier légèrement huilé, filmer et laisser reposer 40
minutes.
Faire tremper les champignons séchés dans de l'eau tiède environ 1/4 d'heure
pour les ramollir.
Les émincer finement.
Emincer également le nira et le canard laqué (j'ai enlevé une grande partie du
gras du canard lorsque je l'ai émincé, mais j'ai gardé la peau,
évidemment).
Faire chauffer l'huile de sésame et l'huile d'olive à feu moyen.
Y faire revenir le nira quelques minutes, ajouter les champignons puis le
canard.
Dans un bol, mélanger la sauce d'huître et la sauce soja, verser le mélange
dans la poêle et bien mélanger pour imprégner toute la préparation.
Rectifier l'assaisonnement en sel et en poivre selon votre goût.
Laisser mijoter à feu doux un bon quart d'heure.
Lorsque la pâte a fini de reposer, la diviser en 10 boules de taille
égale.
Prendre une boule, l'étaler en un rond épais d'un demi centimètre, déposer une
cuillère à soupe généreuse de farce au centre puis refermer la boule en pinçant
fort pour former un pic.
Répéter l'opération pour chaque boule.
Pour la cuisson, disposer les Bao sur des petits carrés individuels de papier
sulfurisé et les faire cuire 25 minutes dans un panier vapeur.
Attention à bien les espacer car ils gonflent pas mal à la cuisson.
Personnellement je les fais cuire 3 par 3, 4 au max.
Les Bao se mangent tièdes, ils se conservent très bien quelques jours au frais
dans un tupperware hermétique et se réchauffent en quelques minutes à la
vapeur.
dimanche 27 mai 2007
Comment manger de la dinde 3 fois par semaine sans perdre le moral ou Sot l'y laisse de Dinde et Asperges poêlées à la Teppanyaki
Par Flaoua le dimanche 27 mai 2007, 21:18
Parmi les viandes les moins "chères" en points WW, on trouve, en première
place, la dinde.
Blanc, escalope, roti, jambon, et vazy que je t'en bouffe à toutes les
sauces.
De vous à moi, je préfère un bon gros steak bien sanguinolant, mais mon régime,
lui, apprécie moins.
Du coup, la dinde est devenue une des bases de mon alimentation.
Avant, c'était le fromage.
On comprend mieux pourquoi j'ai hâte d'éradiquer enfin les quelques kilos en
trop qu'il me reste.
Bref, je suis toujours à la recherche de nouvelles façons de cuisiner cette
viande qui, avouons le, n'a pas grand intérêt à part son apport calorique
minime.
Histoire de pas me tirer une balle en mangeant 100g d'escalope de dinde poêlée
sans matière grasse 3 fois par semaine.
Or, j'ai récemment eu l'occasion de diner dans un restaurant de
Teppanyaki.
Pour ceux qui ne connaissent pas, c'est du japonais, et littéralement, cela
signifie "grillé sur une plaque en fer" (si je suis entrain de dire une grosse
connerie, les nippophones parmi vous ne manqueront pas de me fouetter avec des
orties fraiches). En gros on se retrouve assis avec d'autres gens tout autour
d'une grande table dont la majeure partie est occupée par une plaque de
cuisson. Là, un monsieur armé de couteaux très impressionnants se pointe et
cuisine viandes, poissons, crustacés, légumes et tofu sous votre nez,
accomplissant généralement quelques acrobaties au passage pour épater la
galerie.
Pour ceux qui ne connaissent pas, essayez, non seulement ca vaut le coup rien
que pour le spectacle, mais en plus c'est vraiment délicieux.
Enfin, voilà, donc, hop, y a pas longtemps, j'ai mangé du Teppanyaki.
Mais j'ai surtout bien observé le cuistot aux longs couteaux pour voir comment
il assaisonnait les divers plats.
Une nouvelle idée pour ma dinde trihebdomadaire était née, mise en application
ce soir et je suis très très contente du résultat.
Sot l'y laisse de Dinde et Asperges poêlées à la
Teppanyaki

Pour un mangeur de dinde un peu lassé de l'escalope à la poêle :
- 4 sot l'y laisse de dinde (mettez en 6 si vous n'êtes pas au régime ;p)
- 1/2 botte d'asperges vertes
- Saké de cuisine
- Sauce soja (Kikkoman salée)
- Jus d'un demi citron
- huile de sésame
- quelques brins de coriandre fraiche
Couper les queues des asperges, éplucher légèrement le bout.
Dans une poêle, mettre un tout petit peu d'huile de sésame (genre une petite
cuillère à café).
Bien faire chauffer.
Y saisir les sot l'y laisse des deux côtés.
Baisser le feu (mettre à feu moyen).
Verser 1 cuillère à soupe de saké, 1 cuillère à soupe de sauce soja et une
cuillère à café de jus de citron.
Faire mijoter et caraméliser quelques minutes, le temps que la dinde soit bien
colorée.
Réserver la viande.
Remonter un peu le feu.
Déglacer les sucs de cuisson avec à nouveau 1 cuillère à soupe de saké, 1
cuillère à soupe de sauce soja et une cuillère à café de jus de citron.
Poêler les asperges dans ce jus, jusqu'à ce qu'elles soient tendres mais encore
un peu croquantes (dès que la pointe d'un couteau s'y enfonce sans
forcer).
Déposer les asperges dans une assiette avec la dinde.
Déglacer une dernière fois la poêle avec le même mélange, verser la sauce sur
la dinde et les asperges.
Ciseler de la coriandre sur le tout.
Déguster avec un peu de riz blanc ou, encore mieux, du riz gluant.
PS : Oui, je sais, je suis pas encore au top sur les photos et présentations
d'assiette. J'y travaille, promis.