Culinopathe - A Flower in da Kitchen

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mercredi 2 janvier 2008

Quand la cuisine devient le plus doux des médicaments ou Riz au lait hyper crémeux aux 3 parfums

Ma petite maman a un vilain trou dans le bide.
Bon, dit comme ça, ça fait un peu guerre du Vietnam.
En fait non, ma petite maman a "juste" un méchant ulcère.
La plupart du temps il dort, tout discret. Et puis parfois, le voilà qui se réveille.
Evidemment, on a inventé des tas de médicaments très efficaces pour ça.
Mais ma maman, quand son ulcère la travaille, elle aime bien manger du riz au lait.
Elle dit que ça "plâtre".
Moi, je la soupçonne d'être gourmande.

Bon, ok, c'est un vilain défaut.
Mais moi ça me donne l'occasion de lui faire plaisir alors rien que pour ça, je lui pardonne.

Riz au lait hyper crémeux aux 3 parfums



Pour 4 gourmands ulcérés

- 190g de riz rond
- 1l de lait entier
- 2cc d'extrait de vanille liquide (du vrai hein, pas de l'arôme !)
- le zeste d'une demie-orange
- 1cc rase de cardamone en poudre
- 5CS de sucre en poudre
- 1CS de crème épaisse
- 1 noix de beurre

Rincer le riz à l'eau froide et bien l'égoutter.
Faire fondre une noix de beurre dans une grande casserole à feu moyen et y faire revenir le riz environ 2 minutes.
Ajouter le lait, le sucre, la vanille, le zeste d'orange et la cardamone, bien mélanger.
Faire cuire à feu très doux pendant environ 1 heure, en remuant régulièrement avec une cuillère en bois pour éviter la formation d'une peau et pour que le riz n'attache pas au fond.
Lorsque le riz est tout fondant et a gonflé assez pour remplir presque toute la casserole, ajouter la crème, bien mélanger, cuire encore 2 minutes puis verser dans un plat.
Déguster chaud, tiède ou carrément laisser refroidir puis mettre au frigo et manger bien frais.

Pour 2008 : Amour, gloire, beauté, bonheur et plaisirs gastronomiques !

mardi 1 janvier 2008

Petit interlude juste sucré comme il faut ou ma recette définitive des Chouquettes

En attendant de vous poster la suite des recettes de mon repas de Noël (épisode deux : la biche qu'on peut manger à la petite cuillère, spéciale dédicace à Psychotruc), voici la recette d'une gourmandise qui fait partie de mes classiques.
Les chouquettes furent, à peu de choses près, les premiers prémices de ma culinopathie.
Comprendre : Ce sont les premières pâtisseries classiques du boulanger que j'ai eu envie de faire moi-même plutôt que de continuer à les acheter.
Pas exactement les premières, à vrai dire, puisque la galette des rois les avait précédées (et j'aurai l'occasion de vous en reparler très prochainement).
Depuis cette première crise chouquettienne, je suis l'heureuse propriétaire d'un sac de 10 kilos de sucre perlé. Et oui, à l'époque, impossible d'en trouver dans le commerce "standard" et j'étais donc allée en acheter chez Métro. D'où le sac de 10 kilos, plus petit conditionnement en vente là-bas.
10 kilos de sucre perlé, je peux vous dire que ca en fait, des chouquettes.
Heureusement que le sucre se conserve bien :)
Enfin voilà, depuis ce temps, j'ai eu l'occasion de tester pas mal de recettes de pâte à choux, pas mal de modes de cuisson et je crois bien être arrivée à ce que je considère comme MA recette définitive des chouquettes.
Après, évidemment, cela dépend des goûts et probablement des fours.
A vous, donc, de tester et d'adapter.
Parce que l'important avec les recettes de cuisine c'est de se les approprier !

Chouquettes



Pour une quarantaine de chouquettes à dévorer instantanément :

- 12,5 cl de lait (1/8ème)
- 12,5 cl d'eau
- 100g de beurre
- 150g de farine t45
- 1/2cc de sel
- 1/2cc de levure chimique
- 1CS de sucre
- 3 gros oeufs

- Sucre perlé (ou sucre en grains)

Préchauffer le four à 150°C (th.5), chaleur tournante si possible.

Dans un bol mélanger la farine, le sel et la levure.
Dans une casserole, porter à ébullition l'eau, le lait et le beurre.
Dès que le mélange bout, verser d'un seul coup tout le mélange farine/sel/levure et, hors du feu, mélanger énergiquement avec une spatule en bois.
Le mélange doit "sécher" et former une boule compacte qui n'adhère pas aux bords de la casserole. Si besoin, remettez le un peu sur le feu sans arrêter de mélanger pour bien le sécher.
Ajouter le sucre et bien l'incorporer.
Ajouter alors les oeufs, un par un, en mélangeant énergiquement entre chaque oeuf pour que le mélange soit homogène.
L'important lors de cette étape c'est d'emprisonner un maximum d'air dans la pâte, car c'est lui qui permettra à vos chouquettes de bien gonfler.

Lorsque vous avez bien mélangé (ou que vous avez tellement mal au bras que vous n'êtes plus capable de tenir la cuillère ;p), déposer des boules de pâtes sur une plaque à pâtisserie, soit avec une poche à douille, soit (ma technique) avec une cuillère à café. Personnellement je fais des boules à peu près de la taille d'une grosse noix mais là encore, adaptez selon votre goût (attention, la taille pourra influer sur la cuisson).
Saupoudrer les boules de pâte de sucre perlé et enfourner.

Cuire 7 minutes puis monter le thermostat à 180°C (th.6), cuire 7 minutes supplémentaires et enfin monter le thermostat à 210°C (th.7) et cuire 8 minutes.
Le fait d'enfourner les chouquettes à four pas trop chaud et d'augmenter progressivement la température leur permettra de bien gonfler et de ne pas retomber lorsque vous les sortirez.

Et voilà, le challenge ensuite, c'est de ne pas engloutir chaque fournée en 2 minutes chrono ! :)

jeudi 27 décembre 2007

Parce que c'est pas tous les jours Noël ou Trilogie de mises en bouche festives

Forcément, après presque un an de culinopathie, fallait bien que je me lance dans quelque chose de très compliqué pour épater mes potes à Noël.
Forcément.
Alors bon, le 24 au soir en famille, c'est sacré, mais le 25, pour dîner, chez moi, c'était le Noël des Copains, première édition (parce que j'espère bien qu'on remettra ça).
Et comme quand je me mets la pression je me la mets pas à moitié, 3 de mes 8 invités sont traiteurs de métier. Moi, dans la vie, j'aime le challenge.

