Débuter en boulange, seule, un peu à l'aveuglette, c'est pas si simple.
On tatônne, on découvre, on fait des erreurs, on apprend.
On s'arrache les cheveux en se demandant pourquoi les belles grignes faites avec amour dans les pâtons des baguettes tradition ne développent qu'une fois sur deux.
On expérimente des tas de méthodes de cuisson différentes, à la recherche de la couleur parfaite, de la mie parfaite, de la croûte parfaite.
C'est compliqué et c'est génial.
Je l'ai déja dit, pour moi, avoir les mains dans la pâte, pétrir, faire mon propre pain, c'est du domaine du jouissif.

Evidemment, pour apprendre, on regarde beaucoup comment les autres font.
L'une de mes références, en pain, c'est un blog que je ne me lasse pas de lire et relire : Le Pétrin.
Non seulement il est bourré de recettes, mais en plus il est très bien illustré et, chose précieuse, sa propriétaire n'hésite pas à partager ses petits trucs et techniques particulières.

Hier, j'ai réalisé sa recette du Pan Marino, ou Pain au Romarin.
Je crois bien que c'est l'un des meilleurs pain que j'aie boulangé moi même depuis le début de ma culinopathie.
Il est parfumé à souhait, agréablement salé, la mie est dense et légère à la fois.

Un vrai régal.
Et en plus, qualité non négligeable à mes yeux, la pâte est extrêmement agréable à pétrir à la main.
Voici donc la recette, telle que présentée sur le Pétrin, je n'ai que légèrement modifié la quantité de romarin, parce que j'adore ça et divisé le reste des ingrédients par deux parce que je n'aurais pas su quoi faire avec tant de pain.

Pain au Romarin



Pour une belle miche de pain délicieusement aromatisé :

- 450g farine T65
- 2 cc levure sèche
- 10g sel
- 1CS généreuse de romarin séché
- 30g d'huile d'olive
- 120g d'eau
- 140g de lait
- Une pincée de fleur de sel

Dans un grand saladier, mélanger la farine avec la levure sèche instantanée puis ajouter le sel et le romarin.
Mélanger à la main ou avec une cuillère en bois puis creuser un puits: verser l'huile, l'eau et le lait et mélanger en partant du centre et en élargissant le mouvement vers les bords pour incorporer toute la farine.

Dès que la pâte commence à se rassembler en boule, la verser sur un plan de travail légèrement fariné et la pétrir 8 à 10 minutes jusqu'à ce que sa surface soit lisse, homogène et que des petites bulles commencent à apparaître en surface.
La pâte doit être souple, non collante et élastique.
Mettre la pâte dans un saladier légèrement huilé, couvrir avec du film alimentaire et laisser lever 1h30 environ (la pâte doit doubler de volume).

Dégazer doucement la pâte en appuyant dessus avec la paume de la main. Transvaser sur le plan de travail légèrement fariné sans le retravailler.
Façonner doucement la miche en une belle boule.

Déposer le pâton sur la plaque du four légèrement huilée ou garnie de papier sulfurisé, couvrir avec un linge et laisser lever 45 minute.


Pendant ce temps préchauffer le four à 230°C (th. 7-8) en prenant soin de disposer la lèchefrite tout en bas.

Lorsque le pâton a presque doublé de volume, inciser au centre en forme de *, saupoudrer de fleur de sel.
Jeter 2 gros glaçons ou de l'eau très froide sur la lèchefrite, et enfourner le pain.
Laisser cuire 10 minutes en refaisant un coup de buée à mi-cuisson, puis baisser le four à 200°C (th. 6-7) et laisser cuire encore 20 minutes.

Sortir du four et laisser refroidir sur une grille.

Aussi bon en accompagnement d'un repas salé que grillé le matin et trempé dans le bol du petit dej' (j'ai testé pour vous ;p).