Culinopathe - A Flower in da Kitchen

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samedi 17 novembre 2007

De l'art de prendre soin de ses joueuses (2ème épisode) ou Mini-Madeleines Multicolores aux Parfums Variés

Voilà une nouvelle série de rencontres golfiques qui commence et me voilà rempilant au poste de Capitaine.
Il me faut donc trouver de quoi motiver une dizaine de filles pour qu'elles se lèvent aux aurores le samedi matin et qu'elles aillent arpenter des terrains de golf gelés par un froid glacial.
Non, ce n'est pas une torture réprouvée par la Convention de Genève, c'est une compétition de golf par équipe qui s'appelle la Coupe de Paris.
Que du bonheur.
Heureusement, la plupart de mes nanas sont affublée d'un très vilain défaut (ou pas) : la Gourmandise.
Du coup je les amadoue à coups de sucreries.
Après avoir testé (avec succès !!) la Motivation Muffinesque, j'ai aujourd'hui employé la Méthode Madeleine.
Bon, je vous l'avoue, les performances sportives n'ont pas été mémorables.
Mais mes madeleines, elles, ont remporté un franc succès !

Mini-Madeleines Multicolores aux Parfums Variés


N.B : Comme, une fois n'est pas coutume, je suis assez fière de ma photo, je l'ai également mise en grand format. Vous pouvez donc cliquer dessus pour la voir en plus grand.

Pour une centaine de mini-madeleines :

- 125g de beurre bien mou
- 3 oeufs
- 140g de sucre
- 150g de farine
- 1cc de levure chimique

Pour les madeleines rouges : 1cc d'extrait de vanille et 1cc de colorant rouge
Pour les madeleines vertes : 1cc de thé Matcha
Pour les madeleines jaunes : 1/2 cc d'extrait de citron
Pour les madeleines marrons : 1cc de cacao amer

Préchauffer le four à chaleur tournante 210°C (th. 7)

Dans un grand bol, fouetter vivement les oeufs et le sucre jusqu'à ce que le mélange devienne mousseux et blanchisse un peu.
Ajouter la farine et la levure et bien mélanger jusqu'à obtention d'un mélange homogène.
Travailler le beurre en pommade avec une spatule ou un coupe-pâte pour bien le ramollir et l'ajouter par petits bouts dans le mélange.
L'incorporer à la cuillère en bois.

Diviser la pâte en 4 parts égales dans 4 bols.
Ajouter à chaque portion de pâte les divers ingrédients de couleur et d'arôme.

Remplir aux 3/4 les alvéoles d'une plaque en silicone à mini-madeleines.
Enfourner pour 3 minutes, baisser le four à 180°C (th. 6) et cuire 3 minutes supplémentaires.

Démouler dès la sortie du four et laisser refroidir à l'air libre.
Si vous faites plusieurs fournées, n'oubliez pas de refroidir le moule à l'eau froide !

mardi 13 novembre 2007

Quand la cuisine de la flemme devient du super miam ou Curry de crevettes à l'indienne

Y a des jours comme ça.
Du froid et du gris plein mon Paris, des embouteillages à n'en plus finir, du boulot par dessus la tête, bref, ni le temps ni l'envie de faire des courses.
Et pourtant vers 19h, l'envie me prend de cuisiner du bon pour le repas.
Surtout que, chose assez rare ces derniers temps, pour la deuxième fois en quelques jours, mon Kalou sera là pour le dîner.
Sceptique, je jette un oeil dans mes placards.
Dubitative, j'explore le congélateur.
Et là, révélation.
Lors d'une assez récente expédition Passage Brady (le "little India" de Paris) j'ai fait l'acquisition d'une bonne tonne d'épices et autres aides culinaires indiennes, ainsi que d'un sac de riz basmati qualité top supérieure de la mort (du moins c'est ce que laissait penser son prix au kilo approchant celui du caviar) en prévision d'un repas indien qui n'a jamais eu lieu.
Bon, on me dira, des épices et du riz c'est déja bien mais c'est pas suffisant.
Oui mais.
Prise d'une subite envie de crevettes lors d'un quelconque carroufage, je m'étais jetée sur un lot de barquettes du dit crustacé. Sauf qu'une invitation impromptue relégua mon envie de crevettes à une date postérieure et que les barquettes finirent au congélateur.
Paf, l'illumination.
Une grande inspiration et 30 minutes d'improvisation plus tard, Kalou et moi nous léchions les doigts pour récupérer les précieuses gouttes de sauce qui auraient pu s'y attarder.
Alors voilà.

Curry de crevettes à l'indienne



Pour 2 affamés de saveurs d'ailleurs (3,5 points WW par personne):

- 240g de crevettes décortiquées pré-cuites
- 1 oignon jaune
- 2 petites gousses d'ail
- 2 tomates
- 20cl de bouillon de volaille dégraissé
- 2cc de Ghee ou d'huile
- 1cc de pâte de curry jaune
- 2CS de crème épaisse à 3%
- Quelques brins de coriandre fraiche

Tailler l'oignon en brunoise et hacher l'ail préalablement dégermé.
Dans une sauteuse, mettre le Ghee (ou l'huile), l'oignon et l'ail. Bien mélanger et faire sauter à feu vif.
Lorsque l'oignon commence à devenir bien tendre, baisser un peu le feu et ajouter les tomates coupées en petits quartiers.
Laisser cuire 1 à 2 minutes, puis ajouter la pâte de curry et le bouillon de volaille.
Mélanger pour bien diluer la pâte de curry et laisser mijoter un peu.
Ajouter la crême épaisse, bien mélanger, puis les crevettes.
Couvrir et laisser mijoter à feu doux une dizaine de minutes.

Au moment de servir, ciseler la coriandre sur les crevettes.

J'ai accompagné ce plat du fameux riz basmati top qualité (je confirme), additionné d'un mélange d'épices spécial "Riz Pullao".

dimanche 11 novembre 2007

Comment convaincre un Kalou récalcitrant que le lapin c'est super bon ou Rables de lapin farcis en chemise de Filo

Extrait d'un échange via un instant messenger bien connu entre une Flaoua et son colloc :

"Flaoua : Tu manges à la maison ce soir ?
Kalou : Oui.
Flaoua : Cool, je nous concocte une dinette :)
Kalou : Chouette.
Flaoua : T'aimes le lapin ?
Kalou : mouais ....
Flaoua : Tu verras, le mien tu l'aimeras."

C'est donc les épaules lourdes de ce nouveau challenge que je me suis mise en cuisine.
Evidemment, j'avais déja une idée derrière la tête.
Le résultat ayant gagné l'adhésion du Kalou, je vous le présente donc ici :

Rable de lapin farci en chemise de Filo



Pour 2 carnivores sans aucun scrupule vis à vis de Pampam (4,5 points WW par personne):

- 2 rables de lapin
- 3 pimentos del piquillo (poivrons marinés au naturel)
- 3 tomates moyennes ou 2 grosses
- 2 échalotes
- 1cc bombée de thym
- 1 branche de basilic
- 2 feuilles de filo
- 1cc d'huile d'olive

Préchauffer le four à 180°C (th. 6).

Désosser les rables. Si votre boucher est sympa, le mieux c'est de lui demander de vous le faire mais sinon c'est pas la mer à boire.

Hacher les échalotes, couper les poivrons en fines lanières et les tomates en quartiers pas trop gros.
Dans une petite marmite ou une sauteuse, à feu vif, mettre les échalottes et un filet d'eau.
Faire revenir 2 à 3 minutes puis ajouter les poivrons et les tomates ainsi que le thym, faire sauter quelques instants, rajouter un peu d'eau, baisser à feu moyen, couvrir et laisser mijoter une dizaine de minutes.
Découvrir, remonter le feu et laisser cuire jusqu'à ce que l'eau soit évaporée.

Efeuiller la branche de basilic et hacher les feuilles.
Oter la marmite du feu et ajouter le basilic haché. Bien mélanger, ajouter sel et poivre selon votre goût.