Après des semaines de réflexion intense et de triturage de cervelle, j'ai fini par fixer mon menu.
Apéro au foie gras (fourni par les copains traiteurs, parce que le leur est vraiment trop bon)
En entrée une trilogie de mises en bouche : Crème brûlée au foie gras, velouté de Saint-Jacques au Champagne et à l'Estragon, Oeufs de caille en cocotte d'oursins.
En plat, un filet de biche en croûte farci à l'estragon, aux girolles et aux truffes, accompagné de pommes sarladaises truffées et d'une sauce à la mûre.
Un plateau de fromages puis, en dessert, une mousse de fromage blanc au coeur de coulis de fruits rouges sur un sablé breton.

Vous me direz, heureusement que c'est pas tous les jours Noël parce qu'en quelques jours de ce régime, il me faudrait une brouette pour me déplacer :]

Alors voilà, 2 jours en cuisine, beaucoup de sueurs froides, un paquet d'improvisation, une bonne tonne de stress, un peu de Magie et hop ! Tout était réussi, OUF !
Je commence donc par le commencement et vous présente ici les recettes de mes mises en bouche.
Pour info, la recette de crème brûlée est un mélange de plusieurs recettes trouvées sur le net, celle du velouté de Saint-Jacques une adaptation d'une recette du magazine Saveurs et celle des oursins une adaptation d'une recette du magazine Régal.

Trilogie de mises en bouche festives


Crème brûlée au foie gras

Pour 12 mini-crèmes :

- 100g de foie gras mi-cuit
- 20cl de crème liquide entière
- 2 jaunes d'oeufs
- 1 pincée de fleur de sel de Guérande
- 1 pincée de poivre
- Cassonade pour saupoudrer
- quelques pincées de 4 épices

Préchauffer le four à 110°C (th. 3/4), chaleur tournante si possible.

Mixer ensemble le foie gras et la crème liquide.
Ajouter les jaunes d'oeufs, le sel et le poivre, bien mélanger au fouet ou au mixeur.
Passer au chinois et remplir les plats à mini-crèmes.
Enfourner pour une vingtaine de minutes.
Surveiller la cuisson : les crèmes doivent être prises mais tremblotter un peu si vous secouer le plat.

Laisser refroidir puis mettre au frigo au moins 2h avant de servir.

Au moment de servir, saupoudrer les crèmes de cassonade et d'une pincée de 4 épices et passer au chalumeau.
Si vous n'avez pas de chalumeau, préchauffez votre four sur grill, puissance max, et déposez les crèmes sur une grille tout en haut.
Surveillez bien pour ne pas les laisser brûler !!

Velouté de Saint-Jacques au Champagne et à l'Estragon

Pour 8 mises en bouche :

- 16 grosses noix de Saint-Jacques sans corail (les surgelées de chez Monsieur Picard sont parfaites)
- 25cl de Champagne
- 2 feuilles de gélatine
- 50cl de crème liquide entière
- les feuilles de 3 brins d'estragon

Mettre la gélatine à ramollir dans de l'eau froide.
Passer 8 noix de Saint-Jacques au mixeur et réserver les autres.
Ciseler finement les feuilles d'estragon.

Dans une casserole, mélanger la crème liquide et le Champagne et porter le tout à ébullition.
Lorsque le mélange bout, oter du feu, ajouter la gélatine, les Saint-Jacques et l'estragon.
Bien mélanger puis saler et poivrer à votre convenance.
Repasser le mélange au mixeur (le mieux étant un mixeur plongeant qui va émulsionner le velouté) puis passer au chinois.

Dans une poêle, faire chauffer un peu d'huile d'olive, puis saisir les noix restantes à feu vif jusqu'à ce qu'elles soient bien colorées.
Saler et poivrer.

Répartir le velouté dans les ramequins et déposer une noix dans chaque.
Mettre le tout au frais au moins 3h avant de servir.

Oeufs de caille en cocotte d'Oursins

Pour 8 cocottes :

- 8 gros oursins
- 16 oeufs de caille
- 15cl de crème liquide
- les feuilles de 3 branches de basilic

Préchauffer le four à 180°C.

Avec des ciseaux (crantés si possible, c'est plus pratique), ouvrir les oursins en les incisant au niveau de la bouche (la partie sans épines) et découper le plus proprement possible une ouverture circulaire.
Recueillir le jus dans un bol et prélever délicatement les langues.
Laver et sécher les carapaces et les réserver pour le dressage.

Filtrer le jus puis le mélanger dans une casserole avec la crème.
Faire chauffer le mélange en remuant avec une cuillère en bois jusqu'à ce qu'il soit bien épaissit (à peu près la consistance d'une crème anglaise).
Saler et poivrer ni nécessaire.
Ciseler le basilic et l'ajouter hors du feu à la crème.

Tapisser les oursins de papier aluminium.
Dans chaque oursin, répartir les langues puis déposer environ 1CS de crème.
Casser les oeufs de caille un par un dans une tasse et en mettre 2 par oursin.

Enfourner le tout pour environ 5 à 7 minutes (surveillez la cuisson des oeufs).
Servez accompagné de mouillettes de pain aux céréales.

N.B : De loin la recette la plus longue (et ch...te) à préparer de cette trilogie. Prévoyez du temps, surtout pour l'ouverture et le nettoyage des oursins !!

mercredi 12 décembre 2007

Sisi je suis rentrée !

Même si je vous avoue que j'en avais pas vraiment envie, je suis bien rentrée de cette escapade magique au Pays du Sourire.
J'y ai (entre autres) terriblement bien mangé. Et pris un cours de cuisine. Du coup, très bientôt, des recettes thaï sur Culinopathe.
Juste le temps de :
1) Faire une expédition chez Tang Frères pour trouver les ingrédients adéquats.
2) Me remettre des 3 kilos que j'ai pris en deux semaines là bas ... On dit que les thaïs mangent tout le temps, c'est faux, ils ne mangent que toutes les 2 heures :)
3) Sortir de sous la montagne de boulot qui m'est (re)tombée dessus à mon retour.

Pour vous faire patienter, la photo de l'un des plats réalisés durant ce cours de cuisine, le très classique (et délicieux) poulet sauté aux noix de cajou (ou "kai pad med mamuang himaphan") :

dimanche 25 novembre 2007

Vrac de départ en vacances

Ca y est.
Je viens d'arriver à m'extirper de sous la montagne de boulot qui m'avait ensevelie et je vais *enfin* pouvoir commencer ma valise.
Ben oui, je pars.
Demain matin même.
16 heures et des broutilles de voyage, destination Bangkok, et à moi la Thaïlande.
Peut-être que 15 jours là-bas arriveront à me réconcilier avec la citronnelle et le lait de coco, sait-on jamais.

Je vous abandonne donc mais ne pouvait partir sans vous dire que j'ai eu la chouette surprise de voir une de mes recettes choisie par le magazine Cuisiner de l'Internaute dans sa sélection des meilleures recettes de muffins. Merci les gars (les filles ?), c'est sympa, j'ai juste été étonnée de ne pas avoir été prévenue (ne serait-ce que par un petit mail) et de le découvrir en lisant la newsletter Cuisiner.

Autre chose avant de partir, le système d'antispam de Gandi Blogs semble avoir des ratées ces derniers jours, du coup mes commentaires sont envahis de pubs pour le Viagra, j'en suis désolée.
Je ne doute pas que les Gandi Techos vont nous réparer ça vite fait bien fait :]

Allez, rendez-vous le 8 décembre pour de nouvelles aventures culinopathiques et en attendant ... soyez sages ;)

samedi 17 novembre 2007

De l'art de prendre soin de ses joueuses (2ème épisode) ou Mini-Madeleines Multicolores aux Parfums Variés

Voilà une nouvelle série de rencontres golfiques qui commence et me voilà rempilant au poste de Capitaine.
Il me faut donc trouver de quoi motiver une dizaine de filles pour qu'elles se lèvent aux aurores le samedi matin et qu'elles aillent arpenter des terrains de golf gelés par un froid glacial.
Non, ce n'est pas une torture réprouvée par la Convention de Genève, c'est une compétition de golf par équipe qui s'appelle la Coupe de Paris.
Que du bonheur.
Heureusement, la plupart de mes nanas sont affublée d'un très vilain défaut (ou pas) : la Gourmandise.
Du coup je les amadoue à coups de sucreries.
Après avoir testé (avec succès !!) la Motivation Muffinesque, j'ai aujourd'hui employé la Méthode Madeleine.
Bon, je vous l'avoue, les performances sportives n'ont pas été mémorables.
Mais mes madeleines, elles, ont remporté un franc succès !

Mini-Madeleines Multicolores aux Parfums Variés


N.B : Comme, une fois n'est pas coutume, je suis assez fière de ma photo, je l'ai également mise en grand format. Vous pouvez donc cliquer dessus pour la voir en plus grand.

Pour une centaine de mini-madeleines :

- 125g de beurre bien mou
- 3 oeufs
- 140g de sucre
- 150g de farine
- 1cc de levure chimique

Pour les madeleines rouges : 1cc d'extrait de vanille et 1cc de colorant rouge
Pour les madeleines vertes : 1cc de thé Matcha
Pour les madeleines jaunes : 1/2 cc d'extrait de citron
Pour les madeleines marrons : 1cc de cacao amer

Préchauffer le four à chaleur tournante 210°C (th. 7)

Dans un grand bol, fouetter vivement les oeufs et le sucre jusqu'à ce que le mélange devienne mousseux et blanchisse un peu.
Ajouter la farine et la levure et bien mélanger jusqu'à obtention d'un mélange homogène.
Travailler le beurre en pommade avec une spatule ou un coupe-pâte pour bien le ramollir et l'ajouter par petits bouts dans le mélange.
L'incorporer à la cuillère en bois.

Diviser la pâte en 4 parts égales dans 4 bols.
Ajouter à chaque portion de pâte les divers ingrédients de couleur et d'arôme.

Remplir aux 3/4 les alvéoles d'une plaque en silicone à mini-madeleines.
Enfourner pour 3 minutes, baisser le four à 180°C (th. 6) et cuire 3 minutes supplémentaires.

Démouler dès la sortie du four et laisser refroidir à l'air libre.
Si vous faites plusieurs fournées, n'oubliez pas de refroidir le moule à l'eau froide !

mardi 13 novembre 2007

Quand la cuisine de la flemme devient du super miam ou Curry de crevettes à l'indienne

Y a des jours comme ça.
Du froid et du gris plein mon Paris, des embouteillages à n'en plus finir, du boulot par dessus la tête, bref, ni le temps ni l'envie de faire des courses.
Et pourtant vers 19h, l'envie me prend de cuisiner du bon pour le repas.
Surtout que, chose assez rare ces derniers temps, pour la deuxième fois en quelques jours, mon Kalou sera là pour le dîner.
Sceptique, je jette un oeil dans mes placards.
Dubitative, j'explore le congélateur.
Et là, révélation.
Lors d'une assez récente expédition Passage Brady (le "little India" de Paris) j'ai fait l'acquisition d'une bonne tonne d'épices et autres aides culinaires indiennes, ainsi que d'un sac de riz basmati qualité top supérieure de la mort (du moins c'est ce que laissait penser son prix au kilo approchant celui du caviar) en prévision d'un repas indien qui n'a jamais eu lieu.
Bon, on me dira, des épices et du riz c'est déja bien mais c'est pas suffisant.
Oui mais.
Prise d'une subite envie de crevettes lors d'un quelconque carroufage, je m'étais jetée sur un lot de barquettes du dit crustacé. Sauf qu'une invitation impromptue relégua mon envie de crevettes à une date postérieure et que les barquettes finirent au congélateur.
Paf, l'illumination.
Une grande inspiration et 30 minutes d'improvisation plus tard, Kalou et moi nous léchions les doigts pour récupérer les précieuses gouttes de sauce qui auraient pu s'y attarder.
Alors voilà.

Curry de crevettes à l'indienne



Pour 2 affamés de saveurs d'ailleurs (3,5 points WW par personne):

- 240g de crevettes décortiquées pré-cuites
- 1 oignon jaune
- 2 petites gousses d'ail
- 2 tomates
- 20cl de bouillon de volaille dégraissé
- 2cc de Ghee ou d'huile
- 1cc de pâte de curry jaune
- 2CS de crème épaisse à 3%
- Quelques brins de coriandre fraiche

Tailler l'oignon en brunoise et hacher l'ail préalablement dégermé.
Dans une sauteuse, mettre le Ghee (ou l'huile), l'oignon et l'ail. Bien mélanger et faire sauter à feu vif.
Lorsque l'oignon commence à devenir bien tendre, baisser un peu le feu et ajouter les tomates coupées en petits quartiers.
Laisser cuire 1 à 2 minutes, puis ajouter la pâte de curry et le bouillon de volaille.
Mélanger pour bien diluer la pâte de curry et laisser mijoter un peu.
Ajouter la crême épaisse, bien mélanger, puis les crevettes.
Couvrir et laisser mijoter à feu doux une dizaine de minutes.

Au moment de servir, ciseler la coriandre sur les crevettes.

J'ai accompagné ce plat du fameux riz basmati top qualité (je confirme), additionné d'un mélange d'épices spécial "Riz Pullao".

dimanche 11 novembre 2007

Comment convaincre un Kalou récalcitrant que le lapin c'est super bon ou Rables de lapin farcis en chemise de Filo

Extrait d'un échange via un instant messenger bien connu entre une Flaoua et son colloc :

"Flaoua : Tu manges à la maison ce soir ?
Kalou : Oui.
Flaoua : Cool, je nous concocte une dinette :)
Kalou : Chouette.
Flaoua : T'aimes le lapin ?
Kalou : mouais ....
Flaoua : Tu verras, le mien tu l'aimeras."