Faire chauffer l'huile d'olive dans une sauteuse à feu vif. Y jeter les rables et les faire bien colorer sur les deux faces.

Farcir chaque rable avec la moitié de la préparation poivrons / tomates, en l'insérant dans l'espace creux laissé par l'os.
Replier les rables.

Prendre une feuille de filo, la plier en deux et la déposer sur une plaque garnie de papier sulfurisé.
Poser un rable farci au centre et l'empaqueter.
Avec un pinceau, badigeonner très légèrement de lait.
Faire de même avec le deuxième.

Enfourner pour 10 minutes.

Servir avec l'accompagnement de votre choix, personnellement j'avais opté pour une simple poêlée de légumes.

jeudi 8 novembre 2007

Le comble de la cuisinière serait-il de se faire croquer ?

J'ai vécu il y a quelques jours une expérience tout à fait inédite pour moi.
J'ai cuisiné "professionnellement".
Entendre par là que j'ai cuisiné des produits qui ont ensuite été vendus. A des gens. Des vrais gens. Des inconnus et tout.
En l'occurence je l'ai fait pour rendre service à des amis, traiteurs de leur état, qui ouvrent très prochainement une boutique dans Paris (et j'aurai l'occasion de vous en reparler).
A l'occasion d'Halloween, ils ont fait une petite animation sur le trottoir devant leur future boutique et ont vendus quelques produits cuisinés par leur chef, ainsi que mes fameux muffins au potiron.
Du coup, je me suis retrouvée en cuisine, armée d'un fouet à patisserie plus grand que moi, et avec pour mission d'envoyer un nombre monstrueux de fournées de muffins.
C'était une expérience franchement surréaliste mais extrêmement agréable.
Ca doit être mon âme de capitaliste sans vergogne qui se révèle, mais je me suis sentie vraiment toute chose quand j'ai vu des gens *payer* pour ma cuisine.
En tout cas, je vous l'avoue, j'étais *un peu* stressée en cuisine.
Or, il se trouve que mon pote Orfeo, en plus d'être traiteur, possède quelques talents de dessinateur.
Il a donc immortalisé l'instant et je ne peux résister au plaisir de partager ce dessin avec vous.

C'est pas parce qu'il fait froid qu'il faut se laisser aller ou Noix de Saint-Jacques en sauce d'huître aux graines torréfiées, julienne caramélisée

Pfouyaya, c'est dur en ce moment.
Avec tout ce froid et tout ce gris, j'ai tout sauf envie de manger léger.

La nuit je rêve de kilotonnes de fromage fondu, de montagnes de brioche toute chaude, d'hectolitres de chocolat chaud bien crémeux ..
Résultat, WW et moi on a bien failli se facher, enfin disons surtout que j'ai bien failli lui claquer la porte au nez, et puis non, merde, tous ces mois d'efforts pour rien, ca serait vraiment trop rageant.
Alors adieu raclettes, viennoiseries et goûters pantagrueliques, on retrousse ses manches, on enfile son tablier et on se remet en cuisine ... légère !

Noix de Saint-Jacques en sauce d'huître aux graines torrefiées, julienne caramélisée



Pour 2 amateurs de bonnes résolutions (4,5 points WW par personne):

- 300g de noix de Saint-Jacques, sans corail
- 3CS de sauce d'huître
- 2CS de crème liquide à 3%
- 2cc de graines de sésame
- 2cc de graines de pavot
- 1 belle courgette
- 1 belle carotte
- 1 blanc de poireau
- 1 oignon jaune
- 1 CS de sauce Sukiyaki

Eplucher la carotte, laver la courgette sans la peler.
Tailler tous les légumes en julienne.
Pulveriser le fond d'une poêle avec un peu d'huile d'olive et faire sauter la julienne à feu vif.
Ajouter la sauce Sukiyaki, bien mélanger, baisser le feu, couvrir et laisser mijoter une dizaine de minutes.
Juste avant de servir, découvrir, remonter le feu, rassembler la julienne en 2 galettes grossières et faire caraméliser les deux faces.

Dans une petite casserole, faire réduire quelques minutes la sauce d'huître à feu assez fort.
Pendant ce temps, jeter le sésame et le pavot dans une poêle brûlante, sans matière grasse, et les torréfier jusqu'à ce que le sésame soit bien coloré.
Réduire le feu sous la casserole de sauce d'huître, ajouter la crème liquide et monter le tout en fouettant vivement sur le feu.
Ajouter les graînes torréfiées.

Faire colorer les saint-jacques à la poêle, sans trop les cuire.

Les napper de sauce et les servir avec la julienne.

jeudi 25 octobre 2007

Ben oui c'est bientôt Halloween ma bonne dame ! Ou Muffins tout moelleux au Potiron, Noix variées et Choco très noir

Je sais pas si vous avez remarqué mais ces derniers temps, sur les étals de nos maraîchers et autres rayons fruits & légumes de nos hyper, fleurissent (si on peut dire) Courges, Citrouilles et autres Potirons.
Bon, on me dira, c'est la saison, pas grand chose de surprenant.
Je vous l'accorde.
Moi, la citrouille, j'aime pas trop ça.
La soupe de potiron, en trois mots comme en cent, ça m'emmerde.
Mais quand même, cette jolie couleur orangée, ça donne envie de cuisiner.
Et puis c'est bientôt Halloween alors surfons sur la vague et, à défaut d'être une fashion victim, soyons une kitchen victim.
Voici donc, pour tous ceux qui, comme moi, n'aiment pas le potiron, une recette avec du potiron, mais pas que.
Et sucrée.
Et bonne, en plus.

Muffins tout moelleux au Potiron, Noix variées et Choco très noir



Pour 18 muffins même pas effrayants :

- 450g de potiron
- 30g de noix de pécan
- 30g de noix du Brésil
- 80g de chocolat à au moins 70% de cacao (plus fort si l'amertume ne vous fait pas peur)
- 10cl de lait ribot (ou lait fermenté, ou buttermilk, ou babeurre, selon les endroits et les appellations)
- 50ml d'huile végétale neutre (genre tournesol)
- 2 gros oeufs
- 100g de farine pâtissière
- 100g de farine complète aux céréales
- 100g de sucre de canne complet (au rayon bio)
- 1cc de canelle
- 1 sachet de levure chimique

Préchauffer le four à 180°C (th.6).

Peler et détailler le potiron en cubes.
Faire bouillir une grande casserole d'eau et y jeter le potiron.
Laisser cuire une dizaine de minutes (un morceau de potiron sorti de l'eau doit s'écraser entre vos doigts facilement).
Egoutter le potiron et le passer au mixer.

Hacher grossièrement le chocolat et les noix au couteau.

Dans un grand saladier, mélanger tous les ingrédients secs : les deux farines, le sucre, la levure, la canelle, le chocolat et les noix concassés.
Dans un autre récipient mélanger tous les ingrédients humides : le potiron, le lait, les oeufs et l'huile. Fouetter énergiquement.
Verser le mélange humide sur le mélange sec et mélanger grossièrement à l'aide d'une spatule en bois.
Il ne faut pas trop travailler la pâte, simplement mélanger pour que les ingrédients secs et humides s'amalgament mais pas plus.

Verser la préparation dans des moules à muffins et enfourner.
Laisser cuire 15 à 20 minutes jusqu'à ce qu'une pointe de couteau ou un spaghetti plongé au coeur d'un muffin ressorte sec.

Sortir du four et laisser dans les moules une dizaine de minutes avant de démouler.

Pour une fois juste une photo sans recette ...

Et oui, juste une photo.
Mais pas n'importe laquelle.
Il s'agit de ma participation au concours "Le défi des chefs" organisé par Thierry Marx et Pyrex.
Alors, ça vous plait ?