C'est donc les épaules lourdes de ce nouveau challenge que je me suis mise en cuisine.
Evidemment, j'avais déja une idée derrière la tête.
Le résultat ayant gagné l'adhésion du Kalou, je vous le présente donc ici :

Rable de lapin farci en chemise de Filo



Pour 2 carnivores sans aucun scrupule vis à vis de Pampam (4,5 points WW par personne):

- 2 rables de lapin
- 3 pimentos del piquillo (poivrons marinés au naturel)
- 3 tomates moyennes ou 2 grosses
- 2 échalotes
- 1cc bombée de thym
- 1 branche de basilic
- 2 feuilles de filo
- 1cc d'huile d'olive

Préchauffer le four à 180°C (th. 6).

Désosser les rables. Si votre boucher est sympa, le mieux c'est de lui demander de vous le faire mais sinon c'est pas la mer à boire.

Hacher les échalotes, couper les poivrons en fines lanières et les tomates en quartiers pas trop gros.
Dans une petite marmite ou une sauteuse, à feu vif, mettre les échalottes et un filet d'eau.
Faire revenir 2 à 3 minutes puis ajouter les poivrons et les tomates ainsi que le thym, faire sauter quelques instants, rajouter un peu d'eau, baisser à feu moyen, couvrir et laisser mijoter une dizaine de minutes.
Découvrir, remonter le feu et laisser cuire jusqu'à ce que l'eau soit évaporée.

Efeuiller la branche de basilic et hacher les feuilles.
Oter la marmite du feu et ajouter le basilic haché. Bien mélanger, ajouter sel et poivre selon votre goût.

Faire chauffer l'huile d'olive dans une sauteuse à feu vif. Y jeter les rables et les faire bien colorer sur les deux faces.

Farcir chaque rable avec la moitié de la préparation poivrons / tomates, en l'insérant dans l'espace creux laissé par l'os.
Replier les rables.

Prendre une feuille de filo, la plier en deux et la déposer sur une plaque garnie de papier sulfurisé.
Poser un rable farci au centre et l'empaqueter.
Avec un pinceau, badigeonner très légèrement de lait.
Faire de même avec le deuxième.

Enfourner pour 10 minutes.

Servir avec l'accompagnement de votre choix, personnellement j'avais opté pour une simple poêlée de légumes.

jeudi 8 novembre 2007

Le comble de la cuisinière serait-il de se faire croquer ?

J'ai vécu il y a quelques jours une expérience tout à fait inédite pour moi.
J'ai cuisiné "professionnellement".
Entendre par là que j'ai cuisiné des produits qui ont ensuite été vendus. A des gens. Des vrais gens. Des inconnus et tout.
En l'occurence je l'ai fait pour rendre service à des amis, traiteurs de leur état, qui ouvrent très prochainement une boutique dans Paris (et j'aurai l'occasion de vous en reparler).
A l'occasion d'Halloween, ils ont fait une petite animation sur le trottoir devant leur future boutique et ont vendus quelques produits cuisinés par leur chef, ainsi que mes fameux muffins au potiron.
Du coup, je me suis retrouvée en cuisine, armée d'un fouet à patisserie plus grand que moi, et avec pour mission d'envoyer un nombre monstrueux de fournées de muffins.
C'était une expérience franchement surréaliste mais extrêmement agréable.
Ca doit être mon âme de capitaliste sans vergogne qui se révèle, mais je me suis sentie vraiment toute chose quand j'ai vu des gens *payer* pour ma cuisine.
En tout cas, je vous l'avoue, j'étais *un peu* stressée en cuisine.
Or, il se trouve que mon pote Orfeo, en plus d'être traiteur, possède quelques talents de dessinateur.
Il a donc immortalisé l'instant et je ne peux résister au plaisir de partager ce dessin avec vous.

C'est pas parce qu'il fait froid qu'il faut se laisser aller ou Noix de Saint-Jacques en sauce d'huître aux graines torréfiées, julienne caramélisée

Pfouyaya, c'est dur en ce moment.
Avec tout ce froid et tout ce gris, j'ai tout sauf envie de manger léger.

La nuit je rêve de kilotonnes de fromage fondu, de montagnes de brioche toute chaude, d'hectolitres de chocolat chaud bien crémeux ..
Résultat, WW et moi on a bien failli se facher, enfin disons surtout que j'ai bien failli lui claquer la porte au nez, et puis non, merde, tous ces mois d'efforts pour rien, ca serait vraiment trop rageant.
Alors adieu raclettes, viennoiseries et goûters pantagrueliques, on retrousse ses manches, on enfile son tablier et on se remet en cuisine ... légère !

Noix de Saint-Jacques en sauce d'huître aux graines torrefiées, julienne caramélisée



Pour 2 amateurs de bonnes résolutions (4,5 points WW par personne):

- 300g de noix de Saint-Jacques, sans corail
- 3CS de sauce d'huître
- 2CS de crème liquide à 3%
- 2cc de graines de sésame
- 2cc de graines de pavot
- 1 belle courgette
- 1 belle carotte
- 1 blanc de poireau
- 1 oignon jaune
- 1 CS de sauce Sukiyaki

Eplucher la carotte, laver la courgette sans la peler.
Tailler tous les légumes en julienne.
Pulveriser le fond d'une poêle avec un peu d'huile d'olive et faire sauter la julienne à feu vif.
Ajouter la sauce Sukiyaki, bien mélanger, baisser le feu, couvrir et laisser mijoter une dizaine de minutes.
Juste avant de servir, découvrir, remonter le feu, rassembler la julienne en 2 galettes grossières et faire caraméliser les deux faces.

Dans une petite casserole, faire réduire quelques minutes la sauce d'huître à feu assez fort.
Pendant ce temps, jeter le sésame et le pavot dans une poêle brûlante, sans matière grasse, et les torréfier jusqu'à ce que le sésame soit bien coloré.
Réduire le feu sous la casserole de sauce d'huître, ajouter la crème liquide et monter le tout en fouettant vivement sur le feu.
Ajouter les graînes torréfiées.

Faire colorer les saint-jacques à la poêle, sans trop les cuire.

Les napper de sauce et les servir avec la julienne.

jeudi 25 octobre 2007

Ben oui c'est bientôt Halloween ma bonne dame ! Ou Muffins tout moelleux au Potiron, Noix variées et Choco très noir

Je sais pas si vous avez remarqué mais ces derniers temps, sur les étals de nos maraîchers et autres rayons fruits & légumes de nos hyper, fleurissent (si on peut dire) Courges, Citrouilles et autres Potirons.
Bon, on me dira, c'est la saison, pas grand chose de surprenant.
Je vous l'accorde.
Moi, la citrouille, j'aime pas trop ça.
La soupe de potiron, en trois mots comme en cent, ça m'emmerde.
Mais quand même, cette jolie couleur orangée, ça donne envie de cuisiner.
Et puis c'est bientôt Halloween alors surfons sur la vague et, à défaut d'être une fashion victim, soyons une kitchen victim.
Voici donc, pour tous ceux qui, comme moi, n'aiment pas le potiron, une recette avec du potiron, mais pas que.
Et sucrée.
Et bonne, en plus.