Bricks de suprêmes de poulet jaune et farce forestière, Pressé végétarien en chemise de grenailles

mardi 23 octobre 2007

Je suis vraiment nulle en dressage d'assiettes ou Millefeuille de Compotée de poivrons et Crème de roquette, coulis de poivrons

Parfois, il ne suffit pas de faire de bonnes choses à manger.
Parfois, il ne suffit pas de faire de bonnes et belles choses à manger.
Parfois, je voudrais aussi savoir présenter joliement mes bonnes et belles gourmandises.
Comme, par exemple, lorsque je concocte un petit dîner rien que pour mon n'amoureux et moi.
Mais voilà.
Je suis nullissime en dressage.
Je sais bien pourtant que c'est pas compliqué.
Un petit saupoudrage d'épices colorées, une petite goutte de sauce, un trait de coulis, une vaguelette de crème ..
1000 fois j'ai vu des assiettes rendues époustouflantes par des astuces simplissimes.
Et pourtant, je suis incapable de reproduire le truc.
Ca doit être lié avec mon inaptitude irrémédiable au dessin.

Alors voilà, la photo de mon Millefeuille est moche, parce que mon assiette était moche.
Tant pis.
Mais je vous promets, juré, craché, si je mens je vais en enfer sans passer par la case dessert, que si la photo est moche, le plat lui, est une de mes plus grandes réussites en improvisation.
Testez, vous verrez.

Millefeuille de Compotée de poivrons et Crème de roquette, coulis de poivrons



Pour deux millefeuilles rouges et verts :

- 100g de pâte feuilletée
- 3 poivrons rouges
- 1 CS d'huile d'olive
- 1cc de concentré de tomate
- 2cc de gelée de piment d'Espelette + un peu pour le glaçage
- 1cc d'origan
- 2CS de crème liquide à 3%
- 3 belles poignées de roquette
- 2CS de crème fraiche épaisse à 3%
- 1CS de parmesan fraichement rapé
- Une dizaine de copeaux de parmesan
- 2CS de lait
- sel, poivre

Préparer le feuilletage :
Préchauffer le four à 210°C (th.7).
Etaler la pâte feuilletée en un grand rectangle de 28cm sur 14cm.
Y découper 4 rectangles de 7cm sur 14cm.
Sur une plaque à pâtisserie, déposer 2 de ces rectangles sur une feuille de papier sulfurisé.
Les recouvrir d'une nouvelle feuille de papier, puis d'une deuxième plaque à pâtisserie.
Disposer les 2 autres rectangles sur la deuxième plaque, toujours sur une feuille de papier sulfurisé.
avec un pinceau, les badingeonner d'un peu de lait.
Le but de la manoeuvre est d'obtenir 2 rectangles de pâte plats et 2 gonflés et dorés.
Enfourner le tout dans le four chaud pour 10 minutes.
Sortir les rectangles du dessus et réenfourner les autres (toujours recouverts) 3 minutes supplémentaires.
Avec un couteau bien aiguisé, couper les rectangles gonflés en deux dans l'épaisseur.
Vous disposez maintenant de 2 "fonds", 2 "centres" (les rectangles plats) et 2 "couvercles".

Préparer la compotée de poivrons :
Faire brûler les poivrons sous le grill du four.
Lorsqu'ils sont noircis sur toutes les faces, les enfermer hérmétiquement dans un tupperware et attendre une dizaine de minutes.
Les peler et les égrainer sous l'eau froide.
Détailler en très très fines lanières.

Dans un bol, mélanger la gelée de piment d'Espelette, l'huile d'olive et l'origan.
Y ajouter les lanières de poivrons et bien mélanger pour les imprégner de la marinade.
Filmer au contact et laisser mariner 1/2 heure.

Chauffer une poêle à feu vif, sans matière grasse.
Y jeter les poivrons et faire revenir quelques minutes jusqu'à ce qu'ils soient totalement tendres et fondants.
Réserver.

Préparer le coulis de poivrons :
Dans le bol d'un blender ou d'un mixer, mettre 2CS de la compotée de poivrons, le concentré de tomate, la crème liquide.
Mixer le tout. Saler et poivrer selon votre goût. Si la consistance est trop épaisse, rajouter un peu de crème liquide.
Réserver.

Préparer la crème de roquette :
Faire blanchir la roquette une minute dans de l'eau bouillante.
Rafraichir immédiatement dans de l'eau glacée.
Mettre la roquette dans le bol d'un blender ou d'un mixer.
Ajouter la crème épaisse et le parmesan.
Mixer le tout.
Réserver.

Monter les millefeuilles :
Sur une plaque à pâtisserie, déposer un "fond" de pâte feuilletée.
Avec une cuillère, y déposer une bonne couche de crème de roquette.
La recouvrir de copeaux de parmesan.
Déposer ensuite un "centre".
Y déposer une couche de compotée de poivrons.
Fermer le millefeuille avec un "couvercle".
Avec un pinceau, le badigeonner légèrement de gelée de piment d'Espelette.

Faire de même avec le deuxième millefeuille.

15 minutes avant de servir, passer les millefeuilles à four tiède (th. 3/4, chaleur tournante si possible).
Dresser sur des assiettes en accompagnant du coulis de poivrons et d'un éventuel reste de compotée.

dimanche 21 octobre 2007

Une recette spéciale Youppettes ou Flan Parisien comme chez le boulanger

Avec mes copines les Youppettes, du forum Supertoinette, on s'est lancées dans un jeu rigolo.
Chacune d'entre nous doit proposer une recette typique de sa région pour que les autres la testent.
Du coup, c'est la deuxième fois en très peu de temps (la première fois c'était pour le très récent Blog Colis) que je dois me triturer le crâne à la recherche de spécialités gastronomiques typiquement parisiennes.
Ben oui parce que, quand on pense à Paris et à la cuisine, soit on est dans le gastro grands chefs étoilés (mais pas forcément typiquement parisien), soit dans la brasserie oeufs-mayo, poireau vinaigrette, steak-frites.
Enfin au premier abord.
Parce qu'en creusant un peu, on trouve tout de même quelques trucs à se mettre sous la dent.
Pour notre jeu, j'ai donc opté pour deux recettes : le Potage Saint-Germain et le Flan Parisien.
Le potage est à venir, voici déja le flan.

Cette recette est totalement typique du genre de flan que vous pouvez acheter chez un boulanger à Paris.
Je vous préviens tout de suite : c'est un flan assez (très) compact, surtout si on le sert bien froid.

Cette précision apportée, voici la recette, testée et approuvée ce week end même par mon n'amoureux.

Flan Parisien comme chez le boulanger



Pour 6 gourmands parigots (têtes de veaux) :

- 1 pâte brisée ou feuilletée (je l'ai réalisé avec de la pâte brisée mais c'est aussi très bon avec de la feuilletée) pur beurre
- 80g de Maïzena
- 110g de sucre
- 1cc d'extrait de vanille
- 2 oeufs moyens
- 75cl de lait demi-écrémé ou entier (meilleur avec du lait entier, mais plus gras aussi ..)

Préchauffer le four à 190°C (th. 6/7).

Chemiser un moule rond ou carré à bords assez hauts (genre moule à manqué de 24cm) avec la pâte.
Dans une casserole, mélanger la maïzena, le sucre, la vanille et les oeufs.
Incorporer le lait petit à petit.
Mettre le casserole sur le feu et porter à ébullition en remuant sans cesse avec une cuillère en bois pour ne pas laisser le mélange s'agglomérer.
Dès que l'ébullition est atteinte, retirer du feu et verser sur la pâte.

Enfourner et laisser cuire 35 minutes environ.
Sur la fin, surveiller la coloration. Si le flan colore trop vite, le couvrir d'une feuille d'aluminium.
Le flan est prêt lorsqu'un spaghetti cru plongé au centre ressort presque sec.

Laisser refroidir à température ambiante puis mettre au frigo au moins 1h avant de servir.

mercredi 17 octobre 2007

Chouette, chouette, un blogcolis !

A ne surtout pas confondre avec mon Ennemi Personnel Numéro 1, j'ai nommé, les brocolis, le Blogcolis est un sympathique échange gastronomique organisé par Flo, du blog Un flot de bonnes choses et Claire-Emilie, du blog Marmite d'un ptit point.
Le principe est simple : On s'inscrit, puis un tirage au sort est effectué parmi tous les participants et chacun se voit attribuer un destinataire.
Il faut alors concocter un colis contenant des spécialités de sa région, faites maison ou non, y ajouter un ustensile de cuisine et envoyer le tout à son blogcolié.
Ayant moi-même expédié mon colis lundi, j'attendais avec impatience de voir qui serait mon expéditrice et ce qu'elle aurait choisi de m'envoyer.
C'est chose faite et je vous présente donc le trésor de gourmandises envoyé par Véro, du blog Cuisine Métisse.



Voici ce que contenait cette boîte aux trésors :

- Un fromage de brebis du pays Basque
- L'indispensable accompagnement : un pot de confiture de cerises noires
- Un pot de confiture de figues blanches
- Un pot de Piquillos basques (des poivrons marinés, miam miam)
- Un pot de gelée de piment d'Espelette (moi qui suis fan du piment d'Espelette, j'ai hâte de concocter une recette avec ça)
- Des merveilles moelleuses de Bordeaux
- Des canelés
- Un pot de crème d'amande d'Espagne
- Des piques à cocktail qui ressemblent à des sabres de pirate (chouette !!)
- De l'encens chinois

Bon, le challenge, maintenant, c'est de ne pas *tout* manger d'un coup, sinon mes bonnes résolutions vont être salement mises à mal ...

Merci Véro !! Et merci à Flo et Claire-Emilie pour leur talent d'organisatrices :]

lundi 15 octobre 2007

Basique réconfortant pour soirées qui refroidissent ou Velouté de légumes variés à consommer sans modération

Je sais pas vous mais moi, l'approche de l'hiver, les journées qui raccourcissent, la lumière qui se glauquifie, les lèvres qui gercent et les nuits qui s'allongent, ça me colle sérieusement le cafard.
Mon anti-dépresseur favori étant la cuisine, je me laisserais volontier aller à cuisiner des tartiflettes et autres reblochonnades réconfortantes.
Sauf que, souvenez vous, je me débats toujours avec mes kilos en trop, alors bon, va falloir y aller léger sur le fromage (je me prépare à vivre mon premier hiver sans raclette et croyez moi, CA c'est un vrai coup dur).
Ca n'empêche que j'ai sérieusement besoin de Comfort Food.
Alors pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ?
Et pourquoi passer à côté d'un bon vieux basique ?

Allez, enfilez un bon gros pull trop large et des chaussettes en laine, armez vous d'une marmite et d'un couteau, préparez vos croutons et c'est parti pour une recette simplissime et savoureuse !

Velouté de légumes variés à consommer sans modération



Pour 2 soldats prêts à s'armer contre la morosité hivernale (0,5 points WW par personne):

- 2 branches de celeri
- 1 gros blanc de poireau
- 1 grosse courgette ou 2 petites
- 4 carottes
- 100g de pousses d'epinards
- 1 gros oignon jaune
- 2 gousses d'ail
- 2 cubes de bouillon de volaille dégraissé
- 1cc bombée de ras-el-hanout
- 1CS de crème fraiche épaisse à 3% matière grasse
- Un bouquet de coriandre fraiche
- Sel, poivre

Laver le céleri et le détailler, tige et feuilles comprises.
Emincer le poireau, peler et couper courgette et carottes en rondelles.
Couper l'oignon en 4, peler les gousses d'ail et les couper en deux pour retirer le germe.
Dans une marmite, mettre tous les légumes, les cubes de bouillon et le ras-el-hanout.
Ajouter 1 litre d'eau froide.
Porter le tout à ébullition, puis laisser mijoter à couvert 20 minutes à 30 minutes.
Passer la soupe au mixeur pour obtenir un velouté bien crémeux.
Ajouter la crème, saler, poivrer et bien mélanger.
Ciseler très finement la coriandre et l'ajouter au velouté.

Déguster avec du pain aux céréales frotté d'ail !

Quand la cuisine ressemble à un cours de maths en plus marrant ou Sabl'Echiquiers au beurre salé

Je le répète encore et encore, mon blog culinaire préféré c'est celui de Sandra, j'ai nommé Le Pétrin.
Depuis que j'y avais vu sa recette de sablés en forme d'échiquier, je n'avais qu'une envie : les tester !!
Le seul truc c'était de trouver le temps.
On me dira "Rhooo t'abuses, les sablés c'est hyper vite fait".
Sauf que.
Pour ceux là, en plus de l'ardeur patissière, il vous faudra vous armer de patience et entreprendre une plongée dans vos souvenirs de cours de géométrie.
Ustensiles indispensables : Un robot ou une bonne spatule. un rouleau à pâtisserie, un coupe-pâte et .... une règle et une équerre !

Voici donc les sabl'échiquiers, basés sur la recette du Pétrin, elle même basée sur une recette de Martha Stewart.
Comme je ne supporte pas de ne pas mettre mon grain de sel dans une recette, évidemment je l'ai adaptée.
Mes parfums : Pour le blanc, vanille / cannelle, pour le noir cacao amer / piment d'espelette.
Et le tout au beurre salé !

Sabl'Echiquiers au beurre salé



Pour une quarantaine de sablés qui s'la pètent :

- 230g de beurre demi-sel ramolli à température ambiante
- 100g de sucre
- 350g de farine
- 1cc d'extrait de vanille
- 1cc de cannelle
- 3CS de cacao amer en poudre
- 1 cuillère à moka de piment d'espelette
- 1 oeuf

Dans le bol du robot muni de la feuille, couper le beurre mou en petits morceaux puis le travailler en pommade avec une spatule en bois.
Ajouter le sucre et battre à vitesse moyenne jusqu'à ce que le mélange devienne bien crémeux.
Baisser à vitesse lente et ajouter la farine petit à petit en décollant régulièrement la préparation des bords à l'aide d'une maryse.

Lorsque la pâte est formée, la verser sur le plan de travail, la rassembler en boule et la fraiser en l'écrasant avec la paume de la main 2 ou 3 fois.
Reformer une boule et diviser le pâton en deux portions égales.
Dans la première, ajouter la vanille et la cannelle et bien malaxer la pâte pour que le mélange soit homogène puis reformer une boule.
Dans la seconde, faire la même chose avec le cacao et le piment d'espelette.

Déposer une boule sur une feuille de papier sulfurisé et l'écraser en un carré grossier avec la main.
Déposer une nouvelle feuille de papier sulfurisé par dessus puis étaler au rouleau pour former un carré bien régulier de 18cm de côté sur environ 1cm d'épaisseur.

Faire de même avec la deuxième boule.

En utilisant une règle et un coupe-pâte ou un couteau très aiguisé, découper chaque carré de pâte en 9 bandes de 2cm de large.

Battre l'oeuf avec un peu d'eau et placer une feuille de film alimentaire sur le plan de travail.

Disposer 3 bandes de pâte sur le plan de travail couvert en alternant les couleurs (exemple 1 bande vanille entre 2 bandes chocolatées). Badigeonner d'oeuf battu le dessus et les interstices et "coller" les 3 bandes de pâtes en les pressant délicatement. Poser par-dessus cette première couche 3 autres bandes de pâte en inversant cette fois les couleurs de façon à former la trame d'un échiquier. "Coller" à l'oeuf battu et finir avec une troisième couche. Envelopper le boudin de pâte obtenu dans le film alimentaire en serrant un peu pour maintenir le tout. Placer au réfrigérateur 30 minutes ou au congélateur pendant 15 min.

Répéter l'opération avec le reste des bandes en inversant les couleurs (1 bande chocolatée entre 2 bandes vanille) et réserver au frais.

Préchauffer le four th 5-6 (170°C).

Garnir deux plaques à pâtisserie de papier sulfurisé.
Découper chaque "boudin" en tranches fines d'environ 0,5 cm en utilisant de préférence un coupe-pâte pour une découpe franche et nette. Déposer au fur et à mesure les sablés sur les plaques.
Enfourner et cuire environ 10 à 12 min (les sablés ne doivent pas dorer). Finir la cuisson en laissant les sablés sur la plaque 2 min hors du four puis les transvaser sur une grille pour refroidir.