Muffins tout moelleux au Potiron, Noix variées et Choco très noir



Pour 18 muffins même pas effrayants :

- 450g de potiron
- 30g de noix de pécan
- 30g de noix du Brésil
- 80g de chocolat à au moins 70% de cacao (plus fort si l'amertume ne vous fait pas peur)
- 10cl de lait ribot (ou lait fermenté, ou buttermilk, ou babeurre, selon les endroits et les appellations)
- 50ml d'huile végétale neutre (genre tournesol)
- 2 gros oeufs
- 100g de farine pâtissière
- 100g de farine complète aux céréales
- 100g de sucre de canne complet (au rayon bio)
- 1cc de canelle
- 1 sachet de levure chimique

Préchauffer le four à 180°C (th.6).

Peler et détailler le potiron en cubes.
Faire bouillir une grande casserole d'eau et y jeter le potiron.
Laisser cuire une dizaine de minutes (un morceau de potiron sorti de l'eau doit s'écraser entre vos doigts facilement).
Egoutter le potiron et le passer au mixer.

Hacher grossièrement le chocolat et les noix au couteau.

Dans un grand saladier, mélanger tous les ingrédients secs : les deux farines, le sucre, la levure, la canelle, le chocolat et les noix concassés.
Dans un autre récipient mélanger tous les ingrédients humides : le potiron, le lait, les oeufs et l'huile. Fouetter énergiquement.
Verser le mélange humide sur le mélange sec et mélanger grossièrement à l'aide d'une spatule en bois.
Il ne faut pas trop travailler la pâte, simplement mélanger pour que les ingrédients secs et humides s'amalgament mais pas plus.

Verser la préparation dans des moules à muffins et enfourner.
Laisser cuire 15 à 20 minutes jusqu'à ce qu'une pointe de couteau ou un spaghetti plongé au coeur d'un muffin ressorte sec.

Sortir du four et laisser dans les moules une dizaine de minutes avant de démouler.

Pour une fois juste une photo sans recette ...

Et oui, juste une photo.
Mais pas n'importe laquelle.
Il s'agit de ma participation au concours "Le défi des chefs" organisé par Thierry Marx et Pyrex.
Alors, ça vous plait ?

Bricks de suprêmes de poulet jaune et farce forestière, Pressé végétarien en chemise de grenailles

mardi 23 octobre 2007

Je suis vraiment nulle en dressage d'assiettes ou Millefeuille de Compotée de poivrons et Crème de roquette, coulis de poivrons

Parfois, il ne suffit pas de faire de bonnes choses à manger.
Parfois, il ne suffit pas de faire de bonnes et belles choses à manger.
Parfois, je voudrais aussi savoir présenter joliement mes bonnes et belles gourmandises.
Comme, par exemple, lorsque je concocte un petit dîner rien que pour mon n'amoureux et moi.
Mais voilà.
Je suis nullissime en dressage.
Je sais bien pourtant que c'est pas compliqué.
Un petit saupoudrage d'épices colorées, une petite goutte de sauce, un trait de coulis, une vaguelette de crème ..
1000 fois j'ai vu des assiettes rendues époustouflantes par des astuces simplissimes.
Et pourtant, je suis incapable de reproduire le truc.
Ca doit être lié avec mon inaptitude irrémédiable au dessin.

Alors voilà, la photo de mon Millefeuille est moche, parce que mon assiette était moche.
Tant pis.
Mais je vous promets, juré, craché, si je mens je vais en enfer sans passer par la case dessert, que si la photo est moche, le plat lui, est une de mes plus grandes réussites en improvisation.
Testez, vous verrez.

Millefeuille de Compotée de poivrons et Crème de roquette, coulis de poivrons



Pour deux millefeuilles rouges et verts :

- 100g de pâte feuilletée
- 3 poivrons rouges
- 1 CS d'huile d'olive
- 1cc de concentré de tomate
- 2cc de gelée de piment d'Espelette + un peu pour le glaçage
- 1cc d'origan
- 2CS de crème liquide à 3%
- 3 belles poignées de roquette
- 2CS de crème fraiche épaisse à 3%
- 1CS de parmesan fraichement rapé
- Une dizaine de copeaux de parmesan
- 2CS de lait
- sel, poivre

Préparer le feuilletage :
Préchauffer le four à 210°C (th.7).
Etaler la pâte feuilletée en un grand rectangle de 28cm sur 14cm.
Y découper 4 rectangles de 7cm sur 14cm.
Sur une plaque à pâtisserie, déposer 2 de ces rectangles sur une feuille de papier sulfurisé.
Les recouvrir d'une nouvelle feuille de papier, puis d'une deuxième plaque à pâtisserie.
Disposer les 2 autres rectangles sur la deuxième plaque, toujours sur une feuille de papier sulfurisé.
avec un pinceau, les badingeonner d'un peu de lait.
Le but de la manoeuvre est d'obtenir 2 rectangles de pâte plats et 2 gonflés et dorés.
Enfourner le tout dans le four chaud pour 10 minutes.
Sortir les rectangles du dessus et réenfourner les autres (toujours recouverts) 3 minutes supplémentaires.
Avec un couteau bien aiguisé, couper les rectangles gonflés en deux dans l'épaisseur.
Vous disposez maintenant de 2 "fonds", 2 "centres" (les rectangles plats) et 2 "couvercles".

Préparer la compotée de poivrons :
Faire brûler les poivrons sous le grill du four.
Lorsqu'ils sont noircis sur toutes les faces, les enfermer hérmétiquement dans un tupperware et attendre une dizaine de minutes.
Les peler et les égrainer sous l'eau froide.
Détailler en très très fines lanières.

Dans un bol, mélanger la gelée de piment d'Espelette, l'huile d'olive et l'origan.
Y ajouter les lanières de poivrons et bien mélanger pour les imprégner de la marinade.
Filmer au contact et laisser mariner 1/2 heure.

Chauffer une poêle à feu vif, sans matière grasse.
Y jeter les poivrons et faire revenir quelques minutes jusqu'à ce qu'ils soient totalement tendres et fondants.
Réserver.

Préparer le coulis de poivrons :
Dans le bol d'un blender ou d'un mixer, mettre 2CS de la compotée de poivrons, le concentré de tomate, la crème liquide.
Mixer le tout. Saler et poivrer selon votre goût. Si la consistance est trop épaisse, rajouter un peu de crème liquide.
Réserver.

Préparer la crème de roquette :
Faire blanchir la roquette une minute dans de l'eau bouillante.
Rafraichir immédiatement dans de l'eau glacée.
Mettre la roquette dans le bol d'un blender ou d'un mixer.
Ajouter la crème épaisse et le parmesan.
Mixer le tout.
Réserver.

Monter les millefeuilles :
Sur une plaque à pâtisserie, déposer un "fond" de pâte feuilletée.
Avec une cuillère, y déposer une bonne couche de crème de roquette.
La recouvrir de copeaux de parmesan.
Déposer ensuite un "centre".
Y déposer une couche de compotée de poivrons.
Fermer le millefeuille avec un "couvercle".
Avec un pinceau, le badigeonner légèrement de gelée de piment d'Espelette.

Faire de même avec le deuxième millefeuille.

15 minutes avant de servir, passer les millefeuilles à four tiède (th. 3/4, chaleur tournante si possible).
Dresser sur des assiettes en accompagnant du coulis de poivrons et d'un éventuel reste de compotée.

dimanche 21 octobre 2007

Une recette spéciale Youppettes ou Flan Parisien comme chez le boulanger

Avec mes copines les Youppettes, du forum Supertoinette, on s'est lancées dans un jeu rigolo.
Chacune d'entre nous doit proposer une recette typique de sa région pour que les autres la testent.
Du coup, c'est la deuxième fois en très peu de temps (la première fois c'était pour le très récent Blog Colis) que je dois me triturer le crâne à la recherche de spécialités gastronomiques typiquement parisiennes.
Ben oui parce que, quand on pense à Paris et à la cuisine, soit on est dans le gastro grands chefs étoilés (mais pas forcément typiquement parisien), soit dans la brasserie oeufs-mayo, poireau vinaigrette, steak-frites.
Enfin au premier abord.
Parce qu'en creusant un peu, on trouve tout de même quelques trucs à se mettre sous la dent.
Pour notre jeu, j'ai donc opté pour deux recettes : le Potage Saint-Germain et le Flan Parisien.
Le potage est à venir, voici déja le flan.

Cette recette est totalement typique du genre de flan que vous pouvez acheter chez un boulanger à Paris.
Je vous préviens tout de suite : c'est un flan assez (très) compact, surtout si on le sert bien froid.

Cette précision apportée, voici la recette, testée et approuvée ce week end même par mon n'amoureux.

Flan Parisien comme chez le boulanger



Pour 6 gourmands parigots (têtes de veaux) :

- 1 pâte brisée ou feuilletée (je l'ai réalisé avec de la pâte brisée mais c'est aussi très bon avec de la feuilletée) pur beurre
- 80g de Maïzena
- 110g de sucre
- 1cc d'extrait de vanille
- 2 oeufs moyens
- 75cl de lait demi-écrémé ou entier (meilleur avec du lait entier, mais plus gras aussi ..)

Préchauffer le four à 190°C (th. 6/7).

Chemiser un moule rond ou carré à bords assez hauts (genre moule à manqué de 24cm) avec la pâte.
Dans une casserole, mélanger la maïzena, le sucre, la vanille et les oeufs.
Incorporer le lait petit à petit.
Mettre le casserole sur le feu et porter à ébullition en remuant sans cesse avec une cuillère en bois pour ne pas laisser le mélange s'agglomérer.
Dès que l'ébullition est atteinte, retirer du feu et verser sur la pâte.

Enfourner et laisser cuire 35 minutes environ.
Sur la fin, surveiller la coloration. Si le flan colore trop vite, le couvrir d'une feuille d'aluminium.
Le flan est prêt lorsqu'un spaghetti cru plongé au centre ressort presque sec.

Laisser refroidir à température ambiante puis mettre au frigo au moins 1h avant de servir.

mercredi 17 octobre 2007

Chouette, chouette, un blogcolis !

A ne surtout pas confondre avec mon Ennemi Personnel Numéro 1, j'ai nommé, les brocolis, le Blogcolis est un sympathique échange gastronomique organisé par Flo, du blog Un flot de bonnes choses et Claire-Emilie, du blog Marmite d'un ptit point.
Le principe est simple : On s'inscrit, puis un tirage au sort est effectué parmi tous les participants et chacun se voit attribuer un destinataire.
Il faut alors concocter un colis contenant des spécialités de sa région, faites maison ou non, y ajouter un ustensile de cuisine et envoyer le tout à son blogcolié.
Ayant moi-même expédié mon colis lundi, j'attendais avec impatience de voir qui serait mon expéditrice et ce qu'elle aurait choisi de m'envoyer.
C'est chose faite et je vous présente donc le trésor de gourmandises envoyé par Véro, du blog Cuisine Métisse.



Voici ce que contenait cette boîte aux trésors :

- Un fromage de brebis du pays Basque
- L'indispensable accompagnement : un pot de confiture de cerises noires
- Un pot de confiture de figues blanches
- Un pot de Piquillos basques (des poivrons marinés, miam miam)
- Un pot de gelée de piment d'Espelette (moi qui suis fan du piment d'Espelette, j'ai hâte de concocter une recette avec ça)
- Des merveilles moelleuses de Bordeaux
- Des canelés
- Un pot de crème d'amande d'Espagne
- Des piques à cocktail qui ressemblent à des sabres de pirate (chouette !!)
- De l'encens chinois

Bon, le challenge, maintenant, c'est de ne pas *tout* manger d'un coup, sinon mes bonnes résolutions vont être salement mises à mal ...

Merci Véro !! Et merci à Flo et Claire-Emilie pour leur talent d'organisatrices :]

lundi 15 octobre 2007

Basique réconfortant pour soirées qui refroidissent ou Velouté de légumes variés à consommer sans modération

Je sais pas vous mais moi, l'approche de l'hiver, les journées qui raccourcissent, la lumière qui se glauquifie, les lèvres qui gercent et les nuits qui s'allongent, ça me colle sérieusement le cafard.
Mon anti-dépresseur favori étant la cuisine, je me laisserais volontier aller à cuisiner des tartiflettes et autres reblochonnades réconfortantes.
Sauf que, souvenez vous, je me débats toujours avec mes kilos en trop, alors bon, va falloir y aller léger sur le fromage (je me prépare à vivre mon premier hiver sans raclette et croyez moi, CA c'est un vrai coup dur).
Ca n'empêche que j'ai sérieusement besoin de Comfort Food.
Alors pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ?
Et pourquoi passer à côté d'un bon vieux basique ?

Allez, enfilez un bon gros pull trop large et des chaussettes en laine, armez vous d'une marmite et d'un couteau, préparez vos croutons et c'est parti pour une recette simplissime et savoureuse !