Epater tous vos potes avec vos sablés trop classes :)

jeudi 11 octobre 2007

Empiler des trucs c'est rigolo ou Escalopines d'Espadon en étagères de Fenouil et Riz Vénéré

Mes vacances au Maroc furent catastrophiques.
Point d'inquiétude, je ne parle pas ici du point de vue strictement vacancier, touristique, dépaysant, chaleureux ou délassant de cette semaine d'escapade.
Non, à ce niveau là, c'était top.
Je parle du point de vue culinaire.
Et encore.
Non, le bon mot c'est "calorique".
Tout le problème de se retrouver au Maroc en plein Ramadan quand vous êtes une bonne petite occidentale parfaitement impie, c'est que vous, vous mangez normalement.
Et encore.
Jusque là ça pourrait aller.
Le vrai problème c'est de partager un bout de sa vie avec des vrais marocains.
Qui eux, évidemment, le font, le Ramadan.
Et qui, bien que vous ayez pris un petit déjeuner très consistant à base de Melouis divins imprégnés de miel, puis un déjeuner comportant généralement Pastilla ou Tajine et que vous vous apprétiez, aux alentours de 21h, à déguster un couscous maison préparé par la gentille cuisinière du riad que vous louez avec vos amis; bien que tout ça donc, ces marocains n'imagineraient pas de ne pas vous proposer de rompre le jeune avec eux aux alentours de 18h30. Et vous, forcément, vous n'imagineriez pas leur dire non.
C'est comme ça que vous vous retrouvez à faire 4 repas par jour, dont l'un est constitué de Harira bien épaisse et de pâtisseries tellement monstrueusement caloriques que mon petit livret WW en a fait une crise de combustion spontanée.
C'est comme ça que je suis rentrée du Maroc en ayant repris une part assez substantielle des kilos que je viens de mettre des mois d'effort et de sueur à perdre.
Bon, au moins, je me suis régalée, ça, y a pas de doute.

Mais je vous avoue qu'au retour, après ce grand lachage intensif, ça a été un peu dur de retrouver le goût de la cuisine légère.
Bon ok, devoir arrêter de respirer pour enfiler tous les pantalons taille 36 que j'ai acheté ces derniers temps a été d'une assez grande aide à l'auto-motivation.
Mais pour rompre la morosité du régime, le plus important, encore une fois, c'est de se surprendre.
De faire jouer son imagination.
De s'amuser en cuisine.

Voici donc ma dernière invention.

Escalopines d'Espadon en étagères de Fenouil et Riz Vénéré



Pour 2 pénitents essayant de reprendre goût au manger léger (5 points WW par personne):

- 2 pavés d'Espadon
- 1 beau bulbe de Fenouil
- 2 blancs de poireau
- 2 petits oignons sauciers ou 1 gros oignon jaune
- 60g de riz Vénéré
- 1cc de beurre à 41%
- 1CS d'huile d'olive
- 1cc de jus de citron
- 2 CC de thym séché
- sel, poivre

Préparer l'espadon :
Escaloper les pavés en les coupant en deux dans l'épaisseur.
Pour faciliter le boulot, je les mets un peu au congélateur, pour qu'ils soient plus faciles à découper.
Dans un petit bol, mélanger l'huile d'olive, le jus de citron et le thym. Poivrer à votre convenance.
A l'aide d'un pinceau, badigeonner légèrement les tranches d'espadon de ce mélange.
Réserver au frais jusqu'à la cuisson.

Emincer les oignons.
Laver et peler le fenouil, le hacher finement.
Faire de même avec les blancs de poireau.
Dans une casserole, faire fondre l'oignon émincé dans le beurre, sans laisser colorer.
Ajouter le fenouil et le poireau, bien mélanger. Saler, poivrer.
Couvrir et laisser mijoter à feu moyen en remuant de temps en temps, pendant 1/4 d'heure à 20 minutes.

Pendant ce temps, cuire le riz vénéré dans l'eau bouillante, suivant les indications du paquet, puis l'égoutter et le réserver.

Lorsque le mélange fenouil et poireau est bien tendre, faire chauffer une poêle à feu vif sans matière grasse.
Y jeter les tranches d'espadon quelques instants de chaque côté.
Il ne faut surtout pas trop le cuire !

Pour finir, dresser :
Poser un cercle dans une assiette, tapisser le fond de riz, déposer une tranche d'espadon, ajouter une couche de compotée de fenouil/poireau, et déposer enfin la deuxième tranche d'espadon.
Faire de même pour la deuxième assiette.

Déguster en se disant que non seulement c'est joli, mais qu'en plus c'est bon, et que pour couronner le tout c'est 100 fois moins gras qu'une pastilla.


jeudi 20 septembre 2007

Osons de nouveaux mélanges improbables ou Carpaccio de Saint-Jacques à la Grenade

N'allez pas croire que je délaisse ce blog.
Enfin plutôt si, croyez le, car c'est l'évidence même, mais bien malgré moi.
Beaucoup trop de travail et le temps de rien, même plus de cuisiner et encore moins celui d'imaginer de nouvelles recettes.
Et pourtant ce n'est pas l'envie et les idées qui manquent !
La plupart malheureusement me demanderaient un temps dont je ne dispose pas.
C'est d'ailleurs là que mon régime en prend un sacré coup, vu que je me nourris plus ou moins n'importe comment et surtout n'importe quand.

Heureusement, la conjonction d'un repas de Rosh Hachana et du détour d'une allée de supermarché m'ont donné une envie trop tentante pour ne pas prendre un peu de temps pour la réaliser.

Rosh Hachana, pour ceux d'entre vous qui ne le savent pas, c'est le nouvel an Juif, que nous avons célébré la semaine dernière.
Bien qu'absolument et farouchement athée, mes racines maternelles sont ancrées dans le judaïsme et c'est un peu pour partir à leur découverte que j'ai accepté une invitation à dîner pour fêter Rosh Hachana dans une famille très pratiquante de ma connaissance.
La coutume veut qu'à l'occasion de cette fête on déguste des mets doux et sucrés, pour appeler une nouvelle année douce comme le miel.
La grenade tient une bonne place parmi ces mets.
C'est donc à cette occasion que ce fruit doux et légèrement acidulé s'est rappelé à mon bon souvenir.
Le dégustant à la cuillère, je me suis promis de lui trouver une place dans une de mes prochaines recettes.

Quelques jours plus tard, accomplissant ma corvée Carrefourienne de remplissage du frigo, je me retrouve nez à nez avec un plein bac de grenades.
Me rappelant ma promesse, j'en enfourne prestement quelques unes dans mon caddy, tout en me demandant vaguement quand est-ce que je trouverais le temps de les cuisiner avant qu'elles ne périssent.

Et bien voilà, le temps est arrivé ce midi.
Enfin disons surtout que je me suis forcée à le prendre, d'abord pour ne pas laisser perdre les fruits, et ensuite parce que j'avais vraiment besoin de me vider la tête et que la cuisine est le meilleur relaxant que je connaisse.
Totalement au hasard, complètement à l'inspiration, parfaitement dans l'improvisation, j'ai mélangé les produits et les saveurs.
Le résultat ?
J'ai regretté de ne pas en avoir fait 2 ou 3 fois plus tellement ca m'a plut.
Alors voilà.

Carpaccio de Saint-Jacques à la Grenade



Pour 2 aventuriers du goût (2 points WW par personne) :

- 8 Noix de Saint-Jacques sans le corail
- 2 Grenades
- 1cc de poudre de gousses de vanille sucrées
- 1cc de jus de citron
- une pincée de fleur de sel de Guérande
- quelques feuilles de coriandre fraiche
- poivre

A l'aide d'un presse agrumes, presser délicatement les grenades. Il faut y aller doucement et patiemment pour ne pas trop malmener les graines.
Récupérer les graines et les réserver.
Verser le jus de grenade dans une petite casserole avec la poudre de vanille et le jus de citron. Porter à ébullution et laisser mijoter quelques minutes.
Laisser tiédir.

Nettoyer et sécher délicatement les noix puis les escaloper finement.
Les disposer à plat dans un plat un peu creux et les recouvrir du jus de grenade vanillé.
Saupoudrer de fleur de sel et poivrer légèrement.
Ajouter quelques graines de grenade.
Ciseler finement la coriandre et la répartir sur les noix.

Laisser mariner au moins une vingtaine de minutes.
Servir accompagné du reste des graines mélangées au reste du jus de grenade.

Note : J'ai utilisé de la poudre de gousses de vanille parce que je n'avais plus de vanille en gousse. Je pense qu'on peut tout aussi bien faire infuser une gousse fendue dans le jus de grenade additionné d'un peu de sucre en poudre ou de sucre vanillé. 

dimanche 2 septembre 2007

La cuisine c'est aussi du retro-engineering ou Poumpet de Mazamet

J'ai passé un gros paquet des vacances de mon enfance dans une ville du Tarn du nom de Mazamet, d'où ma maman tient son joli accent chantant.
Dans le Tarn, comme dans tous le Sud-Ouest globalement, on est pas en reste niveau cuisine.
Là-bas, 3 spécialités : La Méthode (une charcuterie bonne à se damner, grasse à en pleurer, à base de porc confit dans sa graisse), la Bougnette (un genre de boudin blanc aux herbes, trop bon) et enfin le Poumpet (prononcer "poumpète", un feuilleté au citron).

La recette du Poumpet est un secret bien gardé. Sur le marché de Mazamet, le meilleur Poumpet est vendu par un vieux paranoïaque persuadé que la CIA est à ses trousses pour lui piquer sa recette (je vous jure, c'est véridique). C'est d'ailleurs ce monsieur qui m'a raconté sa version de l'origine du nom "Poumpet".
Selon lui, à l'origine, cette pâtisserie était fabriquée avec de la graisse d'oie. Le gâteau était tellement gras qu'on picolait beaucoup pour le faire passer et qu'à la fin du repas tout le monde était "poumpet" (pompette, en patois local). Franchement, je ne saurais dire à quel point cette explication est véridique, mais comme j'adore ce genre d'histoire, je la colporte à coeur joie.
Toujours est-il que le Poumpet, le vrai de là-bas, pour choper la recette c'est la quête du Graal.
C'est là qu'intervient Gastounette, une copine du forum Supertoinette, mazametaine, qui a improvisé sa propre recette et me l'a gentiment donnée. Après un premier baptême du feu et une comparaison avec le Poumpet du marché de Mazamet, y a de l'idée mais c'est pas encore tout à fait ça.
Qu'à cela ne tienne, maintenant que j'avais la base, il suffisait d'imaginer ce qui manquait, de faire des essais et de trouver des cobayes.
Voilà comment j'ai retrouvé ce qui, à mon avis, et à celui des connaisseurs qui m'entourent, est LA recette idéale du Poumpet.
Et comme je suis partageuse, je vous la livre ici.
Essayez, vous verrez, c'est un délice et en plus c'est très joli, ça impressione toujours les invités.

Poumpet de Mazamet



Pour 6 gourmands citronnés :

- 2 pâtes feuilletées pur beurre toutes prêtes ou, si vous avez le courage, 500g de pâte feuilletée maison
- 1 citron et demi non traités
- 30g de sucre en poudre
- 20g de beurre
- 1cc + quelques gouttes d'arôme naturel de citron
- sucre glace pour la déco

Préchauffer le four à 210°C (th. 7) sur chaleur tournante.

Avec un économe, prélever les zestes de citron. Détailler les lamelles ainsi obtenues en tout petits dés.
Les mettre dans une casserole avec de l'eau froide à hauteur. Porter à ébullition, laisser bouillir 1 minute, égoutter.
Effectuer cette opération 3 fois en tout, elle permet de supprimer l'amertume des zestes.

Couvrir une dernière fois d'eau, juste à hauteur et remettre sur le feu avec 20g de sucre.
Porter et maintenir à petite ébullition en remuant de temps en temps avec une cuillère en bois, jusqu'à évaporation complète du liquide.
Lorsque toute l'eau s'est évaporée, les zestes doivent être complètement confits. Si ils sont encore un peu durs, remettre un peu d'eau et laisser à nouveau bouillir.
Ecraser grossièrement les zestes confits avec le bout de la cuillère en bois.
Hors du feu, ajouter les 20g de beurre, bien remuer pour le faire fondre.
Presser un citron et en ajouter le jus au mélange, ainsi qu'une cc d'arôme naturel de citron.
Bien mélanger.

Dérouler les pâtes feuilletées et les étirer un peu en les accolant, de façon à former un rectangle plus large que haut (ou étaler finement la pâte feuilletée maison en rectangle, sur une feuille de papier sulfurisé).
Diviser virtuellement le rectangle en 3, comme ceci :



Avec une cuillère à soupe ou en bois, prélever les zestes confits en les "essorant" sur le rebord du récipient pour éviter de prendre trop de liquide et les étaler dans la partie centrale de la pâte (numéro 1 sur le schéma).
Bien répartir sur toute la surface de la zone.
Replier ensuite la partie droite (numéro 2 sur le schéma) sur la partie centrale.
Vous vous retrouvez désormais avec le dos de la partie de droite devant vous. Avec un pinceau, le badigeonner généreusement d'une partie du mélange beurre / sucre / citron restant au fond de la casserole.
Replier enfin la partie de gauche (numéro 3 sur le schéma) sur le tout, en la tirant un peu pour pouvoir replier le bord droit sous le reste du gâteau (ça évitera que le feuilleté s'ouvre à la cuisson).
Rajouter quelques gouttes d'extrait de citron au mélange beurre / sucre / citron restant, en badigeonner le dessus du gâteau.
Saupoudrer sur toute la surface le restant du sucre en poudre.

Déposer le Poumpet sur une plaque à pâtisserie (en gardant le papier sulfurisé en dessous) et enfourner pour 18 à 20 minutes.
Il faut bien surveiller les dernières minutes de cuisson de façon à obtenir une belle couleur dorée. Si le Pumpet colore trop vite, le recouvrir d'une feuille d'aluminium.
A la sortie du four, éventuellement saupoudrer de sucre glace pour la déco.

Déguster froid ou à peine tiède.

Essayez ! Vous m'en direz des nouvelles :]

Du soleil pour l'apéro ou Cake aux olives, à la feta et aux poivrons

Oui bon c'est plus tellement la saison.
Quoique .. A Paris comme d'hab, l'été fini par se pointer au mois de Septembre, tout est normal.
Invitée hier à un "réveillon de rentrée" j'ai improvisé un petit quelque chose pour ne pas arriver les mains vides.
Le petit quelque chose en question ayant remporté un succès franc et massif, j'ai réédité l'opération pour un apéro ce soir.
Deuxième plébiscite, recette validée, que je vous livre donc.

Oubliez vos a prioris sur les cakes.
Celui-ci n'est ni bourratif ni sec et le mélange des saveurs devrait faire agréablement chanter vos papilles ...

Cake aux olives, à la feta et aux poivrons



Pour un moule à cake moyen :

- 2 oeufs
- 100g de farine
- 3/4 de sachet de levure chimique
- 8cl de lait demi-écrémé
- une capsule de filaments de safran
- 1cc rase de piment d'espelette
- 5cl d'huile d'olive
- 70g de gruyère râpé
- 2 poivrons rouges
- 100g de feta
- 35g d'olives noires à la grecque
- 1 pincée de sel
- 3 tours de moulin de poivre

Porter le lait à frémissement puis, hors du feu, y jeter les filaments de safran. Laisser infuser.
Faire bruler les poivrons sous le grill du four ou sur le gaz puis les peler et enlever les graines.
Couper les olives en deux, la feta en petits dés et les poivrons en fines lanières.