Velouté de légumes variés à consommer sans modération



Pour 2 soldats prêts à s'armer contre la morosité hivernale (0,5 points WW par personne):

- 2 branches de celeri
- 1 gros blanc de poireau
- 1 grosse courgette ou 2 petites
- 4 carottes
- 100g de pousses d'epinards
- 1 gros oignon jaune
- 2 gousses d'ail
- 2 cubes de bouillon de volaille dégraissé
- 1cc bombée de ras-el-hanout
- 1CS de crème fraiche épaisse à 3% matière grasse
- Un bouquet de coriandre fraiche
- Sel, poivre

Laver le céleri et le détailler, tige et feuilles comprises.
Emincer le poireau, peler et couper courgette et carottes en rondelles.
Couper l'oignon en 4, peler les gousses d'ail et les couper en deux pour retirer le germe.
Dans une marmite, mettre tous les légumes, les cubes de bouillon et le ras-el-hanout.
Ajouter 1 litre d'eau froide.
Porter le tout à ébullition, puis laisser mijoter à couvert 20 minutes à 30 minutes.
Passer la soupe au mixeur pour obtenir un velouté bien crémeux.
Ajouter la crème, saler, poivrer et bien mélanger.
Ciseler très finement la coriandre et l'ajouter au velouté.

Déguster avec du pain aux céréales frotté d'ail !

Quand la cuisine ressemble à un cours de maths en plus marrant ou Sabl'Echiquiers au beurre salé

Je le répète encore et encore, mon blog culinaire préféré c'est celui de Sandra, j'ai nommé Le Pétrin.
Depuis que j'y avais vu sa recette de sablés en forme d'échiquier, je n'avais qu'une envie : les tester !!
Le seul truc c'était de trouver le temps.
On me dira "Rhooo t'abuses, les sablés c'est hyper vite fait".
Sauf que.
Pour ceux là, en plus de l'ardeur patissière, il vous faudra vous armer de patience et entreprendre une plongée dans vos souvenirs de cours de géométrie.
Ustensiles indispensables : Un robot ou une bonne spatule. un rouleau à pâtisserie, un coupe-pâte et .... une règle et une équerre !

Voici donc les sabl'échiquiers, basés sur la recette du Pétrin, elle même basée sur une recette de Martha Stewart.
Comme je ne supporte pas de ne pas mettre mon grain de sel dans une recette, évidemment je l'ai adaptée.
Mes parfums : Pour le blanc, vanille / cannelle, pour le noir cacao amer / piment d'espelette.
Et le tout au beurre salé !

Sabl'Echiquiers au beurre salé



Pour une quarantaine de sablés qui s'la pètent :

- 230g de beurre demi-sel ramolli à température ambiante
- 100g de sucre
- 350g de farine
- 1cc d'extrait de vanille
- 1cc de cannelle
- 3CS de cacao amer en poudre
- 1 cuillère à moka de piment d'espelette
- 1 oeuf

Dans le bol du robot muni de la feuille, couper le beurre mou en petits morceaux puis le travailler en pommade avec une spatule en bois.
Ajouter le sucre et battre à vitesse moyenne jusqu'à ce que le mélange devienne bien crémeux.
Baisser à vitesse lente et ajouter la farine petit à petit en décollant régulièrement la préparation des bords à l'aide d'une maryse.

Lorsque la pâte est formée, la verser sur le plan de travail, la rassembler en boule et la fraiser en l'écrasant avec la paume de la main 2 ou 3 fois.
Reformer une boule et diviser le pâton en deux portions égales.
Dans la première, ajouter la vanille et la cannelle et bien malaxer la pâte pour que le mélange soit homogène puis reformer une boule.
Dans la seconde, faire la même chose avec le cacao et le piment d'espelette.

Déposer une boule sur une feuille de papier sulfurisé et l'écraser en un carré grossier avec la main.
Déposer une nouvelle feuille de papier sulfurisé par dessus puis étaler au rouleau pour former un carré bien régulier de 18cm de côté sur environ 1cm d'épaisseur.

Faire de même avec la deuxième boule.

En utilisant une règle et un coupe-pâte ou un couteau très aiguisé, découper chaque carré de pâte en 9 bandes de 2cm de large.

Battre l'oeuf avec un peu d'eau et placer une feuille de film alimentaire sur le plan de travail.

Disposer 3 bandes de pâte sur le plan de travail couvert en alternant les couleurs (exemple 1 bande vanille entre 2 bandes chocolatées). Badigeonner d'oeuf battu le dessus et les interstices et "coller" les 3 bandes de pâtes en les pressant délicatement. Poser par-dessus cette première couche 3 autres bandes de pâte en inversant cette fois les couleurs de façon à former la trame d'un échiquier. "Coller" à l'oeuf battu et finir avec une troisième couche. Envelopper le boudin de pâte obtenu dans le film alimentaire en serrant un peu pour maintenir le tout. Placer au réfrigérateur 30 minutes ou au congélateur pendant 15 min.

Répéter l'opération avec le reste des bandes en inversant les couleurs (1 bande chocolatée entre 2 bandes vanille) et réserver au frais.

Préchauffer le four th 5-6 (170°C).

Garnir deux plaques à pâtisserie de papier sulfurisé.
Découper chaque "boudin" en tranches fines d'environ 0,5 cm en utilisant de préférence un coupe-pâte pour une découpe franche et nette. Déposer au fur et à mesure les sablés sur les plaques.
Enfourner et cuire environ 10 à 12 min (les sablés ne doivent pas dorer). Finir la cuisson en laissant les sablés sur la plaque 2 min hors du four puis les transvaser sur une grille pour refroidir.

Epater tous vos potes avec vos sablés trop classes :)

jeudi 11 octobre 2007

Empiler des trucs c'est rigolo ou Escalopines d'Espadon en étagères de Fenouil et Riz Vénéré

Mes vacances au Maroc furent catastrophiques.
Point d'inquiétude, je ne parle pas ici du point de vue strictement vacancier, touristique, dépaysant, chaleureux ou délassant de cette semaine d'escapade.
Non, à ce niveau là, c'était top.
Je parle du point de vue culinaire.
Et encore.
Non, le bon mot c'est "calorique".
Tout le problème de se retrouver au Maroc en plein Ramadan quand vous êtes une bonne petite occidentale parfaitement impie, c'est que vous, vous mangez normalement.
Et encore.
Jusque là ça pourrait aller.
Le vrai problème c'est de partager un bout de sa vie avec des vrais marocains.
Qui eux, évidemment, le font, le Ramadan.
Et qui, bien que vous ayez pris un petit déjeuner très consistant à base de Melouis divins imprégnés de miel, puis un déjeuner comportant généralement Pastilla ou Tajine et que vous vous apprétiez, aux alentours de 21h, à déguster un couscous maison préparé par la gentille cuisinière du riad que vous louez avec vos amis; bien que tout ça donc, ces marocains n'imagineraient pas de ne pas vous proposer de rompre le jeune avec eux aux alentours de 18h30. Et vous, forcément, vous n'imagineriez pas leur dire non.
C'est comme ça que vous vous retrouvez à faire 4 repas par jour, dont l'un est constitué de Harira bien épaisse et de pâtisseries tellement monstrueusement caloriques que mon petit livret WW en a fait une crise de combustion spontanée.
C'est comme ça que je suis rentrée du Maroc en ayant repris une part assez substantielle des kilos que je viens de mettre des mois d'effort et de sueur à perdre.
Bon, au moins, je me suis régalée, ça, y a pas de doute.