Préchauffer le four à 180°C (th. 6) à chaleur tournante.

Battre les oeufs, la farine et la levure.
Incorporer petit à petit le lait safrané puis l'huile d'olive.
Ajouter le sel, le poivre et le piment d'espelette. Bien mélanger.
Incorporer le gruyère rapé et à nouveau bien mélanger.
Jeter dans le mélange les olives, la feta et les poivrons.
Mélanger délicatement avec une maryse.

Verser la préparation dans un moule à cake (pas besoin de le graisser) et enfourner pour 45 minutes.
Vérifier la cuisson sur la fin. Il ne faut surtout pas que le cake cuise trop sinon il perdrait de son moelleux.
Ma technique : Je plonge un spaghetti cru au centre du cake, il faut qu'il ressorte à peine humidifié.

Démouler, contempler, laisser refroidir puis mettre au frais au moins 2h avant de servir.

mardi 28 août 2007

Il suffit de trouver la bonne source d'inspiration ou Risetto au Romarin, émulsion de Roquette au Parmesan

Vendredi dernier mon n'amoureux et moi avions quelque chose à célébrer.
Pour marquer le coup, je nous ai emmené dîner au restaurant de Cyril Lignac, chef télégénique s'il en est.
Pas déçue du voyage, la Flaoua.
De la mise en bouche au dessert, en passant par le pré-dessert et les petits pains, un festival de saveurs, tout en finesse, tout en savants mélanges.
Seul bémol à notre avis : l'ambiance sonore. Le parquet, c'est joli, mais quand la multitude de serveuses porte des talons, ca casse un peu le côté intime et cosy.
Bon, on leur a pardonné quand, alors que nous partions, on nous a offert un petit sac aux armes du restaurant "pour le petit déjeuner". Dedans une énorme part de cake au thé vert et aux fruits que nous avons effectivement dévoré au petit dej'. Une jolie façon de prolonger ce bon dîner.

En tout cas, la cuisine de Cyril Lignac ça donne envie de faire de la cuisine.
De cuisiner beau et bon, d'inventer, d'expérimenter.
Et justement, comme en accompagnement de mon poisson j'ai mangé un très savoureux risotto de pâtes (ou risetto) cuisiné façon paëlla, j'ai décidé de m'en inspirer pour un petit plat à ma façon.
Cuisiner autre chose que du riz en risotto, ce n'est pas une nouveauté. J'ai déja tenté le risotto de coquillettes, celui de quinoa et même de pommes de terre.
Mais là, la bonne idée tient dans le choix des pâtes.
Pour le reste, comme j'avais envie de cuisiner de la roquette, hop !

Risetto au Romarin, émulsion de Roquette au Parmesan



Pour 2 aventuriers du goût (6 points WW par personne) :

- 120g de pâtes avoine*
- 2 échalotes
- 1 gousse d'ail
- 1 CS de romarin séché
- 60 cl de bouillon de volaille tenu au chaud
- 2 belles poignées de roquette
- 2 CS de crème liquide à 3%
- 2 CS de parmesan rapé
- 1 CS d'huile d'olive

Porter 1/2 litre d'eau salée à ébullition.
Y jeter la roquette et laisser bouillir 1 minute. Rafraîchir immédiatement dans de l'eau glacée puis égouter.
Mettre la roquette dans le bol d'un blender ou d'un hachoir. Ajouter la crème liquide et le parmesan. Saler, poivrer.
Mixer le tout.
Réserver.

Emincer les échalotes.
Dans une cocotte, les faire suer dans l'huile d'olive avec la gousse d'ail.
Ajouter le romarin et les pâtes. Mélanger sans cesse avec une cuillère en bois pendant 2 minutes.
Couvrir juste à hauteur de bouillon de volaille et ajuster le feu pour maintenir une petite ébullition.
Laisser absorber en mélangeant assez fréquemment.
Rajouter du bouillon cuillère par cuillère jusqu'à ce que les pâtes soient cuites.

Juste avant de servir, verser l'émulsion de roquette dans le risetto et bien mélanger.
Décorer de quelques dés de tomate ou de poivron rouge.

Savourer !

*: Les pâtes "avoine" sont des petites pâtes qui rappellent un peu la forme d'un grain de riz. Ce sont des pâtes de Savoie, qu'on trouve facilement en supermarché.

Les miracles de mon pote Basile ou Pain de Campagne au levain liquide Kayser

Ca fait un bon moment que je vous ai pas parlé Boulange.
Pas que je ne fasse plus de pain, mais j'avoue que mes essais récents étaient assez peu esthétiques. Je suis arrivée à faire mentir je ne sais plus quel grand boulanger qui disait dans un de ses bouquins qu'un bon pain est forcément beau.
Mais ça fait aussi partie de la boulange. Apprendre, se tromper, faire des erreurs, expérimenter, apprivoiser.
Et à force de persévérance et de patience, paf, le petit miracle.
Et le compliment ultime : "On dirait qu'il vient de chez le boulanger".

Voilà donc enfin une recette parfaitement réussie et maitrisée, qui me donne l'occasion de vous présenter mon nouvel animal de compagnie : Basile.
Basile est un levain liquide Kayser et est né le 5 Août de cette année.
Voici une petite photo de Basile entrain de buller joyeusement dans son bocal :


Invitée à dîner hier soir chez mes parents, j'ai inconsidérément lancé la phrase "Ah ben je te ferai du pain tiens !" à ma maman.
Du coup, dos au mur, Basile et moi, il fallait qu'on assure.
J'ai décidé de me lancer dans la confection d'une Tourte de Meule, dont la recette me venait du livre "100% Pain - La saga du Pain" d'Eric Kayser.
Sauf qu'une fois lancée, je me suis rendue compte que je n'avais pas de farine T80, nécessaire à la recette.
Armée d'un courage sans pareil et d'une inconscience folle (changer les recettes de pain, c'est toujours délicat), j'ai décidé de la remplacer par de la farine bio complète aux 5 céréales.
On note que j'aurais pu tout simplement y mettre uniquement de la T65 mais comme je cherchais un rendu "pain de campagne" et donc une mie plus parfumée et dense, il fallait une farine plus complète.

Après beaucoup de travail et des tas d'inquiétudes j'ai eu le bonheur d'obtenir un résultat parfait. Enfin, presque parfait, il manquait 5 minutes de cuisson mais ça n'a vraiment rien enlevé à la qualité de ce pain, dont voici la recette.

Pain de Campagne au levain liquide Kayser



Pour une belle miche bien dorée, effet garanti sur vos convives :

- 400g de farine T65 Tradition*
- 100g de farine bio complète aux 5 céréales
- 350g d'eau de source à température ambiante (~ 20°C)
- 25g de fleur de sel de Guérande
- 100g de levain liquide à température ambiante
- 1g de levure sèche type Briochin

Dans le bol du robot, verser le levain liquide, puis l'eau et le sel.
Bien mélanger avec une spatule.
Ajouter les deux farines et la levure.
Pétrir au robot 5 minutes à puissance 1 puis 5 minutes supplémentaires à puissance 2.

Vous obtenez une pâte assez liquide et très collante, c'est normal.

Verser la pâte dans un grand saladier. Le plus pratique étant un récipient carré, vous pouvez même utiliser une bassine carrée.
Couvrir d'un linge humide et laisser reposer 10 minutes à température ambiante.

Il faut ensuite faire des rabats.
Comme la pâte a un très fort taux d'hydratation, on ne peut pas trop la pétrir.
La technique des rabats va permettre de lui donner de la force et d'y emmagasiner des bulles d'air.
Faire un rabat, cela consiste à soulever la pâte avec une spatule ou un coupe pâte, à l'étirer puis à la rabattre sur elle même.
On fait ensuite tourner le récipient d'un quart de tour et on recommence, et ainsi de suite jusqu'à avoir fait tout le tour de la pâte.
Comme c'est un geste technique assez dur à expliquer, voici une petite vidéo en provenance de chez Cuisine Facile montre très bien le geste :


Après avoir fait votre rabat, couvrir d'un linge humide et laisser reposer dans un endroit tiède (le four à peine préchauffé th.1 puis éteint par exemple) pendant 20 minutes.
L'opération rabat + 20 minutes de repos doit être effectuée 3 fois en tout.