Mais je vous avoue qu'au retour, après ce grand lachage intensif, ça a été un peu dur de retrouver le goût de la cuisine légère.
Bon ok, devoir arrêter de respirer pour enfiler tous les pantalons taille 36 que j'ai acheté ces derniers temps a été d'une assez grande aide à l'auto-motivation.
Mais pour rompre la morosité du régime, le plus important, encore une fois, c'est de se surprendre.
De faire jouer son imagination.
De s'amuser en cuisine.

Voici donc ma dernière invention.

Escalopines d'Espadon en étagères de Fenouil et Riz Vénéré



Pour 2 pénitents essayant de reprendre goût au manger léger (5 points WW par personne):

- 2 pavés d'Espadon
- 1 beau bulbe de Fenouil
- 2 blancs de poireau
- 2 petits oignons sauciers ou 1 gros oignon jaune
- 60g de riz Vénéré
- 1cc de beurre à 41%
- 1CS d'huile d'olive
- 1cc de jus de citron
- 2 CC de thym séché
- sel, poivre

Préparer l'espadon :
Escaloper les pavés en les coupant en deux dans l'épaisseur.
Pour faciliter le boulot, je les mets un peu au congélateur, pour qu'ils soient plus faciles à découper.
Dans un petit bol, mélanger l'huile d'olive, le jus de citron et le thym. Poivrer à votre convenance.
A l'aide d'un pinceau, badigeonner légèrement les tranches d'espadon de ce mélange.
Réserver au frais jusqu'à la cuisson.

Emincer les oignons.
Laver et peler le fenouil, le hacher finement.
Faire de même avec les blancs de poireau.
Dans une casserole, faire fondre l'oignon émincé dans le beurre, sans laisser colorer.
Ajouter le fenouil et le poireau, bien mélanger. Saler, poivrer.
Couvrir et laisser mijoter à feu moyen en remuant de temps en temps, pendant 1/4 d'heure à 20 minutes.

Pendant ce temps, cuire le riz vénéré dans l'eau bouillante, suivant les indications du paquet, puis l'égoutter et le réserver.

Lorsque le mélange fenouil et poireau est bien tendre, faire chauffer une poêle à feu vif sans matière grasse.
Y jeter les tranches d'espadon quelques instants de chaque côté.
Il ne faut surtout pas trop le cuire !

Pour finir, dresser :
Poser un cercle dans une assiette, tapisser le fond de riz, déposer une tranche d'espadon, ajouter une couche de compotée de fenouil/poireau, et déposer enfin la deuxième tranche d'espadon.
Faire de même pour la deuxième assiette.

Déguster en se disant que non seulement c'est joli, mais qu'en plus c'est bon, et que pour couronner le tout c'est 100 fois moins gras qu'une pastilla.


jeudi 20 septembre 2007

Osons de nouveaux mélanges improbables ou Carpaccio de Saint-Jacques à la Grenade

N'allez pas croire que je délaisse ce blog.
Enfin plutôt si, croyez le, car c'est l'évidence même, mais bien malgré moi.
Beaucoup trop de travail et le temps de rien, même plus de cuisiner et encore moins celui d'imaginer de nouvelles recettes.
Et pourtant ce n'est pas l'envie et les idées qui manquent !
La plupart malheureusement me demanderaient un temps dont je ne dispose pas.
C'est d'ailleurs là que mon régime en prend un sacré coup, vu que je me nourris plus ou moins n'importe comment et surtout n'importe quand.

Heureusement, la conjonction d'un repas de Rosh Hachana et du détour d'une allée de supermarché m'ont donné une envie trop tentante pour ne pas prendre un peu de temps pour la réaliser.

Rosh Hachana, pour ceux d'entre vous qui ne le savent pas, c'est le nouvel an Juif, que nous avons célébré la semaine dernière.
Bien qu'absolument et farouchement athée, mes racines maternelles sont ancrées dans le judaïsme et c'est un peu pour partir à leur découverte que j'ai accepté une invitation à dîner pour fêter Rosh Hachana dans une famille très pratiquante de ma connaissance.
La coutume veut qu'à l'occasion de cette fête on déguste des mets doux et sucrés, pour appeler une nouvelle année douce comme le miel.
La grenade tient une bonne place parmi ces mets.
C'est donc à cette occasion que ce fruit doux et légèrement acidulé s'est rappelé à mon bon souvenir.
Le dégustant à la cuillère, je me suis promis de lui trouver une place dans une de mes prochaines recettes.

Quelques jours plus tard, accomplissant ma corvée Carrefourienne de remplissage du frigo, je me retrouve nez à nez avec un plein bac de grenades.
Me rappelant ma promesse, j'en enfourne prestement quelques unes dans mon caddy, tout en me demandant vaguement quand est-ce que je trouverais le temps de les cuisiner avant qu'elles ne périssent.

Et bien voilà, le temps est arrivé ce midi.
Enfin disons surtout que je me suis forcée à le prendre, d'abord pour ne pas laisser perdre les fruits, et ensuite parce que j'avais vraiment besoin de me vider la tête et que la cuisine est le meilleur relaxant que je connaisse.
Totalement au hasard, complètement à l'inspiration, parfaitement dans l'improvisation, j'ai mélangé les produits et les saveurs.
Le résultat ?
J'ai regretté de ne pas en avoir fait 2 ou 3 fois plus tellement ca m'a plut.
Alors voilà.

Carpaccio de Saint-Jacques à la Grenade



Pour 2 aventuriers du goût (2 points WW par personne) :

- 8 Noix de Saint-Jacques sans le corail
- 2 Grenades
- 1cc de poudre de gousses de vanille sucrées
- 1cc de jus de citron
- une pincée de fleur de sel de Guérande
- quelques feuilles de coriandre fraiche
- poivre

A l'aide d'un presse agrumes, presser délicatement les grenades. Il faut y aller doucement et patiemment pour ne pas trop malmener les graines.
Récupérer les graines et les réserver.
Verser le jus de grenade dans une petite casserole avec la poudre de vanille et le jus de citron. Porter à ébullution et laisser mijoter quelques minutes.
Laisser tiédir.

Nettoyer et sécher délicatement les noix puis les escaloper finement.
Les disposer à plat dans un plat un peu creux et les recouvrir du jus de grenade vanillé.
Saupoudrer de fleur de sel et poivrer légèrement.
Ajouter quelques graines de grenade.
Ciseler finement la coriandre et la répartir sur les noix.

Laisser mariner au moins une vingtaine de minutes.
Servir accompagné du reste des graines mélangées au reste du jus de grenade.

Note : J'ai utilisé de la poudre de gousses de vanille parce que je n'avais plus de vanille en gousse. Je pense qu'on peut tout aussi bien faire infuser une gousse fendue dans le jus de grenade additionné d'un peu de sucre en poudre ou de sucre vanillé. 

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