Laisser ensuite reposer à nouveau la pâte couverte d'un linge humide dans un endroit tiède pendant 1h30.

A la fin du repos, donner un tour à la pâte :
La verser sur le plan de travail légèrement fariné, lui donner une vague forme de rectangle plus large que haut.
A l'aide d'une spatule ou d'un coupe pâte, étirer le côté droit du rectangle et le replier aux 1/3 du pâton.
Puis étirer le côté de gauche et en recouvrir l'intégralité du pâton.
Tourner la pâte d'1/4 de tour et renouveler l'opération.
C'est exactement le même geste que pour une pâte feuilletée sauf qu'on ne réétale pas la pâte ensuite.
Couvrir et laisser reposer 20 minutes.
L'opération tour + 20 minutes de repos doit être effectuée 3 fois en tout.

Lorsque les dernières 20 minutes de repos sont passées, bouler très légèrement le pâton puis le déposer, clé au dessus, dans un baneton en osier dont vous aurez fariné le tissu.
Laisser reposer 30 minutes.

Pendant ce temps, préchauffer le four à 240°C (th.8).
Voici ma technique de cuisson mais il vous faudra probablement l'adapter à votre propre four :
Je mets donc mon four sur th.8 en mode "grill ventilé". De cette façon, seule la résistance du haut chauffe et la ventilation permet tout de même de bien répartir la chaleur.
Je place la lèche-frite remplie d'eau à ras bord le plus haut possible dans le four, juste en dessous de la résistance. De cette façon, le pain sera protégé de la très grosse chaleur directe dégagée par la résistance.
Lorsque j'enfourne mon pain, je pose sa plaque de cuisson directement sur la sole du four.
En cours de cuisson, je vérifie qu'il reste bien de l'eau dans la lèche-frite, si ce n'est pas le cas, j'en remets et je referme le four très vite pour ne pas perdre la vapeur.

A la fin des 30 dernières minutes de repos, retourner le pâton sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé.
Fariner, puis pratiquer les grignes : Inciser le dessus du pâton avec une lame très coupante (un scalpel ou une lame de rasoir).
Les incisions doivent se pratiquer en biais, être assez profondes et faites d'un seul geste très rapide.
Ces incisions vont s'ouvrir pendant la cuisson.
Sur une miche comme celle ci, je pratique 4 incisions qui dessinent un carré.

Enfourner pour 40 à 45 minutes (bien surveiller la fin de la cuisson).

Lorsque le pain est cuit, le poser sur une grille pour que l'air circule bien pendant qu'il refroidit (c'est le ressuage).

Voici pour finir une photo de la mie.
La photo en elle même est assez moche (éclairage pourri) mais ça vous donnera une idée du résultat magnifique :


Et voilà, bonne boulange !

*: Pour trouver de la farine T65 Tradition, et si vous n'avez pas de minoterie à proximité, il vous suffit de dénicher dans votre quartier un boulanger qui fait de la baguette Tradition (c'est une appellation controlée), de vous armer de votre plus beau sourire et de lui demander s'il accepterait de vous vendre un peu de farine. Généralement, ça marche :)

vendredi 17 août 2007

Petit déjeuner express et déculpabilisé ou Scones légers aussi bons que des vrais

Je rentre de vacances.
Deux conséquences :
1) Le frigo est vide
2) Une montagne de boulot me dégringole dessus
Pour pallier à la conséquence numéro 1, il me faudrait organiser un raid vers mon Carrouf local. Sauf que la conséquence numéro 2 ne m'en laisse tout simplement pas le temps.
Vous me direz, l'Homme inventa le congélateur et les boites de conserve, et ça c'est plutôt bien.
Je vous répondrai que oui, et d'ailleurs c'est ce qui me sauve la vie depuis mon retour.
Sauf qu'au petit déjeuner, moi, j'aime bien avoir du pain. Or on a pas encore inventé le pain en conserve et je déteste le pain congelé.
Qu'à cela ne tienne.
Ce matin, le temps que mon café coule, j'ai improvisé une petite recette de scones allégés.

Scones légers aussi bons que des vrais



Pour 6 scones tout moelleux et même pas gras (1,5 point WW l'unité) :

- 125g de farine
- 20g de beurre à 41%
- 8 cl de lait
- 25 gouttes d'édulcorant liquide de cuisson
- 1/2 sachet de levure chimique
- 1 pincée de sel

Préchauffer le four à 220°C (th. 7/8) à chaleur tournante

Mélanger la farine, la levure et le sel.
Ramollir le beurre en le travaillant en pommade.
L'incorporer dans la farine en sablant légèrement.
Ajouter le lait et l'édulcorant. Mélanger avec une spatule puis pétrir avec les mains pendant 2 minutes, juste le temps d'obtenir une pâte souple.
Si elle est trop collante, ajouter un tout petit peu de farine.
Abaisser la pâte à la main sur un plan de travail légèrement fariné, sur une épaisseur d'environ 2 centimètres.
Découper des ronds d'environ 5 centimètres de diamètre à l'emporte pièce ou avec un verre.
Les déposer sur une plaque à pâtisserie recouverte de papier sulfurisé.
A l'aide d'un pinceau, badigeonner les scones d'un peu de lait.

Enfourner pour 12 minutes.

Déguster encore chauds avec un peu de confiture de mûres maison (ou de ce que vous voulez, je suis pas intégriste ;p)

mardi 7 août 2007

Du beau, du bon, du léger ou Saint Jacques sautées, poêlée de petits légumes aux herbes et purée au curry

Illustration parfaite de mon post précédent, voici mon menu de ce midi.
Des produits simples, des protéines, des vitamines, des féculents, des épices, des herbes aromatiques, juste ce qu'il faut de matière grasse, 25 minutes en cuisine, et le tour est joué.

Saint Jacques sautées, poêlée de petits légumes et purée au curry



Pour deux personnes qui aiment s'en mettre plein les mirettes en se remplissant l'estomac (5 points WW par personne):

- 240g de noix de Saint Jacques
- 1 poivron rouge
- 1 poivron jaune
- 1 courgette
- 8 petites carottes nouvelles
- 1 gros oignon
- 6 pommes de terre
- 1 cc de curry
- romarin
- sauge
- noix de muscade
- 2 cc de beurre à 41%
- 2 CS de crème fleurette à 3%


Peler les pommes de terre, les couper en morceaux et les faire cuire à l'eau ou à la vapeur 20 minutes.
Emincer finement l'oignon, couper les poivrons en petits cubes, peler et couper les carottes en rondelles.
Laver et couper la courgette en 8 dans le sens de la longueur (sans la peler) et détailler chaque tronçon en petits morceaux.
Escaloper les saint jacques.

Dans une poêle, mettre l'oignon a fondre à feux doux dans le beurre, sans le colorer.
Lorsqu'il commence à être bien tendre, ajouter le curry, remuer, et laisser cuire doucement encore quelques minutes.

Lorsque les pommes de terre sont cuites, les écraser à la fourchette, ajouter la crème liquide, saler, poivrer et donner quelques coups de rape sur la noix de muscade.
Mélanger, puis ajouter la fondue d'oignon au curry et mélanger à nouveau. Rectifier l'assaisonnement selon votre goût.

Jeter tous les légumes dans une poêle bien chaude au fond de laquelle vous aurez pulvérisé un voile d'huile d'olive.
Ajouter une bonne pincée de romarin, une autre de sauge, saler, poivrer.
Faire sauter à feu moyen quelques minutes (ne pas trop cuire les légumes pour leur garder leur croquant).

Dans la poêle qui a servi à faire la fondue d'oignon, jeter les saint jacques.
Les faire cuire à feu vif 1 minute maximum de chaque coté.
Saupoudrer de sauge.

Servir immédiatement.

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